30 juin 2005

Dipatisme

Quand un chinois a le cul bordé de nouilles, est-ce qu'il est temps qu'il aille se laver ?

29 juin 2005

Courir à vide

Je suis parfois un peu le mec qui court sur place, les pieds en turbine dans le vide. Zoui-zoui-zouiiiiii ! Comme Fred Caillou dans sa bagnole sans plancher. J'aimerais ça courir vite vite vite. Pour avancer vite vite vite. Pouroublier vite vite vite, j'essaye de courir vite vite vite. Mais j'ai les pieds qui ne font que vriller l'air ambiant. Parfois et encore pire, ils restent tout simplement coincés dans l'appuie-pied au départ de la course. Quand le coup de pistolet s'est fait entendre, le juge devait me viser la gueule au lieu de le pointer en l'air. Dernièrement, il ne m'a pas manqué. Je devais avoir plusieurs siècles de retard sur la vie quand j'ai finalement réussi à décoller. Puis, quand je l'ai fait, tout mon corps s'est démantelé par terre. Schling schlang sur la piste. Je devais perdre des morceaux à chaque pas franchi. Ça a commencé par la tête que ce putain de juge n'avait pas manqué, puis les bras, ballants d'incompréhension. Ensuite, ce fût au tour de ma poitrine d’exploser. Puis, les jambes ont flanché. Je me suis finalement ramassé cul par-dessus (pas de) tête, affalé de tout (le restant de) mon long sur la piste. En regardant ce que j'avais perdu derrière moi, j'ai rampé jusqu'aux morceaux qui parsemaient la piste et j'ai ravalé mon ego et ma peine. Tant d'années à m'entraîner pour en arriver là, ça m’a un peu déboîté (!!!). Mais j'ai recollé les morceaux, un à un, et je recommence à m’entraîner. Les haies ont, certains jours, des allures de montagnes mais j’aime bien aussi me donner des allures d’alpiniste (je ne ferai pas de jeu de mot poche, c’est promis). Quand j'y repense, je crois que la vie a finalement fait exprès pour me coller les pieds au plancher. Je suis maintenant assuré qu'elle ne voulait pas, pour la première fois, que je prenne la fuite trop rapidement.

28 juin 2005

Dipatisme

Si j'aime Ile Bizard, est-ce que j'ai un penchant masculin pour Emily Strange ?

27 juin 2005

!±%@¦£¢¤¬*&?$/"!

Ostie d'câlisse de tabarnac ! Voulez-vous ben m'dire où c'est que l'monde apprenne à conduire sacrament ? Non mais, si y a d'la place pour 12 chars en avant de chez-vous, c'est pas une raison pour vous câlisser dans l'milieu ! C'est pas un Airbus 320 que vous avez entre les mains ! Pis c'est quoi l'ostie d'idée d'avoir un gros crisse de pick-up de 40 pieds de long à Montréal ? Pensez-vous que les trottoirs vont vous avaler si vous vous parkez trop proche d'la chaîne de trottoir ? Pis toi le cave, parké tellement croche que tu caches la moitié de la rue, c'est une sacrament d'Honda Accord 1984 que t'as ! Y a personne qui a envie de te l'voler ton ostie d'char laite ! Ton ciboire d'antivol sur ton volant, crisse toi lé donc dans l'cul à place ! Ça va peut-être te redresser un peu.

PIS OUI JE VAIS BIEN, PAS BESOIN DE ME LE DEMANDER !
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Désolé aux lecteurs français (mais pas toi Alex), je fournis pas la traduction...
:-P

Perséides

Amours éphémères et
Amitiés fragiles
Un flash de lumière
Une queue de comète
Une vie complète
Dans un ciel
D'unicité
Irremplaçable
Exceptionnel
Comme des soleils
Mais implacables
Que dans le cortex
Croyances sublimes
Mais fonds d'abîme
Va comme je te pousse
Et revers de main
Mais parfois
Viens ici
Approche
Plus près
Approche
Encore un peu
Juste un peu plus
Encore plus près
Voilà...
Maintenant va t'en
Déguerpis
Crisse ton camp
Fais-toi poussière
Tu es trop près
Tu es juste trop
Un sale cabot
Puis
Diapason
Avec le vent
À mes lendemains
À mes néants
Apprendre à dire
Aucun rapport
Dans un décor
Penser peut-être
Qu'au fond de moi
Rien de plus
Qu'une étincelle
Au fond des yeux
Qu'une étoile filante
Dans le noir foncé
De ma nuit vaporeuse
Qu'une vague ellipse
Une chute dans le vide
Inclinaison
Une liberté
Dans une prison

26 juin 2005

Question de chiffres 2

Trois lignes de métro
Un autobus bondé
Cent mille personnes
Dix heures tapant
Une explosion sourde
Sept couleurs dans le ciel
Mille feux ininterrompus
Une musique inaudible
Trente minutes pile
Un ti-cul de 10 ans heureux
Une image échappée
Un souvenir inapproprié
Douze mois en arrière
Cinq sourires unis
Un fade-out
Deux fins

25 juin 2005

Question de chiffres

Un ti-cul de 10 ans ébloui
Une amie merveilleuse
Deux Gab
Un même prix
Un soleil radieux
Trois rires communicatifs
Un fond d'air parfait
Une fête nécessaire
Une bière chaude
Des milliers de bas blancs
Une musique entraînante
Un petit pas de danse
Vingt chansons complètement folles
Cinq gars disjonctés
Trois accords de guitare
Un des gars qui chante
Une hawaïenne
Une soirée magnifique
Des millions de papillons dans ma tête
Un baume sur mon âme

23 juin 2005

Où sont toutes ces jolies filles ?

Quand tu arrives un peu plus tard, vers 18 heures
Et qu'y a plus une seule place de stationnement devant chez toi
Quand tu quittes pour ta job à 8 heures
Et que la rue est déjà vidée de toutes ses bagnoles
Quand les bacs de récupération sont plus lourds le matin que le soir
Quand ça sent bon l'herbe fraîchement coupée
Quand les enfants autour ne font plus de bruit
Quand il n'y a plus de musique qui s'échappe des fenêtres voisines
Quand la peinture des balcons semble encore toute fraîche
Quand les gens que tu croises sur le trottoir te sourient sans raison
Quand tu rentres saoul à 6 heures du matin
Et qu'y a déjà plein de monde qui ont attaqué leur journée
Tu sais qu'y en aura pas de facile
Tu sais que le temps sera long
Parce que tu viens de te rendre à l'évidence
Que t'habites une rue de ptits vieux

Où sont toutes ces jolies filles que je croisais dans mes espérances ?

22 juin 2005

Curiosité

La circulation est lourde et dense. Danse mortuaire dans la circulation. Des gyrophares rouge vif fendent l'air d'un silence strident. Immobilité. Le sang coule à flots et les passants se saoulent d'un voyeurisme involontaire. D'une carcasse tordue surgissent des lambeaux de chair humaine fraîchement mis en spectacle. Assistez impuissants à ce carnage. Laissez-vous happer par cet amoncellement tordu de ferrailles voraces et de corps inanimés.

- Approchez, approchez, régalez vos yeux, excitez vos sens.

J'approche à pas feutrés. J'ose à peine imaginer l'étendue des dégâts. J'ai peur de ce que je vais voir. J'observe, craintif et muet, par-dessus l'épaule d'un flâneur affamé de spectacle. Oxygène, pulsations, massages, pouls, réanimation, intraveineuse. Et 1 et 2 et 3. Pause. Et 1 et 2 et 3. Les ambulanciers s'affairent à réanimer un corps étendu.

Caméras ! Flashs ! Schlick, schlick ! Excusez-moi monsieur le mort, pouvez-vous me faire un sourire. Oui c'est pour le frontpage du journal de demain. Chanceux va ! Souriez. Non ça c'est trop. Prenez un air simple mais morbide. Penchez la tête un peu à gauche. Voila, comme ça ! Schlick !

Sangre... muerta... Tengo miedo... Tengo mucho miedo... Mais je regarde quand même. Crisse de cave ! Arrête ! Ne regarde pas ! Non mais tu vas cesser à la fin ? Cesse j'te dis ! Ce n’est pas la vie, là, devant toi. Décroche, la vie est ailleurs... On regarde toujours ce qu'on ne veut pas voir. On est cons comme ça. Plus il y a de sang, plus il y a de désespoir, plus faut que tu regardes le spectacle. Et je reste là, à fixer cette satané bagnole mauve défoncée, en espérant qu'il n'y aura pas trop de dommages collatéraux et en tentant de reconstituer mentalement l'accident du mieux que je peux.

- Hey ! badaud de malheur, voyeur misérable, pitoyable curieux, va donc voir ailleurs si tu y es.

J’enligne le trottoir du regard, j’examine la sortie inquiet. Je fixe la vie devant moi, craintif. Je tente de m’éloigner du spectacle et je fais un pas hésitant, ma gueule dans mes souliers. C’est pas toujours facile de détourner les yeux.

21 juin 2005

Je n'aurais pas si bien dit

La vie, c'est comme un sac de chips papa. Quand tu commences à y goûter, tu peux plus t'arrêter.

Mon fils Gabriel, 10 ans

Merci mon grand, une chance que t'es là. Je t'aime...

19 juin 2005

Dimanche

Y fait tellement beau. Le ciel expose son immensité d'un bleu transperçant. Le soleil réchauffe chacun de mes poils hérissés par un vent doux sur ma peau. Les filles, magnifiques, foulent le bitume encombré et explosent d'une joie incomparable, mise en scène par des sourires étincelants. Les culs arborent une fierté commune, moulés d'un tissu qui colle à l'épiderme comme un malheur de novembre. Les peaux se frôlent. Les uns se touchent, les autres s'étreignent. Un parfum métissé de bonheurs fous envahit l'air. Vous avez l'air tellement heureux... Mangez donc tous d'la marde.

17 juin 2005

Au large

N'étais qu'un trou
Rempli de vide
Ne me restait
Que mots amers
Le reste crevait
Lentement
Longuement
Agonies
Peines de mort
Peines capitales
Peines perdues

Des souvenirs qui
Maintenant s'envolent
Un à un
Virevoltent
Comme cendres au vent
Un courant
D'air
Un souffle
Le ciel emplit d'un gris de poussières
Qui disparaît
Poufffff....

Gone...

Et je les fixe
Pincement au coeur
Me fais un fix
De ma noirceur

Céder maintenant la place
À un autre univers
Rempli de muses
Même les pas vraies
Un ciel sans fin
D'émotions
Inépuisables
Inébranlables
Innées
Branler
Mais on s'en fout
Et on s'épuise
De fausses recherches
De choses futiles
De corps perdus
De peaux tendues
Partout autour
Je ne suis maintenant
Qu'un sale vautour

Maintenant des mots
Un peu vides de sens
Drigue drague drogue
Me rempliront
De leur essence
Viens ici Babe
Baise-moi encore
De tout ton être
En sémaphores
Mon corps perché
Sueurs en chute
Éclatera
Ma matière brute

15 juin 2005

Chasses

La chair fraîche
Est assise au bar
Crinière gonflée
D’un ego démesuré
Carnassiers et carnivores
De tout acabit
Déchirez l'ambiance
De vos griffes affûtées
Étouffez l’air immense
De vos pas lourds de sens
Toutes dents sorties
Vous approchez
Cervelles en brume
Traçant la terre
De votre écume

Et moi ?
Émoi…
À deux buttes de là
Tapi dans l'ombre
J'épie d'un œil votre futile approche
Enlignant ma pinte de bon sang de l'autre
Les loups sont actifs
Flairant entrecuisses
De museaux hypocrites
Léchant orifices
De langues de Narcisse
Les yeux jaunis
Sortent de la pénombre
Enlignant la viande
Faible et rouge à point
Elle succombera assurément
Pour celui qui pisse le plus loin

La louve que j'entrevois
Est pourtant délectable
Un geste à son endroit
La toucherait droit au coeur
Mais cette chasse effrénée
Puant les coups vicieux
À des kilomètres à la ronde
M'enlève l'envie
De me battre
Et de protéger
Mon territoire
Mon terrain noir

Me détache donc du peloton
M'enfile un abandon
Vais terminer bancal
Bête seule, asociale
Au buffet des chacals

13 juin 2005

Retenues immenses

Depuis la semaine dernière, je me dis que je ne devrais pas écrire un mot de plus. Croyant m'être assez étendu sur la place publique. Une semaine à essayer de me faire croire que je suis capable de vivre dans la retenue. Une semaine à me dire que je n’ai pas à m'étendre dans la rue comme ça. Et puis merde, je n'ai pas envie de me retenir. J'suis pas comme ça. Je me suis tellement rarement retenu. Ou si peu...

Retenues immenses

Crier mon incompréhension
Pleurer ma rage
Mettre des mots sur mon enfer
Éclater cette boule dans mon ventre
Arracher ce noeud dans ma gorge
Hurler
Juste hurler
Cacher ma faiblesse
Montrer ma faiblesse
Épier ses mots
Sentir sa présence
Penser à elle
Avouer que je m'ennuie
De ses lèvres, de sa langue, de ses fesses
Oublier les bons moments
Oublier les moments poches
Me retrouver dans d'autres bras
Frencher toutes les filles que je croise
Te détester d'avoir tout jeté au vent
Regarder les autos dans sa rue
Avoir peur en l'avenir
Avoir peur du passé
Avoir mal malgré moi
Noyer mon malaise
Avoir confiance
Haïr
Aimer
Décrocher mon téléphone
Appeler
Entendre sa voix
Espérer
M'en câlisser

11 juin 2005

Néant revisité

Je suis incapable d'arrêter de penser. Je suis incapable d'arrêter d'y penser. J'y comprends toujours rien. La raison s'est évadée de mon être. Absente... Fuck la raison. La raison est une salope qui ne pige rien à l'âme. Je fais le surhomme. Et je surenchère. Je mime des trucs à la "ouais-ça-va-bien-merci". Mais la boule dans mon ventre explose. Comme l'univers, il y a en moi une masse d'énergie trop longtemps contenue et elle éclate, cendre en expansion, à la vitesse de la lumière, univers sans fin. Je ne vois pas le bout de ce monde. Il n'y a pas de fin. Juste de l'expansion. Sans fin. Je n'y comprends rien. Et ça me renverse de l'intérieur. Je suis une bille dans l'immensité cosmique. Je ne suis rien. Rien d'autre qu'une poussière soufflée par un vent qu'on n'a pas vu naître et qu'on ne verra pas mourir. Arrêter les images dans mon cortex. Comme une diapo figée, un vingt-quatrième de cadre dans le film de mes jours. Être aveugle dans la tête pour cesser d'imaginer. Elle ne peut pas être dans les mots d'un autre. Parce que mes mots à moi, imaginés, envolés, posés dans son cou, devaient traverser les âges et vaincre la mort.

10 juin 2005

Salope...

Bizarrement, je m'étais mis à penser à lui la semaine dernière. J'ai aucune idée pourquoi. Ou peut-être que si. Parce qu'il avait été là lors d'un de mes nombreux nouveaux départs. Vous savez, ma vie est parsemée d'étapes. Semblerait que je sois né pour repartir à neuf toute ma vie. Cette fois-là, il était là. Bon, ouvert, compatissant, aimant. Malgré toute cette douleur que j'avais vécue, il était là. Et il m'avait tant aidé. Alors voilà, ironiquement, je pensais à lui la semaine dernière, comme ça, après 8 ans d'absence. Je souriais à son image me disant qu’il faudrait bien que je lui donne signe de vie. Après toutes ces années, lui indiquer que je pense toujours à lui, à ce qu’il a fait pour moi. Ça c'était avant. Avant de savoir. Ironie... Signe de vie hein ?... Lui, le jeudi 26 mai 2005, alors que mes pensées erraient vers lui, perdait la sienne. La grande faucheuse est passée après, semble t’il, un long et pénible combat. Il avait 56 ans. Presque le même âge que mon père. Putain de chienne de vie. Salope ! Je te hais d’être si courte. Je te hais d’être si insaisissable. Va chier pour encore une fois avoir eu le dernier mot !

7 juin 2005

Montagnes russes

Je vais bien. Je vais mal. Je ris aux larmes. Je pleure de la même façon aussi. Je n'arrête pas de parler, souvent pour ne rien dire du tout. Juste pour meubler un vide. Je change de tiroir dans ma tête. Juste pour vider un meuble. Schlack schlack. Déménager à l'autre bout de moi-même parce qu'il y a trop de souvenirs qui errent aux fonds des tiroirs. Des papiers rouges avec des coeurs éparpillés, des lettres grises comme le nuage au-dessus de moi. J'ai parfois envie de m'arracher cette putain de cervelle qui tourne sans cesse. À blanc. Je tire à blanc. Cette chaleur accablante qui m'étouffe un peu plus à chaque pas. Cette chaleur accablante qui fait que les filles sont belles comme l'été qui sent bon les filles. Parfois je baiserais tout ce qui bouge autour de moi. Parfois tout est tellement immobile. Immobile comme un film poche en slow motion. Poche comme un film de science-fiction polonais. Polonais comme la terre qui est such a big fucking empty lonely dot in the sky.

3 juin 2005

Suites et fins

C'est sûr que je vais m'ennuyer d'elle. Des grands bouts d'elle. Des petits bouts d'ailes. Quand ton amoureuse l'est plus, il y a plein de choses que tu trouves difficile. Il y a plein de parcelles de ton être qui sont en manque. Comme si on s'arrachait des petits bouts d'âme et qu'on les éparpillait sur notre chemin. Pour pas se perdre, seuls dans la forêt. Il y a plein de choses qui semblent inimaginables: Manger, dormir, respirer. Puis on se rend compte que c'est quand même possible. Avec un peu de temps. Mais un gars c'est con aussi des fois. Moi je le suis en tout cas. Pas toujours. Juste des fois. Surtout quand ton amoureuse l'est plus. Je trouve ça difficile de l'imaginer dans les bras d'un autre. Comme si ma place avait été réservée et que personne n'avait le droit de prendre ce siège-là. C'est comme si je m'étais levé en pleine représentation du film de ma vie pour aller chercher du pop-corn et que quelqu'un s'était assis à ma place, dans le noir, et qu'il lui tenait la main. C'est pas toujours facile de céder sa place, surtout quand t'as l'impression de ne même pas être rendu à l'entracte...

2 juin 2005

Record

Je me suis levé avant le soleil ce matin. Pour lui garrocher tout mon fiel à la gueule, pour l'envoyer chier en le regardant en pleine face.

Je me suis levé à une heure record cette nuit: 2 heures 55. Incroyable ! La gaffe, c'est de se réveiller. Une fois que c'est fait, it's too damn late. Y a plus aucun moyen de me rendormir. Je pense trop aussi. Ça n'arrête pas 2 minutes dans mon cortex. Et ça tourne et tourne et tourne dans ma petite tête cinglée d'insomniaque.

J'ai besoin d'être soulagé par un baume de calme. Ah et puis merde, non ! J'ai besoin de mains sur ma nuque, de langues sur mes lèvres, de griffes sur mes fesses. J'ai besoin de mordre à canines acérées dans des peaux caoutchouc; un goût de sang dans la bouche, une envie de sexe cru et écarlate.

1 juin 2005

Dehors

Fais tellement beau dehors. Enfin. Des morceaux de peau surgissent, blanc-blasés d'un hiver trop long et d'un printemps qui n'en finit plus de commencer. Laisser-aller de bretelles spagat et de jupes sunshine, les cous se font martyrs.

Le soleil réchauffe le côté gauche de mon visage. Je crois qu'il essaie de transpercer ma carapace pour se rendre loin loin en moi. Va falloir creuser, des jours et des jours, à n’en plus finir. Ça sent l’été de travaux forcés. Pioches, pics, pelles, sueurs. Y aura beaucoup de bouette séchée à gratter. Y aura plusieurs brèches à colmater.