31 mars 2006

Nouvelle rubrique

Je me ferai probablement fusiller sur la place publique mais ça serait pas la première fois hein ? Mettons que je suis pas mal visé par de gros fusils dernièrement. Mais bon, les guns étant pas mon fort, on va laisser tomber la violence gratuite. Tout ça pour vous dire que je vais créer une nouvelle rubrique intitulée: C'est con les haïkus. Je vous entends déjà chialer. Hey Dion ! La poésie japonaise est ancienne, imagée, simple et efficace et bla bla bla et Zzzzzzzzz... Mais moi, je trouve ça Simplet et Dormeur (mais pas Prof) les haïkus. Si vous ne savez pas ce qu'est un haïku, sachez qu'il s'agit de vers en forme 5 - 7 - 5 qui doivent faire référence à la nature ou aux saisons. En gros, c'est à peu près ça. Ne reculant devant aucun obstacle, je vous offre ici mon premier haïku:

Un deux trois minous
Quatre minous patat'poil
Minou maudit cave

(Admettons qu'il y a une saison des patates)

J'suis sûr que vous êtes capables de faire mieux. Allez-y donc d'haïkus de votre propre cru. Vous allez voir, ça peut être vachement rigolo.

30 mars 2006

Angoisse

Je déteste cette putain d'insécurité qui m'angoisse, m’intoxique anonyme les tripes. Elle s'immisce sournoisement et s'insère dans mes viscères sans s'annoncer. Elle gruge, tranquillement, perfidement. Et je me mal. Oui je me mal, trop peu à l'aise et très à l'envers. Elle me coupe l'appétit, le souffle et aussi la tête. Elle fait tambouriner mon coeur dans sa cage, affolé. Elle me chavire, m'empêche de raisonner clairement mais mes pensées courent quand même en panique dans tous les sens sans s'arrêter. Puis elle s'installe, parasite, confortablement inconfortante dans mon ventre. Incapable de mettre le doigt sur le mal qui me ronge, j'erre dans une auto-thérapie déconstruite. Et je n'y comprends rien. Je sais que j'ai peur. Mais de quoi ?

28 mars 2006

Question existentielle

Quand Roméo sérénada Juliette sur son balcon, peut-être essayait-il tout simplement d'épater la galerie ?

27 mars 2006

Dipatisme (replay)

Dans le voyage de ta vie, l'amour ne devrait pas être ta destination mais bien ta valise.

24 mars 2006

Dipatisme

Prenez et mangez-en tous, ceci est mon cor livré pour vous.

*Le pied de Jésus

21 mars 2006

J'ai la langue à la mode

Y a eu les pantalons pattes d'éléphant, y a eu les coupes Longueuil, y a eu les jeans qui te squeezaient le paquet à te rendre stérile et y a eu les camaros rouges décapotables avec le Frankie goes to Hollywood dans l'tapis. Tout finit par suivre une mode et fait son temps. De nos jours, il y a la mode des mots. Autant retrouve-t-on les Cool-Yo-Man-Full-Chill-Pas-Rapp dans la bouche de nos ados Cool-Yo-Man-Full-Chill-Pas-Rapp qu'on retrouve le même phénomène chez les intellos. Le mot à la mode ces temps-ci est dichotomie. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être ce mot fait-il jouir le palais et la langue de certains. Allez savoir (mais non, n'y allez pas pour vrai). On retrouve ce mot partout dernièrement: Dans les débats des chroniqueurs, dans la prose des blogueurs, sur les lèvres moustachues des professeurs de philo et sur les lèvres presqu'aussi moustachues des matantes bibliothécaires. Dichotomie... On dirait presqu'une opération consistant à l'ablation d'une partie génitale quelconque, un dill pickle par exemple. Ne reculant devant rien, je vous offre ici la définition du mot dichotomie selon le Trésor de la langue française:

Dichotomie: Division d'un concept en deux autres concepts qui sont généralement contraires et qui recouvrent toute l'extension du premier.

Simple non ? Euhhh, ouin, mettons... Si vous n'y avez rien pigé, vous n'êtes probablement pas les seuls. Voici donc, en grande primeur, la définition du mot dichotomie selon le Dipatisme 101:

Dichotomie: Mot compliqué ayant pour but de mélanger le lecteur dans la compréhension d'un texte. Ex. litt.: On ne dit pas "Je n'ai rien compris à la dichotomie de ce que tu avances". On dit plutôt "Si t'as rien compris de ce que je raconte, je t'invite à te mettre le nez dans le dico Tommy".

Voilà, un autre mystère de la langue française d'éclaircissue...

20 mars 2006

Hallucination auditive ?

J'ai toujours trempé dans l'univers de la musique. J'écoute de la musique comme je bois de l'eau. Et j'en bois de tous les genres et de toutes les saveurs. De l'eau de source à de l'eau de fruits et pourquoi pas à de l'eau de bouette. Je suis un caméléon musical. Je peux passer du black métal à Mozart back à back (Ou Bach à Bach, c'est comme vous voulez). Parfois, mes oreilles hallucinent aussi. Je crois alors entendre une toune que je connais pour ensuite m'apercevoir que je suis complètement dans le champ (comme le bonheur). Je me dis alors qu'il doit y avoir erreur sur la personne, sur la voix ou sur l'instrument. J'hallucine des croisements génétiques musicaux. Le cerveau bourdonne et se met tranquillement en branle: Où est-ce que j'ai entendu cette toune avant ? Pourquoi est-ce que ces notes me disent quelque chose ? Puis on se rend compte que la chanson en question est calquée sur une autre qui n'a aucun rapport, qu'elle semble être copiée sur une toune qui a bercé tes temps fous de sexe, de drogue et de roche et roule. N'allez pas croire que je crie au plagiat (bien que ça arrive) mais pas dans ce cas-ci. On reconnaît certaines notes, certains rythmes, certaines intonations, certaines saveurs mais on ne parle pas de copie identique.

Je me balladais sur Beaubien avec Fancy claps de Wolf Parade dans les oreilles. Voici le début de la chanson en question:



J'étais sûr d'avoir entendu cette toune-là avant ! Mais où ? La mémoire est une faculté qui oublie tout comme la médecine est une faculté..... de médecine. Puis ça m'a fessé en pleine gueule comme un printemps au mois de mars. J'avais déjà entendu ces notes-là drette ici:



Ben oui, c'est Hells Bells d'ACDC. Bon ok, je sais, c'est juste un La mineur pis c'est peut-être un peu tiré par les cheveux (pas les miens) mais bon, c'est quand même un peu weird.

Parfois je me dis qu'avec le peu de notes disponibles dans une gamme, on finira bien par faire le tour de toutes les mélodies inimaginables et possibles un moment donné. Mathématiquement, est-ce que ça se peut ?

17 mars 2006

À voir !

Déniché sur le blog de Nicolas Langelier, un lien sur ce documentaire relatant les invraissemblances de l'attentat du 11 septembre sur les tours du WTC. Si vous avez une heure et vingt minutes à tuer (!!!) et une connexion haute vitesse, je vous suggère fortement d'aller visionner ça.

16 mars 2006

Printemps


Noir et brun sur ton fond gris. Une vieille photo défraîchie au pôle nord de tes jours. Mais tu ne croules plus sous le poids de tes hivers trop longs car tu crois maintenant aux rêves flamboyants de tes printemps. Glisse imperceptible. Coule tranquille le bonheur de tes saisons qui revivent. Fiat Lux ! Porte tes bras au ciel. Tout est à portée lorsqu’on voyage en suspension. Sens la lumière t'atteindre de son souffle court. Perçois la chaleur de sa caresse ensevelissant tes morts lentes jusqu'à ton prochain automne.

5 mars 2006

Le Q dans le sable !

Bon, dans moins de 12 heures j'aurai le cul (in) confortablement assis dans un coucou en tôle. Vous allez donc être épargnés de mes niaiseries pendant quelques jours.

Je serai de retour mercredi le 15 mars. D'ici là, gelez-vous pas trop les couilles si vous en avez.

Absence

Je goûte les heures encore chaud sous ton voile
Les délices sucrés de ta magnifique présence
Ces sourires évadés de voleur en cavale
Je scellerai dans mon coeur cette courte abstinence
Traînerai ton regard dans un sac à mon dos
Rêverai de tes lèvres et reboirai de ton eau
Dormirai contre toi et ton ombre sous la peau
Reviendrai au printemps et vivrai à nouveau

Dipatisme

À force de traiter les islamistes de radicaux libres, faut pas s'étonner qu'ils soient devenus anti-occidents

1 mars 2006

X.

Il était une fois (en fait il était probablement pas de fois du tout puisque c'est un conte), un méchant prince qui s'appelait Xavier (vous l'aurez deviné, le prince était alcoolique et nous préserverons donc, à l'instar de la F. de cette histoire, son identité). X. était donc un homme détestable. Il faisait vraiment chier son peuple (d'où l'expression "faire chier le peuple"). Personne ne l'aimait car il ne se prenait vraiment pas pour de la marde (vous remarquerez ici l'utilisation du caca en abondance). X., n'avait aucun respect pour les citoyens de sa contrée. C'était un être orgueilleux, nombriliste (il avait un faible pour Britney Spears et les camisoles bédaines), égoïste et mesquin (à ne pas confondre avec mesclun qui est plutôt un mélange de laitues (et toi, cher lecteur, l'ai-tu (es) ... laitues... bon ok, passons) ?)). Un beau jour (oui je sais, il est possible aussi qu'il pleuvassa (remarquez ici l'utilisation du passé simple, langue couramment utilisée en médiévalité (oui je sais que je viens d'inventer un mot mais c'est mon histoire alors faites pas chier (surabondance du caca)))). Un beau jour donc (hey, recommencez pas là), X. se promenait au Lac des Cygnes (c'était un lac pour sourds et muets) faisant face au Château (en fait, le lac ne pouvait pas faire face au château puisque s'il avait été à la verticale, il se serait vidé par terre). Notre prince avait une peur bleue de l'eau (elle devait être glacée) car il ne savait pas nager. Il se promenait donc craintivement quand il eut une vision. Une fée lui apparût sous les yeux. Incrédule, X. se frotta vigoureusement les yeux pour se convaincre qu'il n'avait pas la berlue (en fait, c'est plutôt l'herpès qu'il avait mais on en a rien à foutre dans cette histoire). La fée lâcha un cri de douleur car le prince l'avait frottée trop fort puisqu'elle était sous ses yeux. La fée jura (ostie de câlisse de tabarnac, c'est pas joli dans la bouche d'une fée) de le lui faire payer (ça va être huit dollars et trente-sept s'il-vous-plaît monsieur le prince) mais elle se retint (c'était une fée clochette). Le prince lui ordonna sur-le-champ (ou face au lac) d'exaucer immédiatement le moindre de ses voeux (on remarque ici l'emploi du mot voeux qui, à l'origine, était plutôt "exaucer ses veaux" (on utilisait alors cette expression pour signifier que les fermiers de la contrée se soulageaient sexuellement dans leurs vaches durant les années de vaches maigres (qui produisaient le lait en poudre))). La fée, éberluée à son tour (mais elle n'avait pas l'herpès), joua le jeu (je crois que c'était au Twister mais je n'en suis point sûr (notons encore une fois la médiévalité (hey !!!) de la phrase)). Elle lui demanda donc candidement (Au pays, de Candy, comme dans tous les pays, on s'amuse on pleure on rit, il y a les méchants et les gentils (oups pardon, relents de jeunesse)):

- Mon bon prince, mais quel voeu pourrais-je bien exaucer pour un homme comblé tel que vous ?
- Trêve de sottises, Fée (Dunaway), j'ai tout ce que je désire. Je n'ai qu'à claquer des doigts (c'était un danseur de claquettes hors-pair (ou dans-impair, ce qui est plus ou moins la même chose)) pour obtenir ce que je veux. Par contre, j'ai une peur atroce de l'eau de ce lac. Je pourrais y être poussé par un paysan en vache maigre (voilà...) et m'y noyer. Je désire donc savoir nager.

La fée rigola un bon coup (hi ! (il n'y en avait qu'un)), sorti sa baguette magique (elle était française et la sortit donc de sous son aisselle) et prononça l'incantation suivante:

- nsdkjp ekjhe; as, mgoihgha^plorj; slkepo, askjhjk likwef; ^w`kfe (pardonnez-moi, je ne peux traduire car je ne parle pas fée)

Un nuage de fumée envahit l'espace puis, nous entendîmes un plouc retentissant (non ce n'est pas X. que nous entendîmes bien qu'il fût un plouc). Notre prince se ramassa cul par-dessus tête (vous pouvez facilement vous imaginer que le cul par-dessus la tête peut être une position assez inconfortable, surtout pour la tête en question) à l'eau. X. coula à pic (Nic devait être en vacances) jusqu'au fond (car c'était difficile de couler à pic jusqu'à la surface). Pris de panique, X. se débattit au fond de l'eau. Il crût qu'il se noyait jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que deux pinces lui avaient poussé au bout des bras. Étonné, il regarda ses jambes et vit que ceux-ci avaient été transformés en 8 petites pattes et qu'une carapace avait remplacé tout son corps. La fée l'avait métamorphosé en crustacé !!! Le prince versa une chaude larme de dépit (ce qui, dans l'eau froide, fit de la boucane). Il jura (ostie de câlisse de tabarnac, c'est pas joli dans la bouche d'un prince) d'être gentil et aimable jusqu'à la fin de ses jours. Mais il était trop tard (il était déjà 22 heures). Depuis ce jour, dans la contrée, on parle de lui comme du prince X. est crabe.