30 avril 2006

Moton

Malajube au Véro show, ça passait déjà croche. C'était un peu comme avaler une pomme de pin quand t'as une laryngite. Mettons que ça pique sur les bords de la gorge. Mais hier soir, confortablement assis sur le sofa, quelle ne fut pas ma surprise d'entendre une chanson (Mon plat favori) de leur dernier album dans une pub de Zellers. Là j'm'excuse mais, j'décroche !

29 avril 2006

Printemps vieillissant


J'habite tellement une rue de ptits vieux que, par chez nous, même les arbres sont incontinents.

27 avril 2006

Actualités

Une paire de jambes robotisées capables de monter et de descendre un escalier est inventée.
On appellerait cette dernière invention un escalier roulant.

Petite révolution dans le monde du bingo.
Un dentier vous sera maintenant gracieusement remis avec chaque carte achetée.

Cours d'histoire: Jean-Marc Fournier nie des changements majeurs.
Ce dernier aurait rétorqué: Québec... C'est pas un gros changement de supprimer un seul mot des livres d'histoire.

Lise Payette: Chat échaudé craint l'eau froide.
J'aurais plutôt dit gros matou dans l'eau chaude ou cachalot dans le bain mais bon...

Yves Séguin: Pauvre ou riche: comment le savoir?
Facile. À force de se tâter la poche, on finit par se la faire couper.

Ottawa: André Arthur accède au comité chargé de surveiller le CRTC!
Ostie, on est dans marde !

iCD: Lancement de Caroline Néron.
Semblerait qu'elle aurait atterri en plein face sur l'asphalte après son lancement ce qui lui aurait valu son nom de famille.

États-Unis: La dissolution de la FEMA recommandée
Après avoir malencontreusement fait fondre une jeune Iraquienne, Doublevé se serait exclamé: Ahhh, j'avais compris qu'on recommandait la dissolution de la FAME!

26 avril 2006

Dipatisme

Comme disent les acrobates du Cirque du Soleil, il est moins salissant d’entrer en piste que de pisser en transe.

25 avril 2006

Éclaircissements

Parce que j'ai l'impression d'avoir ouvert une canne de vers bien malgré moi, je vais élaborer un peu sur le "débat" qui trouble la blogosphère depuis le reportage d'Émilie Dubreuil de vendredi dernier.

Premièrement, je n'ai pas voulu en rajouter sur mon blog parce que pour moi, il n'y avait pas matière à débat. J'ai simplement exposé un sentiment. Mon billet ne visait personne en particulier et je ne traitais personne de pathétique ou de looser. Au contraire. J'ai été le premier à condamner quiconque voulait penser ainsi. Je vais donc reformuler ce que j'ai écrit:

Je ne crois pas que les gens qui tiennent un blog sont pathétiques. PERSONNE ! Oui, il y a parfois certains textes qui sont d'un pathétisme navrant mais ça ne veut pas dire que celui qui l'écrit l'est. Un blog N'EST PAS le reflet de la personne qui l'alimente. Je suis moi-même totalement pathétique dans certaines notes que j'écris. J'en suis bien conscient. Mais je ne me crois pas pathétique pour autant. Et je suis capable de voir la même chose chez les autres. De toute façon, qui suis-je pour juger de ce qui est bon, de ce qui est mauvais, de ce qui est génial ou de ce qui est pathétique ? J'suis crissement mal placé pour juger qui que ce soit. Je ne crois pas détenir la science infuse et je ne crois pas que vous la déteniez non plus.

Ce que je trouve dommage suite au reportage d'Émilie Dubreuil, c'est que l'on garde à l'esprit que les blogueurs sont des êtres pathétiques. Point ! Je trouvais regrettable qu'Émilie n'ait pas pris la peine de faire un contrepoids à tout ça, d'exposer l'autre côté du blog. C'est tout ! Parce qu'on en trouve des choses géniales sur la blogosphère aussi. Mais encore une fois, qui suis-je pour juger de ce qui est génial ?

En bout de ligne, je n'ai jamais voulu attaquer personne. Ni directement, ni indirectement. Mon texte pouvait peut-être porter à confusion parce que je n'ai pas la rigueur intellectuelle de m'expliquer durant des paragraphes. De toute façon, je suis un putain de paresseux littéraire. Je carbure à l'émotion et c'est exactement ce que j'ai fait vendredi dernier: J'ai garoché sur mon blog comment je me sentais suite à l'écoute du reportage. Il n'y avait aucune matière à débat. On parle ici de comment je me suis senti, moi, Patrick Dion. Personne d'autre.

Si vous vous êtes senti attaqué, j'en suis encore une fois désolé. Là n'était pas l'intention. Encore une fois je le répète. Je ne crois pas que personne soit pathétique à cause des textes qu'il écrit... Sauf peut-être lui !

(Hahaha, moissi j't'aime Pat)

23 avril 2006

J'ai mal à mon La mineur

Perdre une saison de Vivaldi
Mes doigts ne suivent plus les airs
Et j'examine la corne qui pousse
Face aux empreintes assassines
Digitalement absentes

Comme une étude de Carcassi
Un cri mortel à la Wagner
Vivre sur la corde du Si
J'ai trop mal à mon La mineur
Je ne suis plus en harmonie
Ne maîtrise plus aucun accord
L'orchestre a déserté la fosse
Mes notes résonnent bizarres et fausses
Suis seul au milieu de la scène
Solo étrange et trop obscène
Incline la tête
Ferme les lumières
Black-out

J'ai décroché le premier rôle
D'un opéra plutôt bouffon
À trop vouloir diapason
Mon coeur éclate en partitions
À trop désirer que tu m'aimes
J'ai entonné mon requiem

22 avril 2006

Où t'étais ?

Bon faut croire que je n'ai réussi qu'à faire miroiter le bon côté des blogs. Je savais ce qu'elle voulait que je lui crache en entrevue. Elle voulait que je lui parle de bitchage, de commérage, elle voulait du jus, elle voulait de la viande pour mettre autour de l'os. Je ne l'ai pas fait. Je n'ai pas embarqué dans son jeu. D'autres s'en sont chargés. Parce que ce n'est pas l'opinion que j'ai de la blogosphère. Je trouvais un peu étrange qu'elle me lance cette question à brûle-pourpoint aussi: Te trouves-tu pathétique de passer tant d'heures devant les blogs ? Elle n'a pas aimé ma réponse. Parce que non, je ne me trouve pas pathétique de vous lire et de vous donner la chance de vous exprimer par le biais de l'émission. Elle voulait que je lui réponde que j'étais un névrosé pathétique en manque d'amis mais ce n'est pas ce que je suis. Et je le répète: La blogosphère n'est pas un endroit rempli de loosers pathétiques. C'est sûr qu'il en existe mais comme n'importe où ailleurs, il y a du bon et il y a du mauvais. Faut savoir en prendre mais faut savoir aussi en laisser. Et c'est exactement ce que je lui ai dit. Alors non, je ne lui ai pas donné de détails scabreux et croustillant parce qu'à mon avis, le blog est avant tout un merveilleux mode d'expression, une zone où tous ont enfin droit de parole, une vitrine où tous ont finalement leur mot à dire. C'est entre autres ce que Mal de blog fait. Malheureusement, ce n'est pas ce que Rédio-Can voulait. Ça prend plus de sang et de sexe pour s'attirer ces cotes d'écoute tant voulues. La madame journaliste a quand même su trouver ce qu'elle cherchait ailleurs. Dommage... Parce qu'à mon avis, le goût laissé en bouche suite au reportage n'est pas représentatif de ce que la blogosphère est. Enfin, encore une fois, c'est juste mon avis. On sait tous que j'ai la fâcheuse habitude de voir du bon partout.

20 avril 2006

Autopromo

Votre humble serviteur et son Mal de blog feront partie d'un reportage d'Émilie Dubreuil sur la blogosphère à Macadam Tribus, demain soir (vendredi) à partir de 20 heures sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada au 95,1 FM ! Ne manquez pas ça, y risque d'y avoir plein d'autres tinamis que vous connaissez...

Autodestruction

Tu suicideras les longues heures
Un coup de couteau à l'abdomen
Un long râlement quittera ma bouche
M'enlever la vie tuer mon souffle
Non rien plus rien hors de ce gouffre

La noire nuit de tes questions
Assassinera puissant soleil
Tu compteras sur tous tes doigts
Tes doutes et tes incertitudes
Tu compteras sur tous les autres
Que pour te rendre jusqu’à l’aube

La lumière luit que pour le jour
La vie n'est faite pour la douleur
Ton coeur oublie toute la splendeur
Des ondes magiques au court passé
Car tu cours vite par en avant
Et tu fuis devant ces instants
Tu croiras craindre un jour mourir
Étouffée par tes questionnements
Pourtant tu sais que la panique
Celle qui t'empêche de respirer
Réside dans la crainte de vivre
Demeure dans la peur du néant

Alors j'fais quoi de mon côté ?
Je prends mes jambes à mon cou ?
Mais j’suis tanné de l’ostie d'fuite
Tanné de tout laisser tomber
Écoeuré d'investir le vide
Brûlé de m'autoconsumer

Alors j'fais quoi de mon côté ?
Je prends mes jambes à ton cou ?
T'insuffle mes consternations ?
Te viole de belles convictions ?
T'enlève pour un peu d'abandon ?
Ou me dirige vers la raison ?

Vouloir souffler Éole fou
Que tu vacilles dans mes tréfonds
Fasses confiance aux destinées
Et que tu laisses un peu aller
Faut bien me rendre à l'évidence
Le salut est dans la distance

19 avril 2006

18 avril 2006

Sur une mauvaise piste


La ville à vélo agréable ??? J'ai tu bien lu moi là ? Z'êtes-vous promené sur la piste cyclable sur Saint-Zotique entre Saint-Michel et Delorimier dernièrement ? C'est pas une piste cyclable, c'est une trail de motocross ! C'est pas une piste cyclable, c'est un putain de champ de mines ! On voyait presque les petits bras r'voler ! Y en a même un qui m'est atterri en plein dans le front (Ah non, y était déjà là lui). J'ai croisé un ptit vieux en vélo sur la piste cet après-midi. J'ai tout d'abord pensé qu'il avait la maladie de Parkinson quand on est arrivé au feu rouge jusqu'à ce que je me rende compte que ses dentiers tremblaient encore. J'me suis finalement aperçu que c'était moi qui soubresautait tout seul sur mon siège de vélo. Bon ok, j'exagère (Moi ???). J'ai pt'être pas croisé de ptit vieux tremblotant cet après-midi mais j'étais bel et bien sur mon vélo et sans blague, la piste cyclable est pratiquement impraticable (Hein ? Quoi ?). Alors si la tendance se maintient (Merci Bernard), je prévois changer mon vieux 10 vitesses Peugeot cheap pour un tank de l'armée américaine ou un véhicule tout-terrain à 4 roues motrices d'ici peu parce que mon cul ne tiendra pas plus la route que la roue arrière de mon vélo. Finalement, ceux qui ont opté pour l'achat d'un Hummer dernièrement n'étaient peut-être pas tant dans le champ que ça ? Ok non, sont caves pour vrai eux autres...

15 avril 2006

En haut puis en bas

J'ai les émotions en montagnes russes, j'ai les sentiments à fleur de peau. Je suis totalement irritable et impatient. Hypersensible. Je m'envole avec les ballons puis je vois le gouffre du haut des airs. Je grimpe aux rideaux à la moindre contradiction et je plonge dans l'abîme dès qu'il s'ouvre devant moi. J'ai des bouffées de chaleur qui implosent en moi. J'ai des frissons froids qui parcourent l'iceberg qui me sert de corps. J'ai la mâchoire en crispations et la tête en déraisons.

Pourtant, ce n'est qu'un putain de sevrage de nicotine parmi tant d'autres, un sevrage qui terminera sa course au bout de 3-4 jours. Fuck, les filles, comment vous faites ? Comment vous faites pour vivre ça une semaine par mois pendant 40 ans ?

Edit:
Les filles, un gars en SPM, vous seriez capables de vivre avec ça ?

Blogues Part II

Vous vous souvenez du délicieux et irrévérencieux Blogues (Dieu (ou quelqu'un de plus compétent) ait son âme) ? Hé bien, y a une nouvelle version toute fine pis toute gentille que vous pouvez retrouver direct ici. Ça s'appelle 10h51 sur l'horizon de la planisphère. On sait pas trop ce que ça veut dire mais c'est pas grave. Ça fait pas mal le tour des bloubs. La seule question que je me pose c'est: Au nombre de mots que tu dois taper dans une journée, as-tu une vie à part écrire tout ça ?

14 avril 2006

Pea brain

Elle te trahit et te met de côté. Tu t'effaces, amer et blessé et tu vas ronger ton frein dans ton coin. Tu n'y comprends rien encore une fois. Éternel recommencement que tu te dis… Pourquoi est-ce que tout le monde jette les relations comme on jette un vieux kleenex sale ?

Mais un jour vient où elle se rend compte de son erreur. Elle repense à l'amitié et à la complicité que vous aviez et elle te rappelle. Tu lui expliques que t'as eu de la peine, que t'as été blessé de la façon dont elle t'a flushé. Elle s'excuse et dit vouloir revivre cette amitié. T'es un peu con et t'acceptes sur-le-champ, content de penser retrouver cette complicité que vous aviez. Plusieurs jours passent et tu n'as toujours pas reçu de nouvelle. Tu jongles encore une fois avec toute cette histoire. Quand t'abandonnes finalement l'idée, elle donne de ses nouvelles. T'es encore fâché sur le coup et tu ne lui réponds pas. Tu laisses tout tomber. Qu’a mange d’la marde ! Tu te dis que quand on fait des choix, il faut inévitablement laisser quelque chose. Elle avait fait un choix, t'avait mis en plan froidement et elle doit maintenant l'assumer jusqu'au bout. Sauf que...

Sauf que j'ai une putain de mémoire déficiente. Parlez-en à mon amoureuse pour le fun. Je peux lui poser la même question 3-4 fois, assuré de ne pas connaître la réponse. Jusqu'à ce qu'elle ouvre la bouche et dise un mot. Et là, tout ce que je peux répondre est: "Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié" (Duh ! Pat, tu fais dur des fois)... J'ai donc une saloperie de mémoire courte. J'oublie les coups chiens, les trahisons, les abus de confiance. Je pense que mon coeur a appris, au fil des ans, à guérir vite vite vite. Ça me fait parfois chier mais j'ai énormément de difficulté à en vouloir à quelqu'un sur une longue période de temps. J'suis aussi bien de l'accepter parce que je suis de même ça a l'air. J'oublie tout en un rien de temps. Pouf ! Sorti de la tête (Pea brain !) ! Je ne suis donc pas rancunier pour cinq cennes et ne serai probablement jamais capable de l'être. Aussi bien en profiter… Alors si vous avez une envie folle d'abuser de quelqu’un, just take a number. Je mets ma tête en vacances perpétuelles.

Ou peut-être est-ce que j'aime juste trop le monde ? Peut-être est-ce que je crois qu'il y a du bon dans chacun de vous qui vaille la peine qu'on s'y arrête malgré tout ?

13 avril 2006

Jour 1 (encore)

La mâchoire crispée et le souffle court, toutes les planètes dans ma tête tournent autour du même point de chute. Non pas toutes. Par chance, il y a toujours un soleil qui se pointe le nez au travers mes nuages. Mais ce n'est pas de mon Soleil dont j'ai envie de parler mais bien de mes nuages.

Hé oui, je parle encore une fois de ces nuages de fumée incessants, ces futiles parcelles évanescentes d'univers dont j'essaie encore une fois de me purger. J'aurais donc dû écouter ma mère pis ne jamais commencer à fumer ! Lâche pas mon Pat, ce sont les trois premiers jours qui sont les plus durs et t’as déjà deux heures de faites (Aouch !!!) ! Pense à autre chose... Je sais pas moi, tiens, par exemple, va clopiner tout nu sur une patte en plein milieu de Jean-Talon en chantant "La ptite grenouille". Ah non, on peut les faire fumer ces affaires-là ! Arghhh...

12 avril 2006

Mardi et vendredi

Mardi et vendredi, c'est le jour des vidanges par chez nous. Mais le jour des vidanges, c'est aussi le nom du blogue du Monsieur de la Madame qui vient de s'y mettre. Courez-y, c'est à se pisser dessus.

C'est con les haïkus

Le printemps est là
Les bouses de vaches fondent
Merde que ça pue

10 avril 2006

la Vie la vie

- Pause -

J'suis plus capable d'arrêter. J'suis en train de me taper la première saison de la Vie la vie, sans pause publicitaire, sans arrêt sur images, sans respirer entre les dialogues. Après toutes ces années, ça n'a pas pris une ride. Réalisation époustouflante, magnifiquement joué, belle photographie, dialogues intelligents et plein d'humour. Je suis tout ému et j'sais pas pourquoi. J'ai les larmes qui me montent aux yeux sans arrêt, comme si je venais de retrouver un vieil ami longtemps perdu. J'me sens tellement niaiseux.

- Pause -

Comment tu fais pour te payer un loft pareil sur le Plateau quand tu travailles dans un club vidéo ? Me semble qu'y a quelque chose qui ne tient pas debout ici...

- Pause -

Ok, j'décroche un peu. La vie est pas drôle. Ça parle de maisons, de jobs, de bébés pis de chars. Oups, c'est plus du tout mon monde là. Est-ce que je me retrouvais réellement là-dedans ? Pourquoi est-ce que je me reconnais de moins en moins ? Est-ce que j'ai évolué au fil des ans ou est-ce que je dévolue (!) ?

- Pause -

La première fois où j'ai écouté cette série-là, je trouvais que Vincent, le personnage de Normand Daneau, était un terrible looser pathétique. Ironiquement, c'est le personnage le plus attachant aujourd'hui. Peut-être qu'à quelque part, il me fait penser à moi.

- Pause -

"Là, tu vas sortir d'ici, tu vas lui prendre la main pis tu vas laisser les choses aller. Tu plonges sans te demander où tu vas te retrouver pis ce que tu vas trouver au bout. On appelle ça vivre."

Et vlan dans la gueule...

- Pause -

Mais c'est toujours aussi rempli d'humanité...

- Pause -

Bon, le premier disque est terminé. M'en reste juste 5. Mais là, faut que j'y aille. L'épicerie m'attend. Parce que la Vie la vie, c'est dehors aussi.

Note: Oui je sais Groovy Babe, j'ai pas été capable de t'attendre.

9 avril 2006

Les visiteurs

Tu te liquéfies au sous-sol et comme un cave sur les coussins de tes pensées. Tu examines le temps qui passe dans les fondations de tes jours et tu te demandes d'où viennent toutes ces craquelures friables et fragiles.

On sonne à l'étage. C'est l'alarme qui te sort de ton impasse. Elle vient d'en haut. De très haut. Ta porte s'ébranle sûrement sur ses gonds pour ne pas que tu puisses en sortir. Tu te lèves, inconfortable et chancelant. Tu marches sur les oeufs de tes planchers qui craquent et jettes un oeil à l'extérieur lorsque les pentures de ta porte interne cessent de grincer. Un vent froid pénètre dans le vestibule de tes jours. La Peur et le Doute sont tes visiteurs. Tu les laisses entrer, insouciant, confiant et tu refermes la porte. Ils essuient leurs pieds boueux sur ta moquette d'entrée puis t'acculent soudainement et cruellement au pied de ton mur et de tes lamentations. Tu es sans posture devant l'imposture dans toute sa stature. Tu hésites, tu bafouilles, tu paniques, tu suffoques. D'un geste vif, tu ouvres de nouveau ta porte et pousses violemment tes visiteurs dans le coin de tes ruelles sombres. Tremblant, tu tires les rideaux aux fenêtres de tes certitudes. K-O, tu baisses la tête et t'aperçois que les pas sales et boueux de tes visiteurs se sont déjà incrustés dans ta demeure. Tu sais qu’ils sont là pour rester. Tu détournes la tête et tu cours vers tes profondeurs abyssales.

Il y a des fuites qui sont parfois instinctives.

Dipatisme

Comme le dirait les aborigènes d’Amérique Centrale, manger une fléchette empoisonnée dans le derrière, ça fait mal au curare.

7 avril 2006

Dipatisme

Comme le disent les soldats canadiens en mission en Afghanistan, c'est pas d'la tarte d'être victime d'un tir ami sous le nez.

5 avril 2006

Merci...

Je suis en retard de 45 minutes. Et dire que c'était supposé me prendre au maximum une heure selon "Tout azimuts", le calculateur de transport de la STM. Les transports en commun sont aussi fiables qu'une couche pour adultes en coton. Je mets les pieds dans l'hôpital. Je n'aime pas les hôpitaux. Il y flotte un parfum de mort qui vous colle au corps. Ça me fout la chienne à chaque fois. Je m'obstine 2 minutes avec un ascenseur qui monte et descend sans cesse sans vraiment vouloir me débarquer au 5ième étage tel que je lui demande. La porte s'ouvre finalement et je mets pied à terre. Je regarde devant moi où un panneau m'indique que la chambre 522 est à ma gauche. J'ai les tripes en bouillie, j'ai le coeur qui bat à tout rompre. Merde, qu'est-ce que je suis venu faire ici ? Qu'est-ce qui m'a pris de vouloir la rencontrer à ses derniers instants ? J'ai une subite envie de m'enfuir comme un lâche. Mais j'avance toujours. Je marche tranquillement le long de l'étroit corridor. Une enseigne m'indique que je suis dans la section des "Soins intensifs". Je me mets à penser que chaque pas que j'effectue en ces lieux me rapproche de la destinée finale de tous ces gens que j'aperçois. Je crois que c'est pour cette raison que les hôpitaux me donnent la chair de poule. Mon destin est inexorablement lié au leur par le simple fait que nous nous dirigeons tous au même endroit: Le vide.

Les passagers de ce couloir sans fin me dévisagent sans me sourire. Ils se questionnent: "Cet homme est-il ici pour moi ? Est-ce moi qu’il vient visiter ?" Je sens la solitude de leur être s'accrocher au moindre de mes battements de coeur. Mais je n'ose pas regarder ces visages pâles et meurtris d'humains sur leur dernier souffle. J'ai probablement peur qu'ils avalent la vie qui grouille en moi. Je suis vraiment con…

J'arrive enfin devant la porte numéro 522. J'aperçois une minuscule femme couchée sur le côté, face à une fille plus jeune qui me tourne le dos. Je reconnais la queue de cheval noire de Marie. Voilà, je suis au bon endroit. Je me sens aspiré à l'intérieur de la pièce. Marie se retourne et me gratifie d'un grand sourire. Oufff, ça fait du bien. J'ai l'impression qu'on vient de m'enlever mille kilos des épaules. À bien y penser, j'étais probablement moi-même plus lourd que le poids que je portais. J'excuse mon retard, malhabile, et m'approche du lit. On me fait les présentations. Je tire une chaise droite et m'assoie. Mon inconfort n’a aucun rapport avec la chaise sur laquelle je suis assis et doit se sentir sur tous les corridors de tous les étages de l'édifice. Je balbutie un peu et évite de dire des conneries. C’est tellement mon genre de me foutre le pied dans la bouche. Puis je me calme et on commence à parler, de tout, de rien, d'elle-même, des autres, de départs et d'arrivées, de regrets et de remords, de la mort mais surtout de la vie. Je perçois en cette toute petite femme une immense force et un courage grandiose. Elle sait ce qu'elle va traverser d'ici quelques jours mais rien n'y paraît. Elle goûte les derniers instants de vie qu'on lui laisse. Le temps s'écoule, trop vite, toujours trop vite. Puis je dois quitter. Elle se lève et vient m'embrasser me remerciant d'être venu lui dire au revoir. Je ne sais pas quoi dire. J’ai le goût de la prendre dans mes bras mais j’ai peur de la casser. Les seuls mots qui réussissent à sortir de ma bouche sont "Bon voyage". Connard.

Je quitte l'hôpital un peu ébranlé mais pas vraiment triste. La vie était trop belle dans ses yeux. Puis me viennent à l'esprit les mots que j'aurais dû dire:

- Non Hélène, ne me remercie pas. Merci à toi pour ce que tu m'as apporté aujourd'hui. Mon histoire est différente de la tienne. Je ne suis pas malade, je ne vais pas mourir. Mais j'ai été traité comme un faible bien souvent dans ma vie. Par contre, je sais maintenant qu'il y a dans les faibles les plus grandes forces. Aujourd’hui, je me sens encore plus fort. Et c’est grâce à toi.

4 avril 2006

Du temps qui passe

Il y a un an, pratiquement jour pour jour, j'étais ici... Presqu'heureux et ici:


Tant d'eau s'est écoulé sous les ponts depuis un an. Je suis passé par toute la gamme possible des émotions durant cette dernière année. La peur, le doute, la tristesse, la douleur... Mais au détour, il y avait aussi l'espoir, la certitude, la joie puis finalement l'amour.

Un an plus tard, ma vie a basculé. Mon pseudo-confort a été bouleversé, ma locomotive, que dis-je, mon train fou a pris une nouvelle et magnifique voie. J'aperçois de superbes nouveaux paysages qui défilent en beauté éclatante sous mes yeux. Un an plus tard, c'est ici que j'ai envie d'aller:


J'ai appris bien des choses au fil du sable qui coule toujours trop vite dans le sablier. Mais je sais surtout ceci:

Un voyage c'est bien, mais à deux c'est encore mieux !

2 avril 2006

A star is born (fontaine)

On parle de Mal de blog ! drette ici ! C'est vraiment l'fun !

Dipatisme

Si tu portes un couteau religieux à la ceinture, est-ce que c’est dangereux que tu t'accroches le zouizoui avec pis kirpan dans le vide ?