29 juillet 2005

Fuck le show des Goules

Il y avait, ce soir à 18 heures 30, une émission d’aventure à Canal Évasion sur le Pérou. C'était l'histoire d'un petit groupe d'hommes et de femmes qui s'aventuraient sur le chemin des Incas pour terminer leur pèlerinage à Machu Pichu. Ces gens foulaient le sol que j'ai foulé il y a de cela si peu de temps. En premier lieu, je n'ai pas voulu écouter l’émission. La douleur que je ressens en repensant à mon dernier voyage est encore vive. Mais à pitonner entre les postes durant mon souper, à voir les mêmes insipidités over and over again sur toutes les chaînes, ça a été plus fort que moi. J'y ai jeté un coup d'oeil. Et là, Paf ! En pleine gueule ! Dès les premières images, j'ai été envahi par un torrent d'émotions de toutes sortes: la joie, la douleur, l'incompréhension, le déni, la paix, l'amertume, la tristesse. En revoyant la beauté de ces montagnes et de ces sentiers, en ressentant la douleur sur le visage des marcheurs qui gravissaient ces marches de pierre à bout de souffle, en revivant le bonheur au fond de leurs yeux à leur arrivée à la Porte du Soleil, à la seule vue de cet endroit si majestueux, j'ai pleuré. J’ai essayé de toutes mes forces d’arrêter. J’en ai été incapable. Alors j’ai laissé aller. Groggy, sonné, j’ai capitulé. Quand j’ai repris quelque peu mes esprits, l’émission se terminait sur un plan de caméra magnifique sur Machu Pichu : Le soleil se levant à l’horizon derrière les montagnes, le groupe assis par terre face à ce spectacle grandiose, sereins et heureux d’avoir atteint leur but au bout de tant d’efforts. Puis une des dernières paroles de l'émission fût prononcée par l’une des aventurières du groupe:

"Il est difficile de partir d'un endroit si magique... Mais parfois, on doit juste s'accrocher aux souvenirs et s'en aller."

C'est ce que j'ai fait...

27 juillet 2005

Ivresse

Parfois on oublie. Parce que la vie nous amène ailleurs, sans qu'on s'en rende vraiment compte. On oublie un peu qui on est, sans faire exprès. On fait la sourde oreille, inattentif à sa présence, parce que la sonnette ne fonctionnait pas ou parce qu'on était dans la douche quand elle est passée. J'avais oublié à quel point je m'ennuyais de frôler mes doigts sur son corps, de faire vibrer ses minces cordes fragiles et tendues. La douceur du bois sur mes cuisses, l'ivresse musicale s'emparant de tout mon être. Je l'ai croisée dans ma chambre en fin de semaine. Je l'ai regardée, comme ça, innocemment et j'ai souri. En posant mes mains inquiètes sur le manche, je me suis senti transporté en une seule seconde. Six longs mois depuis notre dernière rencontre, j'avais peur d'avoir oublié comment la faire vibrer. J'avais peur de la sentir frêle entre mes doigts. Je craignais qu'elle ne fasse plus partie de moi, que nous serions incapable de ne faire qu'un encore une fois, comme à nos tout débuts. Mais la magie a opéré, sans que je sache vraiment trop pourquoi. Le moindre son émanant de sa cage me faisait frémir de nouveau, la moindre fibre de son bois vibrant échauffait ma carcasse endormie, la moindre note envolée m'emportait là où je l'avais laissée la dernière fois. Au fil des sons, l'amour paisible s'est transformé en passion animale, en fureur de vivre. Les bouts de mes doigts écorchés se sont cloqués de bulles douloureuses mais je ne me suis pas arrêté. Je faisais encore partie de sa folie...

La passion nous emmène toujours à un point de non-retour. Comme quoi deux corps faits l'un pour l'autre ne se sépareront vraiment jamais...

24 juillet 2005

Par en avant...

Il y a de ces jours où l'on croit que notre vie est une merde. Que rien n'y fait, que rien n'y fera. Un passé amer qui revient nous hanter avec toute sa hargne, un futur noir où la place d'un bonheur imaginé et flou a déjà été prise par un badaud puant et grossier, un présent vide de sens dans son inexistence. Puis vient à l'esprit des effluves de sourires errants qui viennent poser un baume là où la douleur gicle en fleurs fanées sur notre être vêtu de gris. On se remémore les erreurs passées, les manquements du coeur, les élans retenus. On se souvient de coups de couteau échappés, de regards vides et lointains, les yeux posés sur le sol de nos regrets. Alors on mâche des cendres, on mord nos viandes expirées, on pleure des poussières. Puis un jour on croise des mots éparpillés ça et là sur une toile un peu trop grande pour un univers entier. Des mots qui nous ramènent à l'essentiel. Qui nous font comprendre notre petitesse. Alors on plisse légèrement les yeux et on avale la bile d'un passé pas tout à fait infecte au bout du compte. Et quand la boule est descendue, on tente de sourire de toutes nos dents jaunies par les remords du temps. On avale nos regrets et on se dirige vers l'avant. Parce que c'est par là que la vie s'affole à nous attendre...

22 juillet 2005

Vous !

J'aimerais faire danser les mots
Comme Lily Jack sur un tango
Voudrais tellement que mes verbes meurent
Comme le gothique dans sa torpeur
Rêverais d'une plume aussi géniale
Que ma grenouille dans son bocal
Inébranlable dans ma confiance
Ma mise à nue dans la tourmente
J'aimerais que vous lisiez la vie
Comme une Marie qui prend pays
Je voudrais faire saigner mes vers
Une cour et un miracle en chair
J'aimerais être simplicité
Des papillons de volupté
Espérerais être ce très grand fauve
Et pourquoi pas devenir chauve
Et être immense du soir à l'aube
Comme ma Galad autour du monde
Pouvoir écrire ma solitude
Un coyote pris dans une bulle
Des phrases qui flottent dans une danse
Bazar dans un esprit immense
Et même dessiner ma folie
De cornichons et de zombies
À vous tous qui faites vivre les mots
Et il est sûr que j'en oublie
Mes matins gris mes soirs finis
Vous m'allumez de votre génie

Edit: Pour ceux qui n'auront pas reconnu quelques-unes de mes inspirations...

21 juillet 2005

Les premiers seront les derniers

Je dois toujours être premier dans tout. Le plus fort, le plus intelligent, le plus drôle, le plus beau, le plus fin, le meilleur. Quand j'étais enfant, mon père était du genre à m'engueuler comme du poisson pourri si j'avais eu un 98% dans mon bulletin alors que j'avais reçu des 100% partout. C'est parfois très lourd à porter d'essayer constamment d'être le meilleur dans tout. J'en deviens épuisé et amer quand ça ne fonctionne pas. Donc, ça me fait chier plus souvent qu'autrement. Mais c'est si profondément ancré en moi que c'est devenu une sorte de seconde nature. J'en suis souvent inconscient dans ma vie de tous les jours mais parfois, j'ai un éclair de lucidité qui me réveille et qui m'implore de prendre une pause de moi. J'en ai eu un ce matin, alors que je me dirigeais au bureau dans mon nouveau 4 cylindres écologique (ben oui, je l'sais, je parle encore de char. Incroyable quand même pour un gars qui se fout des bagnoles). J'étais à une lumière sur Papineau et y avait un kid dans sa Dodge Néon à mes côtés. Le gars semblait avoir une envie profonde et virile (!!!) de courser. Quand le feu est tombé au vert, j'ai fait une tentative pour foutre la pédale au plancher. Parce que je suis con et je devais être premier. J'ai eu une soudaine impression de reculer tellement le mec m'a fait mordre la poussière. Je me suis esclaffé, seul dans ma bagnole, en me disant que pour une fois dans ma vie, j'étais mieux d'accepter que je serais le dernier dans un certain domaine. Et je me suis senti vraiment bien...

20 juillet 2005

Histoires d'Ô

Comme vous le savez probablement, je fais des clapotis à la pisine environ 3 fois par semaine depuis maintenant 5 ans. Avec le temps, j'ai pris un peu de vitesse ce qui fait que je suis toujours légèrement plus rapide que la moyenne des gens. Habituellement, je les suis de près jusqu'à ce que je sois en mesure de les dépasser. Mais laissez-moi vous dire qu'un beluga dans un couloir, ça a beaucoup de tirant d'eau.

19 juillet 2005

Vroum vroum !

Bon, j'ai finalement ma nouvelle bagnole. Ptite affaire de rien du tout avec deux cylindres, 8 soupapes et 10 litres au cent kilomètres de moins. Je me sens tout petit dans mon tape-cul. Un peu plus vulnérable mais crissement plus méconnaissable que dans mon tank. Ça fait du bien de pas se faire braquer du regard à tous les coins de rue. Mais détrompez-vous. Les gens ne se tournaient pas la tête sur mon passage à cause du gars derrière le volant. Non, pas du tout. Mais le camion que je conduisais avait était lettré comme une CKOI mobile. À faire peur j'vous dis ! J'étais perceptible à des kilomètres ! Plafond illimité ! Maintenant, je suis totalement low profile, comme le gars ! Bon ok, passons...

18 juillet 2005

Dipatisme

Version 1:

C'est tellement humide que je frise...

Version 2:

C'est tellement humide que je frise le ridicule...

17 juillet 2005

Chasses 2

Vos dents longues de carnassiers
Suent de bave dégoulinante
Vos yeux orbités
Vos ventres affamés
Éblouissent vos pensées errantes

Les temps suspendus
Entre mal et torpeur
Vous hurlez en chef de meute
Pour calmer vos ardeurs
Au fond de vous
Vous n'êtes que loups
Complètement fous
Aveuglés par une soif de pouvoir
Dictés par vos sens dominants
Incapables de freiner vos moteurs
Incapables de stopper vos élans
Vous oubliez vos frères de sang
Et propagez vos guerres de clans
Appelé, trembler
Imaginer régner
Pour mieux diviser
Pour les contrôler
Pour être le plus fort
Vous fustigez
De vos yeux violeurs
Une grande noirceur
Le faux ennemi
La femelle fragile
Pour mieux gagner
Le cul de la bête
Le sang de la fête
Votre belle virtualité
Votre faux cortège
N'est en fait qu'un piège
Aux crocs acérés
Au mécanisme vicié
Pour régner par la peur
Et faire pourrir les coeurs

16 juillet 2005

Éclaircissements

J'ai eu deux vies. Une première où j'étais un banlieusard accompli. Tout y était: Bagnoles, maisons, cour arrière, BBQ, grosse job, ptite mentalité. Quand mon père est décédé en 1996, ça m'a réveillé. J'ai complètement décroché de toutes ces faussetés et banalités et je me suis rendu compte que ce n'était pas la vie que je voulais, que je n'étais pas "ça". J'ai laissé la mère de mon fils et suis parti habiter chez mon cousin en colocation pour une période de 9 mois. Après quelques mois de célibat, j'ai rencontré une fille qui travaillait comme réceptionniste chez un de mes clients. Un jour, j'ai fini par briser ma timidité et je l'ai invitée à sortir. Elle s'appelait Nadine et j'ai tout simplement craqué pour elle. La complicité s'est établie très rapidement et on est tombé amoureux. On a fini par emménager ensemble quelques mois plus tard. À partir de ce jour-là, elle a complètement chamboulé mon existence, ma vision de la vie. Cette fille m'a ouvert les yeux sur qui j'étais réellement, sur ce que j'aimais, sur ce qu'était ma vraie vie. J'ai recommencé à écrire, à faire de la musique, à tripper et à goûter à la vie. Elle m'a carrément fait exploser de ma coquille. Mais par dessus tout, elle m'a ouvert les yeux et m'a fait découvrir plein de choses que j'ignorais jusque-là: La beauté de Montréal, la différence, le respect, la culture, la bouffe, l'art, l'ouverture d'esprit, la curiosité des choses. Cette fille m'a complètement transformé. Je suis devenu le vrai Patrick Dion à partir du jour où nos chemins se sont croisés. J'ai évolué et changé, pour le mieux à mon avis. C'est sûr que j'ai toujours mon ostie de tête de cochon, mon côté obstiné et noir, mon insécurité déplaisante (j'pourrais vous en sortir plein d'autres mais je vais m'arrêter ici, ok ?!) mais aujourd'hui, je crois réellement être une meilleure personne. Le chemin a été ardu et pénible parfois (et il l'est encore certains jours) mais je pense maintenant être plus un papillon qu'une chenille (surtout pas une chenille à poil). Un jour, et je ne m'attarderai pas là-dessus, nos chemins se sont séparés. Mais depuis les tous débuts, je suis toujours demeuré intègre, en majeure partie grâce à elle. Si toutes les belles choses qui me sont arrivées dans ma deuxième vie se sont produites, c'est énormément grâce à elle. Si je suis la plupart du temps intègre et entier aujourd'hui, ça vient de là.

Voici donc un retour d'ascenseur longuement dû depuis tout ce temps: Merci beaucoup Nadine pour l'homme que je suis devenu...

14 juillet 2005

Montréal....

J'aime Montréal. Pour son ouverture, pour ses gens multi-saveurs (merci Pascale d'avoir réveillé ma mémoire défaillante), pour ses BBQ organisés dans les ruelles où l'on sert une assiette de 2 hot-dogs, chips et jus à 1,25$, pour ses piscines municipales bondées de jolies mères monoparentales, pour sa conscience sociale, pour son énergie, pour sa fureur de vivre, pour sa culture, pour ses cultures, pour sa créativité, pour l'art accessible à tous sous toutes ses formes et couleurs, pour ses rebelles et ses anarchistes, pour son petit côté grano, pour ses feux d'artifices capables d'émouvoir le plus dur des coeurs sensibles, pour vous tous qui faites partie de ma bulle... J'aime Montréal, ville merveille où tu te fais draguer par deux pitounes blondes dans une Honda Civic modifiée !

13 juillet 2005

Laval.... *&?%$/"!\±@£¢¤¬&%¦¼*

J'haïs Laval. Profondément. C'est viscéral. C'est peut-être aussi du déni mais je m'en fous. Je ferme ma gueule. Depuis que Gab est avec moi à temps partagé, je dois aller le reconduire à son camp de jour qui se situe à Fabreville. Je vais donc le reconduire à ce foutu camp de vacance à l'autre bout du monde à chaque matin. Je dois donc me taper Rosemont-Fabreville-Ahuntsic-Fabreville-Rosemont à tous les jours. Ce matin était la première fois où je devais aller le reconduire et revenir à temps à la station pour mon émission. Je me fous d'être en retard au bureau. Complètement. Mais d'être en retard à la radio serait ma mort...

Quand je suis au volant, j'observe une règle en or. Je roule toujours à 19 km/h au-dessus de la limite, peu importe la zone. Par exemple, je roulerai à 69 km/h dans une zone de 50, à 119 km/h dans une zone de 100 et ainsi de suite. Il y a, parmi les corps policiers, une règle silencieuse qui stipule qu'ils tolèrent jusqu'à 20 km/h au-dessus de la limite de vitesse permise. Je ne me suis jamais fait coincer de cette façon, même en traversant un radar bien caché. Ce matin, un peu sur les nerfs d'être en retard à l'émission, j'ai croisé un radar à 76 km/h sur le putain de boulevard Labelle, en plein milieu d'un champ de patate au nord de l'autoroute 440. Aucune autre bagnole autour de moi. Pas de trafic, pas d'écolier, pas de piéton, pas de chance... J'avoue que je roulais peut-être un peu plus vite que "permis" mais, putain de bordel de merde, c'est pas une Chevrolet Chevette 1979 en ruine que j'ai entre les mains ! Faut quand même pas exagérer. J'étais loin d'être un danger pour les autres. Surtout qu'avec la règle que j'observe, je me fais toujours dépasser par des osties de "Yo Calotte !" dans leur affreuse Honda Civic horriblement modifiée, shinée, chromée, néons inclus et ailerons arrière à faire mourir la Soeur Volante de jalousie ! Et dire que ce sont ces mêmes crétins qui font des "burns" à tous les osties de coins de rues parce qu'ils pensent que ça fait mouiller les ptites filles (Incroyablement, ça fait mouiller certaines ptites filles !) pis eux, se font jamais coincer...

Ça vient donc de me coûter la somme de 125 $ (90$ d'amende, 25$ de frais et 10$ de contribution... C'est quoi ça une ostie de contribution ?!?!? Contribution à la douzaine de beignes quotidienne du sergent Bigras ?!?). Tout ça pour 6 fucking kilomètres à l'heure de trop. Avec cet argent-là, je vais assurément payer son putain de salaire de merde à rester assis dans son crisse de char laite à bandes roses (sont vraiment horribles les autos-patrouille à Laval) à ronfler et baver sur son volant et à attendre les pôôôôvres pères de familles en détresse (j'exagère juste un peu ici). Fait chier pareil ! Fait vraiment chier !

J'haïs Laval. Et ils ne s'arrangent vraiment pas pour que je change d'avis !

11 juillet 2005

Morte solitude

J'aime regarder le ciel dans sa noirceur absolue. La lueur des étoiles berçant mes états d'âme dans une harmonie parfois parfaite, parfois chaotique. J'aime les étoiles. Une telle immensité. Un tel inconnu. Ces millions de petits feux qui nous font croire à la vie. Mais la vie, des étoiles tout comme la mienne, est parfois floue et indéterminée. Indéfinie. Personne ne sait jamais vraiment quand elles cessent de scintiller. Leur mort distante nous fait toujours croire qu'elle demeurent vivantes alors qu'elles se sont déjà éteintes, il y a de cela si longtemps. Je hais la finitude des choses et des êtres. Vivre et mourir. Devenir trou noir, aspiré par rien. Ne pas vivre dans la solitude, ne pas mourir dans la solitude...

8 juillet 2005

Sens, dessus-dessous

Baiser pour baiser c'est facile. Y a plein de gars qui le font sans se poser de questions. Moi j'en suis totalement incapable. Le mythe du mec qui baise n'importe qui parce qu'un trou, c't'un trou, l'image du connard qui baise n'importe qui tant qu'y a un sac sur la tête, ce n'est pas moi. Je me dois d'être complètement allumé pour avoir envie d'une fille. Je dois la désirer au plus profond de mes tripes pour que le physique suive. Sinon, just too bad. Game over. Y a juste rien qui se passe. Drapeau en berne...

Je suis un sensuel. Pas dans le sens romantique du terme. Non, du tout. Mais j'ai besoin de sentir tous mes sens en éveil pour qu'une fille m'allume. La vue. Je ne suis pas vraiment du genre exhibitionniste. Je suis plutôt du type voyeur. Mes yeux ont toujours faim. À mon avis, rien n'est plus beau sur Terre que le corps d'une femme. La perfection de la courbe d'un rein, le galbe exquis d'une poitrine, la chute parfaite des fesses vers les cuisses. C'est de l'art à l'état pur, tout simplement... Le toucher. Sentir le grain d'une peau frémir sous mes doigts avides et tremblants. Les caresses, partout, pour rien, pour tout... L'odorat. Le frétillement des narines sous l'effluve envoûtant d'un parfum enivrant. Le frisson qui me parcourt l'échine lorsque je palpe une odeur animale dans l'air ambiant... L'ouïe. Le chuchotement d'une voix douce berçant mes sens. Le son langoureux d'une voix qui demande. Les cris perçants de jouissances et d'orgasmes qui emplissent le silence et l'espace... Et le goût... Ah le goût... Je suis une paire de lèvres ambulantes. Je suis une langue curieuse. J'aime explorer les bouches avides. Je vénère le goût d'un sexe en transe. J'aime caresser le salé et le sucré, expérimenter l'acide et l'amer. Je suis un passionné des langues. Je suis un gustatif à la puissance 10. L'étreinte de deux langues qui se rencontrent, la fougue d'un baiser passionné, le choc vacillant d'une bouche contre un corps. Tout ce bonheur que j'éprouve lorsque mes crocs s'enfoncent délicatement dans une nuque fragile et frissonnante...

Vous me donnez, à chaque jour, le goût de vivre encore un peu plus.

!!!

Ça c'est vraiment cool !

C'est le fun de constater que l'émission atteint son but, celui d'intéresser les gens à écrire et à sortir leur talent de l'ombre.

7 juillet 2005

Dipatismes

La compagnie pharmaceutique Analpharm vous invite à tester leurs nouveaux médicaments si vous n'avez pas peur de vous retrouver avec un trou d'cul dans le front !

Les bibliothécaires voyeurs de la Grande Bibliothèque trouvent que vous avez un ben beau derrière de livre !

Au festival bière et bines de Chambly, on aime ça péter de la broue !

L'association des nains et naines du grand Montréal vous rappelle que c'est pas parce que le monde est petit que vous devez nécessairement monter sur vos grands chevaux !

Les psychiatres gastro-entérologues vous invite à partager ce que vous avez sur le coeur.

Tirer de l'arrière pendant une compétition de biathlon, ça peut faire mal au cul.

Comme le diraient les cleptomanes à l'air jeune, nous autres on l'of olay (hishhhh...)


.... ok, je retourne à l'asile ...

4 juillet 2005

Job !

La station est à la recherche d'un(e) adjoint(e) à la programmation/réceptionniste à temps partiel. Si ça vous intéresse, envoyez-moi un email, je vous transmettrai toutes les infos.

2 juillet 2005

Maux-clés

Mieux vaut tard que jamais ! Je vous donne donc les mots-clés des recherches qui ont abouties sur mon blog pour les mois de mai et juin. Comme à l'habitude, j'ai laissé tomber tous les mots blogs, nus, piscines, vestiaires, poils, etc... Je n'ai vraiment gardé que les perles. J'avais, seulement pour le mois de mai, plus de 420 recherches. Fallait bien que je fasse un tri.

Enjoy !

apprendre a sodomiser (Premièrement, prenez une paire de fesses et...)
coucouroucuicui (et taguada tsouin tsouin)
fessé par les filles dans le vestiaire (Si tu t'étais pas trompé de vestiaire aussi)
cascade brossard (ne pas s'endormir ?)
comment empecher les crampes mollets (Lève-toi deboutte crétin)
vieille marde (combien de jours tu veux ?)
assentt (paarrddoonn ?)
je suis une femme qui suce (Enchanté, ça me fait vraiment vraiment vraiment plaisir de te connaître)
dessin d'une gougoune (Tu veux une photo de mon voisin à la place ?)
vomi de chinoise (Y a plus de motons de riz sans doute)
qu'entends-je qu'ouïe-je (courge ?)
tu shling (quand t'échappes ton change à terre)
je me passe la langue (Un acrobate !)
trop d'importés à montréal (Connard... C'est tout. Juste connard)
minet à sodomiser (chat ché très cherré)
j'y pige rien (et moi donc ?)
vive les témoins de jéhovah (Tu la veux où ma baffe ?)
les accords de parce qu'on vient (Je suis assez en accord avec moi-même moi aussi dans ce temps-là)
histoire comique sur l'hypertension (Une fois c'est une hypertension comprends-tu, foute foute)
caouette enrobe (enrobée de ocolat ?)
guignol espece de connasse (Ouin, t'as pas vu mes cordes épaisse ?)
video club des moucs-moucs (Tu y vas pas en vélo)
je jure de dire la vérite (Euhhh... Moissi... Euhhh...)
attention à mon endroit (Non pas cet endroit-là, plus bas, oui c'est ça, ouch !)
location de salle pour boume (sûrement à Bagdad)
vieux riche et grosse bite (Tsé quand tout te réussit dans vie)
suicide assisté chiffres (Si j'te dis 4, ça fait-tu ton bonheur ?)
location faucheuse (Pour un party de la mort)
jupes qui volent (peut se faire arrêter par la police)
minet à poil (Et moi qui avait toujours cru qu'ils étaient fait en coton)
poil de cul (Est-ce qu'il t'empêche de turluter ?)
bite geante (contre Godzilla)
peut-on sodomiser un chien (oui mais c'est mieux si tu le fais dégriffer avant)
broutage de minou d une grenouille (hahahahahahahaha !)
photo d un jeune mec a poil a poil (ça c'est tout nu pas à peu près)
poil sur les bras comment faire (pour les faire pousser ? Laisse le temps faire son oeuvre mon ptit bonhomme)
qu'est-ce qu'un baveux (voir ici)
bite dans fesse (Docteur ?.... Ayoye...)
hey c la premiere fois que je vois à a un blog en inde (hey c pas la premiere fois qu'un connard dans ton genre atteri chez moi)
nue juste pour le fun (des heures de plaisir)
l'atmosphàre est à la fàte (dis hires di plisirs)
diapo de conne etrange (j't'avais dit de cacher les photos de mon ex)
cochez oui cochez non (j'pense qu'on va prendre le deuxième)
vient dans la douche je vais te sodomiser (euhhh, je crois que je vais passer mon tour)
doit au cul salop (moi aussi je lui en dois beaucoup)
your ad here (euhhh...)
est-tu inquiets (juste pour ma langue française)
winamp plante souvent (change de logiciel pauvre con)
c ya (pvez-vs rpétr la qustin ?)
chier dans sa bouche (ça doit être le même acrobate qui se passait la langue tantôt)
minou imberbe (c'est le minou de la grenouille)
hahahahaha (Je n'aurais pas su si bien dire)

1 juillet 2005

Préparation à l'orage

J'aime quand l'orage se prépare. Le son du vent dans les feuilles qui se renversent, présentant pudiquement leur dos pâle et dénudé. Les roulements du tonnerre qui gronde au loin, les flashs opalins de l'éclair qui scintille, distant. Tout ça éveille quelque chose de calme et réconfortant en moi. Dès les premières lueurs de l'éclair zigzaguant, dès les premiers roulements de tambour, je me sens apaisé et calme, touché par une main réconfortante qui me caresserait le visage.

C'est vraiment étrange comme sensation. Inexplicable. Alors que beaucoup de gens ont peur de ce phénomène, moi je le ressens de tout mon être, paisible et serein. Je ne sais pas, c'est comme si ça me faisait subitement croire à quelque chose de plus grand.

Edit

Mais j'aime pas quand la pluie commence à tomber comme des clous de 6 pouces et que je suis en rollerblade !!!