30 juin 2006

Épilogue

Tout a commencé au mois d'août 2002. Je n'avais rien à foutre de ma peau et je cherchais un peu mon nombril (Dieu sait que je l'ai trouvé). Nadine, ma douce d'alors, m'avait botté les fesses pour que je commence à tenir un journal en ligne. "T'as du talent", qu'elle me disait, "mais t'es vraiment trop paresseux quand tu écris. Tu tombes toujours dans la facilité". Ça m’avait vraiment fait chier qu’elle me lance ça à la gueule comme ça mais je savais fort bien qu’elle avait raison. J'ai donc commencé à écrire sur le Web, ne sachant trop quoi dire (surtout que je ne parlais qu'à moi-même). Mais au moins, ça me permettait de travailler mon écriture.

Internet soufflait ses premiers soupirs de blogues. Il n'y avait pas vraiment de plateforme universelle connue du grand public à ce moment-là. Je tenais donc mon journal en ligne sur ma page web. C'était compliqué mais je ne publiais environ qu'une fois par semaine. De toute façon, je n'avais que 5 visiteurs par jour et je ne savais pas trop quoi raconter. Puis vint le temps des premières plateformes. Il y eut d'abord LiveJournal, endroit branché du Net où une petite communauté montréalaise y affichait ses couleurs. J'ai commencé à écrire de façon plus régulière parce que le fait que j'étais capable d'enligner trois mots sans faire de faute faisait flipper les filles. N'écoutant que mon courage et ma queue, je déménageai mes pénates sur LiveJournal puis, par la suite, sur DeadJournal, la plateforme rebelle, l'antithèse de LiveJournal. À cette époque, la blogosphère était minuscule mais les guerres de ruelles étaient déjà monnaie courante. Écoeuré de jouer à qui pisse le plus loin sur cette bébé-sphère, je déménageai de nouveau mon journal sur mon site web. Mon compteur avait grimpé en flèche et j'affichais alors un gros 15 lecteurs par jour. Wouhouhouhou (Zzzzz...). Par contre, le fait d'être obligé d'uploader des pages Web à chaque mise à jour rendait le jeu de mise en ligne vraiment chiant.

À ce moment-là, je pouvais compter sur mes doigts le nombre de mes lectures quotidiennes. Ma run à lait était composée de 3-4 jolies filles et de Christian Mistral. C'est alors que Christian déménagea ses meubles sur Blogger. Je trouvais l'idée de pouvoir mettre directement en ligne mes billets sans remanier mon site à chaque fois tout à fait géniale et je décidai d'y planter ma croix également. C'était en juin 2004. Et vous connaissez la suite...

Au fil des ans, il y a eu sur cet espace beaucoup de joies, de peines, d'amour, de déchirements, de bonheur, de cris et de grincements de dents. J'ai eu du plaisir mais j'ai aussi appris et évolué. Ce fut un roman mais ce fut aussi la vraie vie. Mais ce fut d'abord et avant tout un magnifique partage. Par contre, il est maintenant temps que j'aille voir ailleurs si j'y suis. Je crois avoir fait le tour. J'ai semé quelques cailloux ici et j'ai envie de les laisser pour quiconque passera dans les environs. Moi, je serai ailleurs. Peut-être y reviendrai-je un jour, peut-être pas. Une chose est sûre, ma place n'est plus ici. Merci à vous tous qui avez suivi mes folles péripéties tout au long de ces 4 années. Ce fut long et bon.

Mais je ne pourrais quand même pas vous tirer mon irrévérence sans vous laisser avec un tout petit dernier dipatisme. Voici donc l'échange dipatique entre la grenouille et le boeuf:

- Wribbit, y en a mare, ça suffit ! Je fly.
- Meuh, j'te cré pas. Ah la vache ! Tu te barres pour vrai ?
- Ouais, pis j'me barre avec un gros set de clés à part de ça !
- Ah ben ! En tout cas, tu reviendras nous dire un jour ouss t'es caché...

22 juin 2006

Nébulosité croissante

Ce matin, il fait gris charcoal et il pleut. Mon salon est plongé dans des demi-ténèbres de fin de journée mais il n'est que 8h30 du matin. Je souhaite seulement que le beau temps sera au rendez-vous pour les prochains jours. Demain, je serai à Tadoussac pour y zyeuter les auberges quétaines. Souhaitons que quelques cétacés seront de la partie. Puis, de samedi à lundi, je serai à Petite-Rivière-Saint-François pour glisser doucement sur le Saint-Laurent en kayak de mer. Formule ressourcement inclus.

Ce matin, il fait gris charcoal et il pleut. Mais pour les quatre prochains jours, je n'aurai pas de connexion Internet, pas de blogue à lire, pas de courriel à répondre, pas de spam de "pénis à élargir" ou de "Cialis pas cher à manger" à flusher mais surtout, je ferai une pause nécessaire pour savoir ce qu'il adviendra de ce blogue. Parce qu'entre vous et moi, depuis quelques semaines sur cet espace, il fait gris charcoal et il pleut.

20 juin 2006

19 juin 2006

Bonne fête des kessé ?

On revient d'une fin de semaine de camping. En fait, je devrais plutôt dire qu'on revient d'une soirée de camping. Samedi soir, cétait la fête des finissants de 6ième année de l'école de mon fils. Arghhh ! Le primaire est déjà fini. Me semble qu'il me manque une couple d'années dans la balance. Parfois, je trouve que la vie court plus vite que moi... M’enfin. On (les parents des élèves de 6ième) avait décidé de leur faire une petite surprise en organisant une fête des finissants au camping d'Oka: Baignade, souper, adoubement, remise de cadeaux. Plus tard, ce sont eux qui ont pris le relais pour fêter à leur goût: Courailler à travers l'herbe à puce, parader avec des colliers fluos dans les bois, faire peur aux filles dans le noir, conter des histoires salaces de pré-ados dans les tentes. La routine habituelle pré-pubaire quoi. Voilà une petite idée de ce que ça avait l'air:




De mon côté, je suis toujours incapable de dormir en camping. Je baigne dans des frissons froids toute la nuit parce que l'humidité des bois fait passer mon corps du chaud au froid constamment : Monte le sleeping, baisse le sleeping, monte le sleeping, baisse le sleeping… Je croyais m'en tirer cette fois-ci parce que je couchais dans un Westfalia. Ça n'a rien changé pantoute à mon sommeil à part le fait que j’ai envie de me procurer un Westfalia ! Anyway…

On revient donc hier soir et je suis totalement épuisé. Après avoir soupé, je me liquéfie devant l'ordi à parcourir vos vies à gauche et à droite sur la sphère. Et là, ça me saute en pleine face : Y a des souhaits aux pères partout sur le Web ! Merde, j'avais complètement oublié ! Je m'écris:

- Gabriel ?
- Oui ?
- Viens me voir deux secondes !
- Ok ! (Il s'approche)
- Sais-tu quelle date on est ?
- Euhhh, non...
- On est le 18 juin
- Ah bon...
- Ça te dit rien ?
- Oh merde, c'est la fête à ma mère ?
- Ben non, ta mère c'est le 21 juillet !!! (Hishhh !)
- Ah, ben je l'sais pas d'abord
- Qu'est-ce qui se passe le 3ième dimanche de juin ?
- ... (on entend les criquets dans sa tête)
- C'est la... ? La f... La fêêêê... ?
- La fffffête... des fffffinissants ? (qu'il me répond sur une petite voix nounoune)
- Ben non !!! C'est la Fête des pppppp.... ?
- Des Pppppp... ? Des Pères !!!! qu'il s'écrit tout joyeux. Bonne fête des Pères !!!........ J'peux tu retourner jouer au Nin là ?

Ahhh les ados ! Y en aura pas de facile...

15 juin 2006

Elle avec un grand F

Je la regarde aller, parfois espion, parfois espiègle. Je la vois s'approcher, d'abord hésitante puis de plus en plus confiante sur son chemin en rigoles. Je la remarque, rigolant justement de cette route qu'elle croyait parsemée de cailloux pointus alors que les galets ne sont que de minuscules monticules lisses et franchissables. Je la regarde se tenir debout, fière et resplendissante. J'aperçois sa merveilleuse grandeur d'âme, son incroyable sensibilité, sa si belle ouverture et je me trouve privilégié de la connaître. Je la vois devenir femme, Femme avec tous les grands F de la Terre et je la trouve magnifique. Pour ça et pour plein d'autres raisons, je souris, heureux, en me répètant encore une fois à quel point je suis chanceux qu'elle ait croisé le parcours de ma vie.

14 juin 2006

À vos crayons !

Vous connaissez le Journal Mir ? Pour cause de manque de fonds, Michel s'est Brûlé. Mais grâce à la contribution de l'équipe du Mir, Presse Publique naîtra de ses cendres (des cendres de Brûlé, ça tient la route). Comme le nom l'indique, Presse Publique sera.... publique. C'est à dire que ça sera à vous de noircir les pages de ce journal fait par et pour vous.

Vous avez toujours rêvé d'être chroniqueur ? Vous avez envie de participer ? Vous avez quelque chose à dire sur l'environnement, le monde, le cinéma, le sport ou vous avez tout simplement envie de chialer ? Alors cliquez ici ou sur le logo à droite et laissez libre cours à votre plume.

Cétacé les spectacles !

Vendredi le 23 juin, il y a les Breastfeeders et les Dale Hawerchuk qui seront en pesstak à côté de chez moi au Parc Molson, dans le cadre de la Fête Nationale. Mais moi, le 23 juin, je serai ici. Coudonc, on peut pas être partout à la fois. Allez donc leur dire bonjour de ma part.

Par contre, ce dimanche à 20 heures, coin Rachel et Saint-Laurent dans le cadre du festival Fringe Montréal, il y a Patrick Watson en spesskakle au Parc des Amériques et c'est gratuitement sans frais. Oui oui, gratos comme dans Doritos ! Et dimanche, je ne serai pas ici. Je vais donc gentiment aller lui dire bonjour de votre part. Hé qu'chu donc fin !

13 juin 2006

Question de jupons

En faisant ma run à lait matinale, je me suis arrêté chez elle et je me suis demandé comment les gens réagiraient si on inversait les rôles dans ses billets. Admettons qu'au lieu d'appartenir à une célibataire urbaine, ce blog serait la propriété d'un célibatair (pas de e, c'est au masculin) urbain qui raconterait ses péripéties de drague, ses histoires de cruise dans les bars, ses rencontre futiles sans lendemain avec l'équivalent d'une équipe de football de filles. Admettons qu'on y lise des choses comme celles-ci:

"La fille est cute mais elle est vraiment niaiseuse", "Au moins elle a des belles fesses", "J'ai joué un peu à l'agace-pissette avec elle", "J'hésite entre elle, elle pis elle", "J'ai tellement bu toute la soirée et je n'aurais pas dû parce qu'on a baisé toute la nuit mais elle est vraiment nulle", "Cette fille est tellement poche au lit", "C'est une vraie insignifiante", "Je l'ai plantée là parce que je m'emmerdais", etc... Dans la plume de la célibataire, ça peut avoir l'air rigolo. Mais comment est-ce que la gent féminine réagirait si un mec écrivait les mêmes choses ? Taxerait-on ce mec de macho provocateur, de coureur de jupons, de mysogine, de briseur de coeur et de chauvin fini ? Est-ce que notre perception des approches et des relations de couple est différente parce que c'est une fille qui les écrit ?

Le but de mon questionnement n'est pas de faire un jugement sur la valeur de son blog. On aime ou on n'aime pas. De mon côté, quoiqu'elle se retrouve dans mes liens, je trouve ses péripéties de moins en moins drôles et je la lis un peu comme on lirait un roman Arlequin rose nanane: On finit par être un peu incrédule en lisant ce genre d'histoires vides. Mais la vraie question que je pose est celle-ci: Si un gars créait un blog semblable, se ferait-il lapider sur la place publique ?

10 juin 2006

Mise-à-jour du vendredi

Un plancher de bois franc, faut laver ça plus qu'une fois par année.

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12ième avenue - Mont-Royal en vélo à la pluie, ça mouille en ta...

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Un temps de chiotte, c'est dur sur un festival extérieur.

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Jouer de la guitare avec un parapluie au-dessus de la tête, ça doit avoir l'air twit (d'où la raison pourquoi tous les shows sont annulés j'imagine).

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Des peintures dans la rue, ça part vite à l'eau.

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Un bar non-fumeur, c'est vide et weird.

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Un sourd-muet qui se parle en signes tout seul dans un autobus, c'est trop drôle.

8 juin 2006

Couraillage

Le Festival du couraillage à gauche pis à drette commence aujourd'hui. Woohoo ! Dans le coin droit, pesant pas ben ben pesant, Nuit Blanche sur Tableau Noir mettant en vedette Carl-Éric Hudon, Navet Confit, Pawa Up First, la LIMM et une couple d'autres qui me parlent un peu moins. Dans le coin gauche, pesant plusieurs livres de trop, les Francofolies mettant en vedette too many god damn artists (non ce n'est pas le nouveau nom de Prince) que je ne nommerai pas tous mais qui ne sont pas vraiment intéressants quand on s'attarde un peu à la grille. Bien sûr qu'il y a quelques spectacles qui valent le déplacement. On a qu'à penser à celui de Vincent Vallières, Dany Placard ou les Feeders qu'on attendait plus d'attendre. Mais c'est pas beaucoup comparé à l'année dernière où les Off-Francos se sont même éclipsés du portrait en laissant toute la lattitude au Festival qui faisait une place de choix à la scène émergente. Cette année, on cherche l'émergence. Youhou ? Hello ? L'avez-vous vu quelque part ? Pis à part de ça, on est tannés de toujours voir les mêmes faces année après année. Pis kessé ça Éric Lapointe en spectacle de clôture ? Ah oui, je comprends. Spectacle de clôture "frost" probablement...

Devinez donc où je vais être moi ce soir et demain ?