30 septembre 2005

Deux gars

Deux gars éméchés, ça peut être moron...

Deux gars éméchés qui se parlent, ça peut être pathétique...

Deux gars éméchés qui se parlent de leurs amours déchus, de leurs rêves, de leurs sincérité et de leurs hypersensibilité, ça peut être touchant en crisse.

Bon retour dans ta tanière mon Cognote™ ! Prends soin de toi...

29 septembre 2005

Statistiquement parlant

Selon le plus récent recensement, la population du Canada a augmenté en 2004. Nous sommes maintenant plus de 32 millions d'habitants à partager le territoire. C'est une augmentation de plus de 10% par rapport au dernier recensement. Ce qui ressort surtout de l'étude, c'est que la croissance démographique du Québec ne se situe qu'à 5%. À l'opposé, la population de l'Alberta et du Nunavut ont fait un bon prodigieux de 17%. La conclusion est bien simple à mon avis: On s'emmerde tellement à l'ouest qu'on passe son temps à baiser. Quant au Grand Nord, il est évident qu'il doit y avoir une quantité incroyable de nounes à voûte de disponibles.

28 septembre 2005

Souffre-douleur

J'ai toujours prêché de ne pas faire aux autres ce que je n'aimerais pas qu'on me fasse. Pour moi le respect des autres est primordial mais je pense que vous le savez déjà tous. J'ai toujours été le souffre-douleur étant jeune. J'ai fait rire de moi, je me suis fait traiter de gros, de fif, de faible, de "Miss Tapette", je me suis fait cracher à la gueule, pousser dans les casiers, j'ai mangé des coups tous plus chiens les uns que les autres. Je me suis même déjà fait écraser des cigarettes dans la main, c'est peu dire.

Ceci étant dit et bien que je persiste à croire que tout le monde a le droit d'écrire ce qu'ils désirent sur leur espace virtuel, je n'endosse pas le fait de noter publiquement les performances sexuelles et/ou physiques et/ou intellectuelles de leurs amis, amants, amoureux, conjoints, parents, chats, chiens, perruches ou tondeuses à gazon. Il est évident que je n'aimerais pas retrouver ma trace dans un texte où je serais noté sur une quelconque échelle, sauf sur une échelle de pompier ! Voilà !

27 septembre 2005

Du respect !

Je l'ai toujours dit et je le répète une fois de plus: Il est du droit fondamental de tout auteur d'écrire ce qu'il lui plait de la façon qu'il lui plait. De plus, il est du droit fondamental de chaque lecteur de lire ce qu'il veut, de ne pas lire ce qu'il ne veut pas, d'aimer un texte ou de le détester. Il est également permis à tous et chacun d'émettre son opinion, qu'elle soit bonne ou mauvaise. De toute façon, qui sommes-nous pour juger et surtout condamner l'opinion d'autrui ? Qui prétend détenir à lui seul LA vérité ? Si je n'aime pas quelque chose, j'ai le droit de le dire, de l'écrire, de le beugler, de le hurler. Et si j'aime quelque chose, j'ai tout à fait les mêmes droits ! C’est ça la liberté d’expression !

Ceci étant dit, peu importe les opinions formulées, celles-ci doivent se faire dans le respect de tous et chacun. Il existe des façons de s'exprimer qui sont adultes, réfléchies et matures. Je n'aime pas le texte de quelqu'un ? Soit ! J'ai le droit de le dire ! Mais je n'irai pas traiter quelqu'un de grosse salope finie ou de gros cave débile parce que je ne partage pas ses opinions ! Il est possible de créer un débat d'idées de façon intelligente et adulte, sans verser dans les insultes personnelles ou injustifiées.

Vous n’aimez pas ma façon d’écrire ? Vous détestez ma façon de voir les choses et de les exprimer ? Vous en avez tout à fait le droit ! Vous avez une envie folle de m’envoyer chier pour ce que j’ai exprimé sur la place publique en tout respect de chacun ? Je vous en donne le droit également ! Mais il existe des façons de le faire ! Par courriel par exemple. D’étendre et salir la réputation de quelqu’un sur la place publique ou d’attendre à la sortie des classes pour lui péter la gueule, c’est à la maternelle qu’on fait ça !

26 septembre 2005

Raie ponce

Party de sous-sol de langues brunes
Party de caves en pathétie
Ronflantes convoitises diurnes
Lichage de cul en harmonie

Joueurs à l'âge mental absurde
À calculer racine carré
À crosser vos esprits nocturnes
Vous avez l'air désespérés

Gargarisés de vos espoirs
Du ridicule de vos échanges
À vous branler dans le miroir
Je sors pour vous ma longue phalange

Lichez lichez croyez-vous Maîtres
Mettez-vous donc sur votre trente-six
À orgasmer vos petits Narcisses
Celui qui tire la plus longue pisse

Râpeuse la langue misérable
Douce telle grossier papier de sable
À irriter le cul de certains
À faire baîller fibreux matins

25 septembre 2005

Du bonheur (suite)

Note: Ce billet a été écrit hier soir immédiatement à ma sortie du film les Poupées Russes...

J'arrive du cinoche. Suis allé voir les Poupées Russes de Cédric Klapisch. Moments de bonheur intense, moments d'extase. Ce film parle d'une façon vraie et intelligente de notre quête profonde, de cette recherche universelle qu'est l'amour, l'amour qui nous tient tous en vie. L'histoire dépeint de façon si réaliste les hauts et les bas que nous traversons pour trouver l'amour, le vrai. Mais le but de ce billet n'est pas de vous vanter les mérites du film. Courez le voir ! Vous ne le regretterez pas. C'est tout ce que je peux vous dire.

Mais en ce moment, j'ai surtout envie de partager le trop plein de bonheur que je ressens. Ça me déborde par tous les pores de la peau. Je ne peux pas tout garder ça en-dedans de moi, faut que ça sorte. Je voulais vous parler du bonheur que j'ai vécu en voyant ce film. Mais je sais fort bien que ce billet est en train de se transmuter dans ma tête, de glisser vers un tout autre territoire. Parce que je ne peux pas m'empêcher de parler de MA recherche d'amour. Parce que c'est sur ça que le film porte ! Oui j'ai trippé ! Autant que la fois où j'ai vu l'Auberge Espagnole. Oui j'avais envie de grimper sur le dossier de mon siège et d'applaudir à tout rompre durant toute la projection, transporté par la magie des images, par la justesse du scénario et de la réalisation, par le jeu magnifique et poignant de tous. Oui j'ai ri, tellement. Oui j'ai pleuré, silencieusement. Parce que tous ces sentiments amers et ces instants de bonheur vécus il y a de cela si peu de temps me remontaient sans cesse à la gorge.

Mais il y surtout ce sentiment si magnifiquement mis en images quand Romain Duris sait qu'il a enfin trouvé Celle avec un C majuscule, Elle avec un E majuscule. Crisse que c'est venu me chercher au fond des tripes. Quand il sait, dans un éclair de lucidité, qu'elle est Elle, ça m'a complètement chamboulé, transpercé... Un coup d'épée au coeur ! Tchinggg ! Un coup de poing en pleine gueule ! Pafff ! Oui !!!! C'est ÇA que je veux ! Je veux cet instant de lucidité, ce moment magique où on sait ! JE VEUX SAVOIR ! Je sais que c'est possible ! Je sais que ça se peut ! Et je ne me satisferai de rien d'autre. Fuck les étincelles qui font pouitchhhh ! Fuck les pétards mouillés qui n'explosent jamais en un feu incroyable ! Je n'en veux pas de ça ! Je veux du vrai ! Du Vrai avec un V majuscule !

Et il y a cette phrase de Romain Duris, à la toute fin du film qui m'a tellement interpelée: "Les filles que l'on rencontre dans la vie sont comme des poupées russes. On ne peut pas s'empêcher de les ouvrir une à une pour voir celle qui se cache en-dessous. Jusqu'à temps qu'on découvre la toute petite dernière, LA bonne !" Cette phrase est tellement venue me chercher... Parce que oui, j'ai peur ! J'ai parfois tellement peur ! Mais faut se lancer dans la gueule du loup, encore et encore, quitte à avoir mal une fois de plus, quitte à se faire blesser de nouveau. Parce qu'un jour, on finit par trouver notre petite dernière poupée russe. Oui je risque de me planter. Parce que je ne sais pas quand ça arrivera. Oui je risque d'avoir mal ou même d'en faire. Mais un jour, j'en suis sûr, ça arrivera.

24 septembre 2005

Dipatisme

Une chose que j'ai appris dans la vie, c'est qu'on ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre, le pis de la vache pis le cul de la fermière. Quelqu'un connait une fermière autre que celle des tourtières ?

23 septembre 2005

De la mort

J'ai toujours eu une peur atroce de mourir. En fait, je n'ai pas seulement peur de mourir. J'ai également l'effroyable peur de mourir terrassé d'une crise cardiaque alors que je ne m'y attends pas. Ouais ouais, je sais. Vous allez me dire que personne ne s'y attend lorsqu'ils sont frappés d'une crise de coeur mais c'est mon histoire alors, mêlez-vous donc d'vos affaires !

J'avais 26 ans la première fois que j'ai vécu une crise d'angoisse doublée d'une crise d'hyperventilation. Je me rappelle exactement ce qui s'est passé cette nuit-là. Je me revois, couché sur le dos, dans mon lit, la mère de mon fils couchée à mes côtés. Je cherchais éperdument mon souffle, mon coeur faisait du 200 à l'heure, c'était complètement mongol (oui oui, comme moi). J'avais des sueurs froides, des picotements au bras. J'étais vraiment certain d'être sur le point de crever d'une crise cardiaque fatale ! J'ai tenté de combattre ces deux crises simultanées du mieux que j'ai pu. J'ai dû me battre durant près de deux heures, couché dans mon lit, complètement paniqué, à tenter de respirer comme une bonne femme qui accouche ! Encore aujourd'hui, je ne sais pas exactement ce qui a déclenché ces crises ! J'ai longtemps pensé que la raison était que j'étais sur le point de devenir père. La mère de Gabriel était enceinte de plusieurs mois déjà. Mais avec le recul, je crois plutôt que mon corps était en train de me dire: "Qu'est-ce que tu fous là sale con dans cette vie de merde dont tu ne veux pas !" Mais j'en suis pas trop sûr. Disons qu'effectivement, ma vie personnelle, professionnelle et familiale était vraiment merdique à ce moment-là. Mais bon, allez savoir (ben non, allez-y pas pour vrai, c'est une façon de parler). La crise a finalement atteint son paroxysme au bout de deux heures et j'ai cru que ça y était. Puis à la minute où j'ai laissé aller, à l'instant-même où je me suis dit: "Ben coudonc mon gars, c'est à soir que tu y restes", au moment où j'ai accepté l’idée que je pouvais mourir, je me suis endormi comme un bébé...

J'ai vécu ces crises sur une période d'environ 5-6 ans. Même après avoir mis un pied dans ma "nouvelle vie", les crises persistaient. Elles étaient moins fortes, certes, mais elles venaient tout de même me visiter à l'occasion (et elles cognaient jamais avant d'entrer, la gang de mal-élevées). Je me rappelle les soirées où j'avais la tête appuyée sur les cuisses de Nadine à me faire masser le coco des heures pour me calmer. Pauvre elle, ce qu'elle en a bavé de mes tumultes. Je devais avoir l'air ridicule à cet âge, fragile comme un enfant qui aurait vécu un choc ou un traumatisme quelconque (une première peine d'amour, un bobo sur le genou, une crotte de nez récalcitrante collée au bout des doigts).

Aujourd’hui, les crises sont disparues. J'ai encore parfois de la difficulté à gérer les périodes de stress intense et je le ressens toujours un peu physiquement. Par contre, les douleurs se sont estompées. Dieu (oui oui, ou quelqu'un de plus compétent) merci, je n'ai jamais été aussi en forme de ma vie. La natation et une saine alimentation me gardent dans une forme resplendissante. Mon cholestérol et mon hypertension sont maintenant sous contrôle. J'me sens vraiment top shape, king of the world, Chantal Petitclerc sous l'acide !

Mais ai-je besoin de vous dire que dès que je ressens un petit pincement dans la poitrine, dès que j'ai un minuscule picotement dans le bras, je panique comme un Louisianais qui ne sait pas nager ?

21 septembre 2005

Noir de père en fils

Mercredi dernier, c'était la première rencontre des parents à l'école de mon fils. Pour l'occasion, les enfants devaient faire une surprise à leurs parents en leur composant un poème dont le thème était "Hier soir, j'ai fait un rêve fantastique". Voici ce qu'ont donné les vers de mon fils:

Hier soir
J'ai fait un rêve fantastique

Des licornes dorées gardaient
Le grand temple de Dieu
Où on m'a emprisonné
Pour l'éternité

Hier soir
J'ai fait un rêve
Que personne ne voudrait vivre
Ou même encore rêver


Oufff ! Ça troue le cul d'un père de lire des éléments de noirceur dans la plume de son enfant. Il y avait trop de similitudes paternelles, j'en étais complètement retourné ! J'étais à me remettre de mon K-O émotif quand son professeur demanda aux parents de griffoner une réponse en vers à leurs enfants. La mienne est sortie spontanément:

Petit bout d'homme
Petit miroir de ton père
Ricanant
À pelleter de la noirceur
Pour mieux voir jaillir la lumière

Éclate un bout de ciel
Et fais ton propre soleil
Mais saches au creux de ton âme
À travers plaines et montagnes
À paver immuable ton destin
Te tiendrai toujours la main


Je n'aurais jamais pu imaginer que nous pouvions être si semblables l'un et l'autre. En tout cas, pas de la plume ! Surtout que je n'ai jamais écrit de poésie en sa présence. Surtout qu'il n'a jamais vraiment lu les vers que je compose ou autres textes du même genre. Surtout qu'en sa présence, je broie rarement du noir. Mais d'où viennent ces similitudes ? Comment ai-je pu faire pour déteindre de la sorte sur ses mots ?

Tant de lumière et de lucidité dans un petit homme de 11 ans. Ça fait peur et ça nous ramène les pieds sur terre dans le temps de crier "Noirceur" !

19 septembre 2005

Tristesse et détresse

De non-dits
De censure
De baumes
De morsures
D'écroulements
D'épuisements
De paroles et d'images

Le vide de ma vie
Crie plus fort que moi
Et hurle mon trépas
Annonçant le croque-mort
Qui marche vers moi
Vêtu du manteau de ma solitude
Le bruit effraie le bonheur
Ne pensez-vous pas ?
Il serait grandement l’heure
Que je ferme ma gueule
M'en diras tant
Mendiera temps

Tic tic tic tic
Tic tic tic
Tic tic
Tic

D'ailleurs
L'entendez-vous le temps ?
D'ici
Sonner le néant
Trou noir qui vacille
Et voyez-vous cette aiguille ?
Qui recule moqueuse
À l'ère
De mon être meurtri
Aux vêpres
De mon coeur aigri

Mais ne le dites à personne
Que je ne suis qu'une bombe
À retardement
Que je ne suis qu'un monstre
Aux dés ambulants
Mais il est trop tard
Car mon corps cafard
Avale de pâles paysages
Et vomit de sombres naufrages

Mais maintenant échoué
Nu sans but sans bouée
Je beugle du vide
Dans un ciel morbide
Je tourne les talons
Rentre dans ma maison
Irai trancher mes déveines
Pour étouffer ma peine

Dipatisme

Comme disait si bien Brigitte Bardot: I really need to phoque !

16 septembre 2005

La commune de la douzième (suite)

Toc Toc

- Entre ! (Tiens, la porte était pas ouverte)
- Allo ?
- Salut Suzanne ! Rentre ! On est dans la cuisine (Elle est déjà dans la cuisine). Comment ça j'savais que c'était toi ?
- Hmmm, ça sent bon ! C'est quoi ?
- Ah c'est juste un poulet barbecue
- Hmmm, en tout cas, ça sent bon !
- Ben merci !
- Jérémie est où ? (C'est son fils)
- Y a quitté le pays...
- Huh...
- Ben non y a fugué
- ...
- Ben non, j'te niaise. Il s'est fait recruter par l'armée américaine
- .....
- Ok, il est dans la chambre de Gab
- Ah ben ! Y est drôle lui ! Tout seul ?
- Ouais il joue au Gamecube
- (Elle se tourne la tête et s'écrie): JÉRÉMIE !!! Faut que tu descendes en bas là, ton ami Zac va arriver pis y pensera pas à sonner en haut...

On entend au loin (genre 10 pieds max)

- J'ARRIVE !!!

Elle se tourne de nouveau vers moi

- J't'ai dis que ça sentait bon ? Y a du miel là-dedans ?
- Nope, juste du poulet pis du barbecue
- Hmmm...
- ...
- En passant, je reste toute la fin de semaine à la maison. Fak si tu veux sortir demain soir, y a pas de problème ! Vas-y fort ! J'm'occupe de tout !
- Wow, c'est ben gentil ça ! J'dis pas non !............ Tu veux du poulet ?

Je l'aime ma commune. Astheure, faut juste que j'me trouve quelque chose à faire demain soir !

15 septembre 2005

Ondée

Soleils et pluies
Fin d'étés gris
Survie et sursis
Frissons d'eau
Passent les badauds
Fuck les numéros
Un ou mille
Crissement futile
Tombe endolori
Au plancher de la vie
Assassiner la douleur
Ressusciter la couleur
Martèlent de chocs
De gouttes mortes et froides
Tornades et torpeurs
Averses et noyades

14 septembre 2005

Dipatisme

Un picnic sur le bord d'un barrage en Nouvelle-Orléans: Digue et dîne man !

13 septembre 2005

Too many god damn questions...

Vous êtes-vous déjà posé la question à savoir si vous étiez heureux ? Et là je ne parle pas d'avoir eu un clignement de lucidité pendant quelques secondes parce que l'eau de votre bain était à la bonne température, parce que l’orgasme que vous veniez d’avoir était écoeurant ou parce que votre enfant vous a embrassé le bout du nez. Je parle ici de prendre le temps, de marquer une pause dans votre vie trépidante pour y réfléchir vraiment. De vous accorder quelques instants de grande conscience à vous demander si vous l'êtes profondément, intrinsèquement. Allez-y, j'vais vous attendre……. Bon, c'est fait ? La réponse fait parfois peur hein ? Alors, vous vous êtes demandé ce que vous pourriez changer dans votre vie aujourd'hui-même pour le devenir ? Pas vraiment non ? C'est ce que je croyais... Pourquoi hésite-t-on toujours à poser ces gestes-charnières quand nous sommes conscients des chemins à prendre pour être heureux ? Pourquoi avons-nous toujours tellement peur d'affronter ces points tournants dans notre vie ?...

Et moi là-dedans ? Qu'est-ce que j'en fais de cette prise de conscience ?

Je ne peux pas dire que je sois complètement heureux. Oui, je vis parfois des moments d'extase, des étincelles grandioses parsemés d'instants de vie plus ternes. Mais pourquoi ai-je fréquemment cette impression qu'il y a un gros vide dans ma vie, peu importe les petites joies qui y pullulent occasionnellement ? Et pourquoi ai-je tant de difficulté à combler ce vide même en m'y appliquant du mieux que je peux, avec toutes les connaissances que j'ai de moi-même ? Assurément, je pourrais pointer du doigt, blâmer plein de choses pour ce trou béant à l'intérieur de moi. Je pourrais facilement mettre tout ça sur le dos de mon boulot de merde ou de mes histoires d'amour qui finissent toutes par chier. Mais si ça venait de plus loin que de la surface ? Si je grattais le bobo juste un peu plus ? Comme tout le monde j'ai ce besoin criant d'amour qui m'anime, cette nécessité de donner, de recevoir, de partager tout ce surplus d'amour, de tendresse et de caresses qui explose en moi. Je sais que je ressens un manque ces temps-ci. Mais est-ce que mon malaise ne serait pas enfoui encore plus profondément à l'intérieur de moi ? D'où vient ce sentiment qui me submerge si souvent ? Est-ce que j'utilise l'amour comme un tampon de ouate sur une déchirure qui fait trop mal ? Pourquoi suis-je conscient de ce qui m'a tant blessé dans mes années d'enfance et que ça ne m'aide en rien d'en connaître les origines ? Et pourquoi toutes ces foutues questions ? Ça serait tellement plus simple d'être un imbécile heureux parfois !

En bout de ligne, la seule chose que je sais vraiment, c'est qu'on fait du mieux qu'on peut avec ce qu'on a. Et c'est mieux que de ne rien faire du tout.

12 septembre 2005

Assis-toué d'ssus pis tourne !

J'ai un nouveau compteur vraiment trop génial sur mon blog. J'obtiens plein de nouveaux renseignements auxquels je n'avais pas accès auparavant avec Xiti. Une de ces nouveautés, par exemple, est qu'il m'est maintenant possible de connaître la provenance (adresse IP, ville d'origine) des recherches par mots-clés ! Trop cool non ?

Ben vous savez quoi ? Toutes, et je dis bien TOUTES les recherches par les phrases "Comment sodomiser", "Comment bien sodomiser" ou encore "Sodomise-moi Gertrude" (bon ok, celle-ci était peut-être une fabulation) et autres pâles copies du genre proviennent toutes sans exception de ???? de ???? Houuuuuu, suspense !!! Z'êtes proches... oui, vous chauffez, vous chauffez... ouiiiiiiiii.... de la France !!!!!!! Oh les enculés !!!

10 septembre 2005

La folle au rang

- Monsieur ? Monsieur ?

J'arrête au coin de la rue et pivote sur moi-même.

- Oui ?

- Excusez-moi ! C'est vous Patrick Dion ?

- Euhhh, oui ?...

- Bonjour, je suis la mère d'Ines ! Je voudrais vous féliciter pour ce que vous faites. Depuis que j'ai connu votre station, je n'écoute plus du tout l'autre poste, vous savez, 107,5 ou quelque chose du genre, Cité Rock Détente... J'adore votre station, c'est très alternatif et très éclectique et l'aiguille de mon poste de radio ne bouge plus jamais ! En tout cas, je voulais vous dire que vous faites très bien ce que vous faites, que j'aime beaucoup et je voulais vous remercier...

- (Wow !!!) Merci beaucoup madame ! C'est très gentil à vous. Vous savez, j'ai fait tourner Ines parce que j'ai eu un immense coup de foudre pour sa voix. La première fois que je l'ai entendue, je suis tombé sous le charme ! Mais je vous remercie grandement et je suis bien heureux de constater que la station touche de plus en plus de gens...

...

J'arrive du spectacle de Mimosa's Club dans le cadre du concert bénéfice de Santropol Roulant, organisme communautaire d'entraide pour gens dans le besoin. Je n'ai pas besoin de vous dire que j'ai été totalement envoûté par le spectacle d'Ines Talbi. Non mais, quel voix ! Quel charisme ! Quel présence... Je suis vraiment sous le charme de cette voix et de ces chansons complètement disjonctées ! Merci énormément Ines pour ce spectacle. C'est malheureux que ça ait été si court. J'ai bien hâte d'entendre ton album complet et de te voir en spectacle dans une salle un peu plus intime.

Quand à vous tous, restez au courant de ses dates de spectacle en allant visiter son blog ici-même ! Vous pouvez également (quand le site fonctionne, bien entendu) entendre sa magnifique voix et ses chansons complètement allumées ici ! Vous aussi tomberez sous le charme et serez totalement envoûtés par sa merveilleuse folie contagieuse...

Perte d'habitude croissante

Mon fils est parti chez sa mère hier soir. Ma voisine a quitté vers d'autres contrées tôt ce matin. C'est le calme plat chez moi. Il n'y a aucun bruit dans l'appartement à part mes doigts qui trottent sur le clavier, aucun son errant dans mon antre à part le réfrigérateur qui ronronne solitairement dans la cuisine et le son de mes draps qui flottent dans la brise froide d'un matin calme de septembre. Je tourne en rond...

9 septembre 2005

Long dipatisme

La réceptionniste se lime les ongles. Je passe devant son bureau et la dévisage. Elle me sourit, regarde ses doigts et continue à s'exécuter.

Moi: Là t'as vraiment l'air d'une réceptionniste typique !
Elle, les yeux baissés, visiblement gênée: Euhhh, j'ai un ongle cassé, faut que je le coupe !
Moi: Et moi, si je me casse la tête, qu'est-ce qu'y faut que je fasse ?
Elle: ...

Ok, ma gueule !

7 septembre 2005

La vie au bas de l'échelle

Z'avez vu l'annonce-choc du dossier que le journal La Presse consacrera à son cahier spécial du weekend prochain ? "La vie au bas de l'échelle" en sera le titre. Dans la pub télévisée, on y voit une jeune femme d'environ 30 ans qui explique qu'elle se fait espionner par des caméras de surveillance à son travail, qu'elle est dans l'obligation de dénoncer ses collègues de travail fautifs sous peine de perdre son emploi et que même si elle travaille 70 heures par semaine à laver de la vaisselle, elle n'arrive tout simplement pas à boucler son budget à la fin du mois.

Mes félicitations au journal La Presse (et à la firme de publicité) pour la pub-choc. Mais je voudrais par-dessus tout souhaiter la bienvenue dans le monde réel à ceux qui scandent à tous vents que "Quand on veut, on peut" et "On a ce qu'on mérite dans la vie". Quel magnifique coup de pied au cul bien ciblé de ceux qui l'ont béni !

Il y a des gens qui n'ont pas demandé la malchance qui leur enfonce la tête sous l'eau et la boue, des êtres humains, comme vous et moi (oui oui, vous aussi) qui en arrachent avec la vie. La pauvreté engendre la pauvreté et s'en sortir n'est pas donné à tous. Vous êtes gâtés par la vie ? Avez-vous déjà pensé que vous n'étiez peut-être que chanceux ? Il est temps de se réveiller ! La vie n'est pas facile et rose pour tout le monde ! La prochaine fois, avant de juger votre voisin sur sa condition, pensez donc que c'est vous-même qui pourriez être là. Vous avez la merde collé au cul ? Dites merci à la vie. La chance, c'est pas donné à tous !

5 septembre 2005

La commune de la douzième

J'habite le deuxième étage d'un duplex où c'est le free for all constant. La porte d'en avant est toujours barrée, soit ! Par contre, la porte qui donne chez ma voisine d'en bas est pratiquement toujours ouverte. On y entre comme dans une fille en manque (dans l'appartement, pas dans la voisine). Ma voisine, qui est ma propriétaire de surcroît a un nain qui a l'âge de mon fils. Ce matin, vers 8 heures, on cogne à la porte. Personnellement, je suis dans un état trop comateux et suis dans l'impossibilité de lever ne serait-ce que le petit doigt de ma main gauche. De toute façon, ladite main est confortablement appuyée sur mon sexe qui fait du camping urbain sous mes draps et n'a pas l'intention de bouger d'un iota ou même d'un Yoda. Mon fils, qui est réveillé depuis 33 secondes et quart, se lève d'un bond et va répondre (le ptit vlimeux, y doit assurément savoir qui cogne à cette heure indue). C'est le kid d'en bas. Mon fils l'invite à entrer et les deux vont s'enfermer dans la chambre de mon fils pour jouer à n'importe quel jeu qui comporte un écran pour aller se crever les yeux correctement.

10h15. Je me lève. Les kids sont toujours enfermés dans la chambre mais n'émettent maintenant pratiquement aucun son. Je me rappelle certains touchers en cachette que j'expérimentais à peu près cet âge et me met à espérer que mon fils n'en est pas déjà rendu là. Par chance, j'entends subitement un "Wouahhhh ostie j'l'ai manqué !" et me dis que mon fils parle à Super Mario ou à Donkey Kong. Tout va très bien. J'enligne la cuisine et m'aperçois que la porte d'entrée est ouverte. Bof, m'en fiche, j'ai trop besoin de café. Je la laisse donc comme telle... Bon, une cafetière, 4 tasses d'eau, 4 cuillères de café (bouikk, il est vraiment dégueu ce mélange Costaricain du choix du Président. J'ai l'impression que le choix doit plutôt venir du concierge qui l'a mêlé à son eau de moppe).

Toc toc toc (sur la porte d'entrée restée ouverte et non dans ma tête) !

- Allo ?
- (C'est ma voisine). Allo ! Rentre ! (elle est déjà à l'intérieur !)
- J'ai préparé des oeufs brouillés, vous venez déjeuner ?
- Euhh, j'ai encore un peu de difficulté à enligner le pot de café. J'vais passer mon tour mais merci quand même.
- Ah ok ! Eille les enfants, vous venez déjeuner ?

J'trouve ça vraiment cool comme ambiance. J'devrais écrire un roman là-dessus et intituler ça "Les hauts et les bas d'un duplex" ! Ne manque plus que la guitare et les filles qui courent à poil un peu partout dans la maison et on se croirait perdus dans les années 70.

Guitare (J'en ai deux): √ √

Filles à poil: Allo ? Vous êtes où ?

Peace man !

3 septembre 2005

Ces instants de silence

Sa tête calme repose sur ma poitrine vibrante. Mes mains, oiseaux fous en liberté, caressent ses cheveux de soie et effleurent les contours de son visage calmement. Après des mois de torpeur, j'ai enfin l'impression d'être au bon endroit au bon moment. Sa voix apaisante coule sur mon être comme une fontaine rafraîchissante. J'entends encore la douceur de son souffle à mon oreille:

- "Dis-moi que tu m'aimes..." qu'elle me dit.

- (Dans ma tête): Si tu savais à quel point tout ton être me fait vivre et respirer. Je sens la joie à chaque seconde où je suis à tes côtés. Tu me transportes, tu m'inspires, tu m'enivres, tu me fais vibrer, tu me fais enfin sentir vivant. Si tu savais à quel point je t'aime !

- (Mais non, faut que je la joue cool): Ben voyons, ça se commande pas des paroles comme ça ! Ça enlève toute spontanéité au geste. T'as déjà vu quelqu'un répondre du plus profond de son coeur "je t'aime" quand ça lui est demandé comme ça (Ta gueule connard, tu t'enfonces...) ?

Il y a de ces instants-charnières dans la vie, instants qui durent parfois l'espace de quelques millisecondes ou parfois des longueurs d'années-lumière. Des instants qui collent à la peau et où l'on peut regretter certains gestes ou certaines paroles. Mais il y a aussi des instants-silences qui assassinent. Il y a des non-dits qui percent l'infini des jours à suivre d'une pointe meurtrière. Il y a de ces moments où l'on regrette de ne simplement pas avoir dit: "Si tu savais à quel point tout ton être me fait vivre et respirer. Je sens la joie à chaque seconde où je suis à tes côtés. Tu me transportes, tu m'inspires, tu m'enivres, tu me fais vibrer, tu me fais enfin sentir vivant. Si tu savais à quel point je t'aime !"

Mais non, on se la joue cool. On se protège, pour avoir l'air du mec en contrôle de tous ses moyens. On essaie par tous les moyens possibles de ne pas s'ouvrir et s'offrir, tel que l'on est, vulnérable. À toutes les fois où je me la suis joué de la sorte, à tous ces instants où je n'ai su saisir l'essence même de la vie et du bonheur, je n'ai qu'une pensée qui j'espère me collera à la peau pour les siècles à venir: "Ta gueule mec, tu t'enfonces !"

La prochaine fois, sois juste toi-même. C'est tellement mieux ainsi...

2 septembre 2005

Maux clés

Maudites vacances ! J'm'étais même pas rendu compte qu'on était rendus le premier !!! Joli mois de niaiseries vous remarquerez ! ;-)

comment bien sodomiser (bon ça commence bien !)
courir vite (quand ton prof de sodomie te court après)
chignes- pas (shit, j'ai rien dit encore !)
sodomiser par un cheval (Ouffff, ça fait marcher croche)
le pied mariton chanté (oui parce que le pied mariton marché, ça va mal)
folie des transexuel noires (si t'es transexuel pis noir, t'es assuré d'obtenir une job au gouvernement)
etre completement allume (essaye le gaz pis le feu)
sergaz bélanger (Enchanté, Patrick Dion... (non mais drôle de nom pareil pov gars...))
toune de forillon (à faire jouer dans votre logiciel Rael Player)
rebus poteau hydro quebec (Jean Charest ?)
tweety bird qui fume (donne des plumes jaunes et du sang rouge sur le mur !)
naigle in quebec (you have to be a faux con)
formules d'usage et québec (Hmmmm... Va chier pis mange d'la marde mon gros ostie de looser du câlice ?)
chiotte a outremont (4 et demi à Hochelaga)
femme flic sodomiser (ah ouiiii, montre-moi ton gros gun !)
prostitué je te suce (y a pas kekchose d'inversé ici ?)
comment trouver les rues de laval (la vraie question c'est: POURQUOI ???)
trainer pour diner dash (des heures à perdre dans les rues de Laval je suppose)
patrick pas (Enchanté Jean Piète)
québécois pis (ouin ? pis ? pfff)
toc toc toc en chantant (quoi ??? Ah ouiiiiiiii, tsé le chanteur là qui imitait Elvis...)
lui (ouiii, lui là, fuck c'est quoi son nom déjà ?...)
she male (ah non, j'pense pas que c'en était un parzemple. Quoique...)
foyage con animales (Fé oune bonne foyage mon piti tami)
fait ce que tu voudrais dion (ouin pis câlice-moué patience)
je manque ton sourire et tes yeux deja (j'ai déjà hâte de me les faire greffer docteur)
nu vestiaire piscine pote (ah les partys de cégépiens)
les blogs les plus tristes (pas icitte en ce moment en tout cas)
la motha à san sebastien (Han ? Sébastien a une motte ? Ben non, c'est une marmotte qu'il a ! C'pas pareil !)
salopes qui pissent dans la rue (I'm singing in the rain...)
definition buzzante (douadanpriz... De kessé ?)
les premiers seront les derniers paroles chanson dion (bon j'invente des tounes pis chu même pas au courant maintenant)
fille nue de chambly (qu'est-ce qu'elles ont à Chambly ? Un corps plate ? Honnnnn...)
eurkk (ah ok, ça a de la suite dans les idées au moins)
stationnement parallele truc (ouiii, tsé le truc là... ah oui !... un char !)
je vue un homme dans une couches pampers (je crois qu'il fuyait)
la chanteuse arabe roby nue (ça se prononce comment Roby Nue en arabe ? Rhôbbi Niourhhh ?)
moi drogué prostitué (pis moi qui ai toujours cru que c'était Christiane F.)
calisse ostie (de zut de maudit mauzus de pouet en chocolat)
grosse tabarnak (ah ok, comme vous voulez, ça se ressemble presque...)
vomi comique (chez McDo ? de la moulée de clown quoi ?)
je vieillis (ah mangez donc d'la marde, je l'sais)
fausses recherches (oui oui, dans google c'est le fun de faire des recherches pour rien)
lawrence olivier politique (j'ai tu manqué un boutte kekpart moi là ?)
chier dans sa bouche (quand t'as envie d'une crotte sur le coeur)
tic tic (BOUM ! Ah non, c'est encore la chanson de Johnny Farago ! Je savais que vous cherchiez encore son putain de nom)
j'suis pas un imbecile (c'est toi qui le dit mais moi j'oserais pas m'avancer là-dessus)
écriture scintillante (ah les étoiles dans tes yeux et Zzzzzzzzzzz......)
enfant influençable (voir ici...)
un pas en avant (et un-deux-trois-cha-cha-cha)
nom du cheval de d'artagnan (j'espère que l'histoire de la sodomie du cheval vient pas d'ici. Y avait une petite voix d'Artagnan ?)
patricia pisse (Pissa va bien Patricia ?)
crampes mollets (ça mollet doullouleux)
bli (euhhh, si vous insistez... bloup !)
biere yeti (Aubergiste !!! Y a un poil dans ma bière !!!)
trou du cul de vieille (un trou du cul de vieille, ça fait plus ppppprrrrrrrrrrrtttttt que ffffffffffuit)
dans ta bouche (pas le trou du cul de la vieille j'espère ! hishhhh... )
je suce mon voisin (j'espère que vous êtes pas chacun chez vous ?)
dieu (ahhh, là vous êtes au bon endroit !!!)

;-)

1 septembre 2005

Géronimooooo !

En allant chercher mon fils à l'école tantôt, j'ai croisé un camion sur lequel était inscrit: Ramoneur extrême. J'ai d'abord eu à l'esprit plein d'images que la morale réprouve. Mais quand j'ai repris un peu de contrôle sur moi-même, je me suis demandé si le gars était payé pour faire du skate sur les cendres ou sauter en parachute dans les cheminées !

Vacances part one

Je viens d'aller reconduire mon nain à l'école. Je me retrouve avec moi, moi-même et moi seul pour ma première journée de vraies vacances (m'en reste une autre demain). Tant de choses à faire et si peu de temps. Par où je commence ? Lavage ? Épicerie ? Ménage ? Commissions scolaires (acheter les affaires d'école manquantes pour Gabriel) ? Ouin, on repassera pour les vacances finalement ! Tiens, j'vais aller faire de la bouffe. C'est bon de la bouffe ! Pis en plus, c'est zen au boutte de couper des légumes ! Bezzzoin de zzzen...