31 août 2005

Souvenirs

Plongé dans des souvenirs difficiles depuis deux jours, je peux maintenant affirmer que ceux-ci ne sont en bout de ligne qu'une grosse et amère poignée de vide. Du gros rien du tout. Plus rien n'a d'importance. Tout ne tient qu'à un mince fil qu'on peut maintenant couper d'une lame même pas aiguisée. C'est moche quand tout ne tient plus à rien...

28 août 2005

Prisons

J'erre à vide
Martelant des pas de danse cadavériques
Sur le plancher de mes journées
De faux dimanches ensoleillés

Courbes elliptiques
Sur un bois trop franc
Je vrille en solitaire
Répondant à l'écho de mes vibrations
Par des souffles de désespoir
Du fin fond de mes couloirs

J'aperçois mon téléphone
Boîte noire de mes écrasements
Qui m'accroche au reste du monde
Et trouve qu'il retentit autant
Que mes bonheurs intérieurs
Et mes joies vagabondes

Je resterai stoïque
Tapi dans le noir de mes idées
Serrant mes mâchoires héroïques
Empêcherai ma gueule de crier
Genoux tenant ma tête en place
Bras morts soudés au corps de glace

Regarderai vers le futur
Souriant de toute mon imposture
Et dessinerai ton corps en flashs
De mèches noires comme yeux d'Apaches
Qui hantent encore mes couvertures

27 août 2005

À voir !

Allez voir ça qui a été fait suite à ceci. Trop drôle !!!

...

Dans mes nuits
Qui s'évaporent
Comme sable au vent
Je cherche ta main
Dans les vallées de mes draps
Je retourne en moi
Foetus sombre
Puis m'effrite
Pierre morte et acérée
Une érosion de l'être
Qui n'en finit plus
De s'évanouir
Dans le silence
De ma chambre froide

24 août 2005

...

Bon, je quitte pour la station dans quelques instants. Immédiatement après l'émission de ce matin, je quitte avec mon fils pour le royaume du dauphin, du vin de glace et des amoureux ronflants. Je serai de retour en fin de semaine. D'ici là, soyez pas sage ! La vie est trop courte...

23 août 2005

Route

Des bras par centaines
Des jeux de jambes à la pelle
À rouler jusqu'à plus soif
De mains tremblantes en caresses déchaînées
Multiples diapos tournant à pleine vapeur
Dans le carrousel de mes langueurs
Mais lointaine
Toute en lourdeur
Suspendue
Malveillante
Une présence spectrale
D'un amour mort-né
Qui revient furtivement
En travaux forcés
Bouleverser des sourires
Et jeter des soirées
En pâture aux carnassiers
Des kilomètres de journées
S'effritent en douleurs aux pieds
Et en maux de coeurs
Un bitume dur à avaler
Tout mon être asphalté
Pétrifié
Puis je tombe de tout mon long
Épuisé vidé
De mes natures mortes
De fausses statures fortes
De post-impressions acidifiées
De mes paysages avortés

22 août 2005

Pour amateurs de croustillant seulement !

Première journée de vacances. Un lundi un peu poqué pour cause de coucher trop tard et de lever trop tôt pour un vieux schnock comme moi. Ai bu 3 cafés, fait pogner des accidents à une couple de bonhommes ridiculeusement vêtus en leur garochant des tortues (rouges ou vertes selon l'occasion) à la gueule dans Mario Kart avec mon nain. Fini d'écouter Das Boot que j'ai loué avant-hier (génial ce film !), lu une douzaine de textes, mangé du blé d'inde qui pogne din dents, écrit une couple de niaiseries pis là chu à veille d'aller manger d'la crème glacée qui ne contient probablement aucune trace de crème. Palpitant non ?

Allo ?!?!? Réveillez-vous !!! ZzZzZzZzZzZzZzzzzzzz.....

21 août 2005

Machine à rumeurs

Je suis un albinos transexuel qui s'est fait greffé des oranges de la Californie en guise de seins. Je me suis également fait élargir le trou du cul par une torpille allemande rouillée de la seconde guerre mondiale. Dans mes temps libres, je m'amuse à gosser des cups de crème pour en faire des petites brouettes avec des cure-pipes et s'il me reste du temps, je joue à attraper des chiens et je les vide de leur contenu pour en faire des supports à chaise roulante que je revends aux handicapés manchots du Bangladesh. Ah oui, j'oubliais. J'adore aussi me maquiller en Ronald McDonald ou en Monsieur Glad et aller faire peur aux petits enfants des quartiers défavorisés en leur faisant croire que je suis un pasteur pédophile du sud des États-Unis. J'écris à l'occasion des textes où je décapite des enfants trisomiques pour en faire des trophées de hockey pour la ligue des jeunes illettrés nudistes de Val-Bélair. Je n'ai aucun autre but ou aspiration dans la vie à part boucher tous les trous que je rencontre avec mon faux gode en caoutchouc non-biodégradable, y compris les narines mécaniquement soufflées des femmes de la tribu des Dogons du Mali.

Voilà je n'ai plus de secrets pour vous !

19 août 2005

Fade

Des putains de minutes
Interminables
À être minable
À enligner la tête de lit
Où à compter les mouches
De mes yeux-ennui
À marteler les craques
En large mais surtout en long
En long temps
D'un regard insistant
Regarder les ombres corneilles
Se dessiner sur les murs de ma lassitude
Et leur bâiller à la gueule
Des sabliers durant

Et on s'y perd
À imaginer des châteaux en Espagne
Ou sur la Terre de Feu
Là où les Amazones n'existent plus
Depuis des lunes
Et dans ces ombres sélénites
On cesse de rêver
À l'extase cruelle
À la chair féline
Et on s'endort
De longues minutes infroissables
Sur une allumette éteinte
Ou une torche mouillée
Fouishhhh...

Boring !!!
Remboursez !!!
Le spectacle est vraiment moche
Et j'emmerde les oiseaux qui croassent
Car voyez-vous
Je suis plutôt du genre vorace

Donnez-moi un S
Donnez-moi un E
Donnez-moi un Q
Qu'est-ce que ça fait ?
Ça ne fait rien du tout
Un simple vide rempli
De même pas un mot
Mais donnez-moi un Q quand même
Pour que j'y plante mes griffes
Et que j'y aiguise mes crocs

À goûter chatte incolore
À saveur âcre ou trop amère
On finit tous par s’affadir
À baiser femme inodore
Soudés de plaisirs chloroformes
À petit feu se voir mourir

18 août 2005

En plein dans le mile (au gallon)

Me pointe au Sergaz rue Bélanger pour y faire le plein. J'aime bien acheter québécois lorsque c'est possible mais c'est pas de ça dont je veux parler. À 1,14$ le litre, que ça soit québécois ou pakistanais, on s'en torche, c'est pas achetable ! Par chance, j'ai perdu deux cylindres depuis l'acquisition de ma nouvelle bagnole. Comme quoi qu'il n'y a pas juste le fait de perdre sa virginité qui peut être le fun. Arrive la grosse madame de la station. J'ose pas trop la taxer de pompiste ou pire encore, de pompeuse. On est déjà bien assez taxé comme ça et en plus, les rumeurs sur la blogosphère voyagent plus vite que les prix de l'essence. Je ne voudrais pas me retrouver avec une pompeuse sur le dos, bien que c'est pas là que ça va. Je descends le hublot de mon Nautilus mobile qui crache ses derniers miles au gallon. Pour les plus jeunes qui sont non-initiés au système impérial, les miles au gallon sont comme des litres au cent kilomètres mais avec des miles pis des gallons. Anyway... La GM (grosse madame) s'approche. Elle me toise du regard, quelque peu irritée d'avoir dû fuir le pôle nord de son bureau climatisé. Elle prend une voix sexy à souhait.

- 'jour ! Eul plaeïn ?
- Non merci, mettez-en seulement pour cent piastres s'il-vous-plaît

Elle l'a pas trouvé drôle...

16 août 2005

Ouverture en vie Majeur

Perdu dans le silence des heures
Mes doigts voyagent dans tes contrées
Plaines perdues et bords de mer
Bois crépitant sous les années
Je serai droit
Sans garde-fou
Une chaise
Sur le balcon de ta solitude

J'ouvre des pans de mon être
Sans pudeur
Sans mensonge
Sans fuite
Sans dessein

Surfant des vagues qui ondulent
Des corps aqueux jusqu'à chez toi
D'étoiles filantes dans leur trépas
Je couche mes mots
Dans la bruine de tes espoirs
Dans la longueur du temps qui passe
Ces mots
De matins au goût de fiel
De médiocres midis ocres
De crépuscules gris aigris
Et de nuits trop longtemps mensongères

Tes lèvres bougent
Ta voix murmure
De tes soirées cathodiques
Écho du vide ambiant
D'êtres invisibles
Ou diaphanes
Ou peut-être même
Fantomatiques
Qui vivent en toi

La distance…
Ta langue à cent lieues de la mienne
De douces et belles divagations
Résonnent en pas de déraison
Mais la folie
Coule par elle-même
Irrigue tes veines
Et naît en de sublimes papillons

14 août 2005

Glace au litchi

Tes cheveux fuyaient en révolte le long de tes épaules. Tu étais magnifique. Tes yeux avaient cette expression d'une gamine qui venait de faire un mauvais coup. Je te regardais, le sourire aux lèvres, le coeur léger. Je craquais. J'avais cette merveilleuse impression d'être enfin au bon endroit au bon moment. Je me fondais dans ton paysage, j'en faisais partie intégrante. Mes sens étaient complètement survoltés. Ton parfum embaumait notre bulle, ta voix berçait l'ambiance suavement et mes papilles jouaient un concerto à la folie dirigé par cet incroyable thon rouge, petit morceau de paradis sous ma langue en extase. Les secondes s'écoulèrent à la vitesse du son. Le soleil avait fui sous le fleuve, humble devant tant de beauté et de splendeur. Tu changes le cours du temps...

J'avais cette envie folle de toucher tes mains, ton visage et tes lèvres. Je n’imaginais plus que mes mains qui caressaient cette peau de soie. J’avais cette envie démente qui s'emparait de moi, cette envie de m'envoler jusqu’à l'autre côté de la table pour goûter à cette bouche magnétique. Tes lèvres fonderaient parfaitement dans les miennes. Mais je clouai mes ailes au sol. Je t'écoutais rire et rire et rire. Et j'en redemandais encore et encore. Je m'amusais à imiter la fontaine de Trévi avec l'eau de mon verre pour admirer ton plus beau sourire. Et ça t’a fait rigoler de voir cette eau jaillir en spasmes. Je t'emmènerais à Rome demain si tu me donnais la main. Mais tu as eu simplement envie d'une glace. Alors j'ai serré mon voyage au fond de mes poches. Tu te levas et enlignas la sortie d'un pas de danse. J'examinais la grâce de ton déhanchement de mes yeux fous. Tu portais une robe thermoplastique qui se contractait à vue d'oeil sous la chaleur de tes hanches. Ces hanches qui interpellaient incroyablement mes mains qui avaient envie de s'y mouler et s'y fondre. Je voulais caresser ce corps divin de tout mon être en sursis.

Nous marchâmes quelque peu et arrêtâmes à cette terrasse sur St-Denis. Un vent léger caressait le moindre de tes mouvements. Tu choisis une passion-chocolat alors que moi, j'optai pour un parfum de rose. Probablement pour m'enivrer encore plus de tes effluves. Ma langue dessinait des courbes autour de ma cuillère et se perdait dans cette montagne exquise. Je fermai les yeux et mon esprit imagina les pourtours de ton corps. Il en fût ainsi à chaque bouchée consommée. Ce goût frais dans ma bouche, comme le frisson que tu me procures constamment, cette douceur sur mon palais comme ta peau qui caresserait ma langue gourmande. Je crois que c'est à ce moment que j'ai voulu que le temps s'arrête. Mais il en avait décidé autrement. Parce que c'est lui qui mène la danse. C'est lui qui dicte les pas. C'est lui qui décide de la fin de l'histoire.

11 août 2005

Sushi et wasabi

Doux et salé
Effluves fondant en bouche
Maki de mes nuits

Ta peau
Ton sexe
À explorer du bout de ma langue
Wasabi en ton ventre
Tes cuisses exposées
Entrouvertes
Un trésor à découvrir
Une caverne d'Ali Baba
Un vinaigre dit vin
Coulant entre tes cuisses
Une huile au sésame
Ouvre-toi...

Les mains aggripées
À tes collines infernales
Je coule un iceberg
Sur tes tisons ardents
Caressant la perle scintillante
Du bout de mes doigts curieux
De ma bouche assoiffée
Faire exploser tes cieux

De mon sexe je suis
Dressé
Comme un lion
Hors de sa cage dorée
Une empreinte animale
Dans l'humidité de ta nuit
Te prendre mille fois
Pour la première fois
Comme un inconnu
Silencieux
Une main sur tes lèvres
Pulpe impénétrable
Mais un pied dans ta porte
Une jambe nue
Campée
Mon bassin soudé
Au corridor de tes reins

Le souffle collé sur ton corps bancal
Ma bouche fuit de mes fantasmes
Inassouvie
Et se perd en conjoncture
Dans ta nuque offerte
Sur ton dos cambré
Sur tes fesses bombées
Entre tes cuisses mouillées
Sur tes pieds pointés
Martelant le sol
De ta danse de feu

À mon corps maintenant
Entier qui chavire
Mon être extatique expire
Dans ton sexe agonisant
Je persiste et percute
Tes hanches de mon irraison
Ta peau en érosion
Ta braise à consumer
Consommer
Ma folie démente à expier
Mes crocs dans ta chair trempée
Des perles jouissives coulant
Dans tes vallées de soleil couchant
Mêlant sueurs et eau et sang
Et terminer cette course folle
La voix dans un dernier bémol

10 août 2005

Putain d'amour de merde...

Pourquoi est-ce que je suis fait comme je suis ? Suis-je tellement différent des autres ? J'pourrais pas être comme tant de gens et être capable de vivre ma vie et m'en câlisser ? Pourquoi l'amour prend-il tant de place dans ma vie ? Pourquoi mon voisin est-il capable de vivre en solitaire, en ermite, sans amour de quiconque alors que moi j'en ai tellement besoin ? Est-ce que c'est génétique ? Est-ce parce que j'ai manqué de quelque chose étant enfant ? Est-ce parce que mon père était alcolo ? Parce que ma mère était dépendante affective ? Parce que ma soeur était baveuse ? Parce que mon chat est mort écrasé par une gratte la veille de Noël ? Fuck, j'y comprends rien ! Que dalle ! J'ai beau essayé de twister ça dans tous les sens, j'suis incapable de trouver une réponse.

Pour moi, le but ultime de la vie c'est de trouver l'amour. Parce que quand t'es amoureux, le reste tu t'en contre-saint-ciboirise ! Tu pourrais perdre ta job que tu crisserais ton camp sur une île déserte avec ton amoureuse ! Tu pourrais perdre ta maison que tu habiterais dans une boîte de carton. Tu pourrais perdre le Nord que ton amoureuse serait l'aimant de ta vie, ta rose-des-vents, ta carte du ciel, ton univers en suspension. Quand t'es en amour, tu te sens tellement vivant. La moindre fibre en toi vibre constamment. N'est-ce pas justement le but de la vie de se sentir vivant à ce point-là ? À part l'amour, vous en connaissez beaucoup d'autres sentiments qui vous font vivre des moments d'extase comme ça ? Ça vous est déjà arrivé vous autres de vous faire la réflexion un moment donné: "Je suis tellement heureux en ce moment que je pourrais mourir drette là et ça ne me dérangerait même pas" ? Pour une personne comme moi, qui aime la vie comme un fou, c'est une affirmation énorme ! Dans mon cas, ça ne m'est arrivé que deux fois. Mais quand ça m'est arrivé, fuck, j'étais complètement chaviré ! Et j'en redemande encore, à chaque fois... Évidemment, je ne veux pas tomber amoureux de n'importe qui n'importe quand. Mais ce sentiment incroyable d'invincibilité fragile... Arghhh !

Alors j'me pose ces satanées questions sans cesse: comment les gens font-ils pour passer leur vie seuls ? Comment font-ils pour s'empêcher de tomber en amour ? Faut-il, à quelque part, être complètement insensible pour être capable de vivre sans en avoir besoin ? Suis-je vraiment complètement à côté de la track ?

Éclairez ma lanterne (ou astiquez ma chandelle) parce que moi, j'y comprends plus rien...

9 août 2005

Kayennisme

J'ai mal au bout qui me manque ! © K.G.

Non ça n'est pas de moi. Mais je l'ai tellement aimée que j'avais envie de la partager avec vous.

8 août 2005

Down and down

Down and down and down and down

Certains jours au goût de baies mûres
Sont maintenant jours à saveur de citron
Et l'amertume persiste
Saveur âcre en bouche
Malgré les mois de fermentation
Malgré l’appel de la raison

Et bien que je repense sourire en coin
À d’incroyables détours du destin
À ce Soleil si radieux
Apparition folle et sexy
Parfum exquis de ma journée
Une rose à sa nuque
Une crème sur sa langue
Un sourire sur mes plaies
Un corps de flammes
Une odeur de femme

Mais je meurs quand même à grand feu
Et je sèche à l'intérieur de ma peau
Une vie consumée dans un claquement de doigts
Clac ! Game over !
Je suis déjà vieux et aigre et mort et seul
Je ne suis rien qu'une âme qui pourrit
Comme des millions d'autres sont en sursis

Bûcher de mon regard circulaire
Aucune hésitation et droit au but
Les yeux sur la toile
Proie facile dans tes pattes venimeuses
Je me laisse dévorer
Par tes bestioles affreuses

Apprendre à oublier le putain de temps
Ouvrir les yeux par en avant
Mais cette saloperie de tête qui bifurque
180 degrés amers vers l'arrière
Me minent de pensées austères
Et mon horreur qui chemine
Et tous ces mots qui m'assassinent
Venim de langues de vipère
Rampant dans les sous-bois de mon calvaire

Ouvrir la bouche béatement
Silencieux sont mes hurlements
À avaler les mouches de mes regrets
À étouffer les cris de mes remords
Et tous ces spasmes qui me dévorent

Ostie d'câlisse de tabarnac
J'veux juste me rendre jusqu'à l'entracte
Enfin laisser couler la vie
Parce que la salope, la chienne
Elle coule quand même dedans mes veines
Mais je ne peux que m'enliser
Dans les sables de ma mouvance
Dans le tumulte de mon errance

7 août 2005

Up and down

Up and down and up and down and up and down...

J'ai le coeur qui s'emballe
J'ai la bouche qui dévale
J'ai la fougue qui m'avale
Contenir ses émotions
Dans un espace restreint
Rester immuable et de glace
Le temps jouant la putain
Et s'esclaffant du destin

Stoïque ?
Pantoute
Héroïque ?
Get a fucking life
Imaginer être cool
Ostie que tu l'as l'affaire Man !
Courir après son souffle
Suspendu au-dessus du gouffre
Un pied dansant dans le vide
Et l'autre qui l'envoie chier
Mais ma tête cabriole
Et mes doigts qui s'affolent
J'ai les lèvres qui s'empêtrent
À zigzaguer dans un champ de mines
J'ai l'amère impression
Que la totalité de mon être
Déboulera l'escalier
De ma condition
Je finirai assurément liquide
Sur le palier de la raison
La gueule en sang dans ma maison
La vie en cendres dans l'autre saison

5 août 2005

Explications littéraires

Je ne suis pas suicidaire, qu'on se le tienne pour dit. Je ne l'ai jamais été et ne le serai probablement jamais non plus. Dans les moments les plus difficiles de ma vie, alors que plus rien n'allait, alors que j'avais tout perdu sur une période de 4 mois: mon père, ma maison, ma job, ma blonde et la paix de l'esprit, tout le monde me disait qu'à ma place, ils se seraient crisser une balle entre les deux yeux sans hésitation. La seule chose que je pouvais leur répondre à ce moment était que "la vie était trop belle". Ils n’en revenaient tout simplement pas. Même au plus profond de mes douleurs, je ne pouvais faire autrement que de m'accrocher à cette chienne de vie parce qu'elle était quand même si magnifique. Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça. Je ne peux pas l'expliquer, c'est juste comme ça. Ça a toujours été comme ça. J'ai beaucoup de difficulté à comprendre comment quelqu'un peut mettre fin à ses jours.

Tout, et puis plus rien
J'arriverai jamais à croire que quelqu'un veule tout perdre
Tout, et puis plus rien
J'arriverai jamais à comprendre le centième du geste

(Les Vulgaires Machins, Mourir au bout d'une corde)

J'ai eu quelques commentaires sur le billet précédent. On me demandait si j'allais bien, si tout était correct, si je filais ou non. On s’inquiétait sur mon sort, sur ma vie, sur mes humeurs, sur mon cœur… Inquiétez-vous pas, je pète le feu. Prout prout !...

Je pars parfois en dérapes poétiques. J’ai quelquefois l’écriture qui rame à contre-courant de mes états d’âme. En fait, je ne sais pas comment qualifier mon écriture et ma poésie. Je dirais qu'elles sont, la plupart du temps, automatiques. Une situation en particulier m'interpelleras: Un mot lu quelque part, une image qui glandait dans ma tête, un visage aperçu, une émotion ressentie. À partir de là, quelques mots défileront dans ma tête, 2-3 lignes, pas plus. À l'écriture de ces quelques lignes, ça déboule, ça court, ça part dans tous les sens. Je ne suis plus capable d'arrêter. Les images se suivent (et souvent ne se ressemblent même pas) et les vers aussi. En bout de ligne, ça donne un gros moton d'émotions incontrôlées. Et quand je relis le tout, j'y ajoute un peu de glue pour que ça colle bien ensemble. Incroyable que j'y comprends encore quelque chose quand c'est terminé.

Mais j’ai la fâcheuse habitude d’être un paresseux de la pire espèce avec les mots. Faut que ça sorte Bing ! Bang !, comme ça. Fuck la dentelle ! Si un texte me prend plus qu'une demi-heure à écrire, je le fous aux chiottes. Ok, je ne le fous peut-être pas nécessairement aux chiottes parce que j'arrête d'écrire avant de me rendre là. J'admire ceux qui travaillent et retravaillent leurs textes pendant des heures et des heures, voire même des jours. No wonder que ces gens-là pondent des textes géniaux ! Je vis dans l'automatisme partout. Dans toutes les sphères de ma vie. Gratification instantanée ou laissez tomber ! J'pouvais bien parler de ces putains de relations Glad que je fuyais: Nouez-Jetez hein ? Je n'aurais jamais su si bien dire. Ah pis, ta gueule Pat !

2 août 2005

Disparaître

Je me ferai vent
Transparent
Un air de comparaison
Une guitare sans chanson
Ubiquité schizophrénique
Dans des pensées amères
Et un présent austère
Dans des ondes éphémères

Je suis partout à la fois
Mais ne voudrais être nulle part

Vive solitude
D'un Triangle des Bermudes
Voir disparaître
Des chasseurs croisés
Ou pire encore
Des chassés croiseurs
À trois heures
Ou à mille heures
Ou à mille lieues
Et moi au milieu
De toute façon
On s'en câlisse
Je vais mourir
Vous m'oublierez
Je vais pourrir
Ou éclater

Ah pis !
Fuck la mer
Je vais plonger
Dans mes eaux boueuses
Pour ne pas renaître
Algue visqueuse
Balançant son cul mollement
Au gré des vagues
Me submergeant
De leurs tourments

Ou peut-être devenir
Une musique morte
Crachant des notes
De bas de page
De bas étage
Égarées dans un fil blanc
Cousu autour de ma jugulaire
Un fil ?
Une corde de pendu
Un coeur de perdu
Bien accrochée
Rien de retrouvé
Je capitule
À l'abandon
À ma raison
Et vais m'en faire
Un baluchon
À transporter
Saillant
Saignant
Dans le confort des illusions
Dans la froideur de mon salon

1 août 2005

Maux clés

Hé oui, c'est déjà le premier du mois. Le mois de juillet a été un petit mois probablement dû à la période des vacances. Mais c'est drôle pareil alors amusez-vous bien !

tous à poil: Ah ben là, j'abonde dans votre sens
tous a poil nue: J'ai dit que j'abondais dans votre sens, pas besoin d'insister
richard n fera: Richard N., 15 ans drogué, prostitué
longueuil suce: And Laval sucks
machine a faire des chips: Dans mon vocabulaire, on appelle ça un chaudron avec de l'huile dedans
patrick dion en bikini: In your fucking dreams (ok, si vous insistez)
sclérose en plaque arabe 2005: Après Miss America 2004 et Montréal 2005
patrick le salop: Ça c'est pas moi, c'est plutôt lui
location costume patate: Prends une poche crétin !
stationnement parallèle comment: Ben, pour commencer ça prend une bagnole pis après ça prend une barre parallèle
un homme mort après sodomiser par un cheval dans le journal de montréal: Y a pus rien qui sort de ce journal là qui me surprend
video jehovah: Après Jesus-Christ Superstar, Saturday night fever with Jehovah
un homme qui est dans les couches pampers: est un homme heureux et au chaud
allez louya chanson: Ha ! Men ! Tiguidou ! Pouet ! Pouet !
coudonc ya pas moyen de chier en paix: Si tu faisais pas ça en public sur Internet, peut-être que tu serais capable
vomi dans ta gueule: Miam miam !!!
zoui: Comme dans "J'vas te squeezer les zoui " ?
j'suis pas un imbécile: T'es-tu prêt à gager là-dessus ?
homme fessé par femme: J'les ai pas mises sur Internet ces photos-là !
emmenager ensemble: T'es-tu malade dans tête ?!?!?
cri de la dinde: De mémoire, elle fait Glou-glou-glou (excusez mon accent)
je vais te sodomiser: Des promesses, des promesses !
nains naines sexe: Pour du ptit plaisir entre ptits amis
vieille qui suce: amasse beaucoup de mousse (et de lichen (mais sans dentier))
courir vite: Comme le dit le vieil adage: Rien ne sert de courir, il faut partir à poil