31 janvier 2005

Visions et odeurs

Je volais au-dessus des oranges. Mon coeur ne faisait plus un zeste. J'examinais ma ville puis ce fermier qui a champ et pignon sur rue. Je voyais un monde vert, tigineux. Je planais par-delà les badauds venus humer l'air parfumé du printemps qui renaissait. Je regardais ces gens du haut de mon hôtel fruitier, de mon Auberge-Inn. Que vois-je ? Qu'entends-je ? Qu'ouïe-je ? Courge ? Peu importe. J'étais heureux, par-dessus le Marché.

27 janvier 2005

La couleur de la honte

Savez ce que j'ai envie de faire en ce moment ? Me crisser un ostie de bon coup de pied au cul pour toutes les fois où j'ai utilisé mon petit esprit fermé. Et ça m'est arrivé pas plus tard que ce matin. Alors que je roulais sur Christophe-Colomb, y a un mec avec une Honda Accord style "Yo calotte" 1990 qui coupe toutes les bagnoles à droite et à gauche pour tenter d'arriver premier à la lumière rouge suivante. Parfois je suis con... et je clanche pour lui montrer que je suis plus fort que lui. Duh ! Arrivé à ses côtés, je vois un jeune homme dans la vingtaine de race noire et je me chuchote spontanément: Pfff, char de nègre !... Et là je me rends compte de l'énormité des paroles que je viens de prononcer et j'ai subitement tellement honte de moi. Alors que je prêche contre le racisme, la discrimination et l'injustice, tout ce que je trouve à bafouiller est d'une imbécillité énorme ! Et je me rends compte qu'on a tellement de chemin à faire avant de changer les mentalités de tous parce que c’est malheureusement si profondément ancré en nous-même. Qui suis-je pour prêcher la tolérance alors que je suis animé d'une spontanéité infâme. Comme un enfant qui vient de faire un mauvais coup, je ferme ma gueule, je rentre ma tête dans mes épaules, je regarde mes pieds et je m'excuse...

26 janvier 2005

Rendre compte

Alors que l'Irak se prépare au suffrage universel, l'univers scelle son destin et scrute dans la boîte fausse. Et le faux-maître en préparant scrutins et secrets desseins, sécrète toujours sa souffrance universelle et l'univers sale s'emboîte dans la fosse.

20 janvier 2005

Chapeau !

Chapeau !
Tu te couvres chef reçu
T'as réussi t'as désuni
Vis ta victoire amère et morte
Abus de pouvoir, à marées portent
Assermenté mais assez mentir
Contre ton peuple sudiste peuples s'unissent
Aujourd'hui votre anniversaire
Dans son étau l'univers serre
Lève ton calvaire
Et trinque ton tank
À voeu d'aigle mais non aveugle
Battra un jour retraite
Pour l'instant délester
Mais plus tard désarmer
Surprenantes espérances
Inhumaines incohérences
Alors que je peine de morts
Je vois délivrance
Je vis d'espérance
Qu'un homme se lève contre toi
Et que tu tombes au combat

Spécial de la semaine

En promotion cette semaine à l'école de musique Irak-mélodie: Prenez un cours de musique à Bush et obtenez gratuitement un cours de bombarde.

19 janvier 2005

Y a des jours

Parce qu'y a des jours où ça chie sans raison. C'était poche ce matin. Sais pas pourquoi. C'était juste poche. Pas là, pas bon, pas drôle, pas de raison.

Ah oui, j'oubliais. Sans tambour ni trompette, ça fait un an pile aujourd'hui que j'ai arrêté de fumer. C'est pt'être pour ça que ça a chié. Mon corps qui se venge. Allez savoir...

Stop ou encore !

J'ai souvent envie d'arrêter ce blog. Après deux ans et demi d'écriture weblogienne, je sens que j'ai besoin d'une pause-prose. Par contre, arrêter d'écrire ici signifie aussi arrêter de vous lire. Parce que je sais pertinemment que j'aurai envie de vous commenter, de répliquer, de vous brasser la cage, de vous faire rire puis en bout de ligne de vous mettre plein de mots dans la tête et dans le coeur. J'en suis à me demander si un jour je saurai vivre sans vous tous qui parfumez mes journées...

17 janvier 2005

MA place !

Samedi soir, Starcité Montréal. Moi, ma ptite douceur et mon frère d'outremer. D'un côté du cinéma, une salle pleine à craquer, une file interminable (entre minables ?) d'ados boutonneux, de chignons crêpés, de faces grimées et de jeans Parasuco se tassant comme sardines dans l'huile pour aller voir Coach Carter, dernier blockbuster hollywoodien sur le basket-ball. Un autre film ridicule comme seuls les américains savent en faire. Puis dans une autre salle, beaucoup plus petite, tout au fond du couloir, loin de ce tumulte, une poignée de curieux visionnent un autre film tout à fait différent. Film-choc, sobre, lourd et triste sur une réalité trop inconnue du monde occidental, le génocide du Rwanda.

Hôtel Rwanda, c'est l'histoire vraie de Paul Rusesabagina, un hôtelier rwandais qui sauva la vie de plus de 1200 Tutsis (hommes, femmes et enfants) contre l'armée et les extrémistes Hutus lors du massacre de 1994. Hôtel Rwanda c'est un film coup de poing au visage et à l'abdomen à la fois. Je suis sorti de la salle sous le choc. Une prise de conscience "in your face" des atrocités qui se sont produites dans ce coin de pays retiré, dans ce paradis perdu au centre de l'Afrique.

J'avais eu la chance de visionner un reportage sur ce drame vendredi dernier à l'émission Zone Libre sur les ondes de Radio-Canada. Je n'avais jamais constaté l'ampleur de toute cette tragédie avant. À la fin du reportage, j'étais amer face aux médias qui nous bombardent d'insipidités et qui oublient de parler des vraies tragédies. Oui c'est moche qu'une famille de Trois-Rivières se retrouve sur le pavé suite à l'incendie de leur résidence. Mais crisse, comment se fait-il qu'on a pratiquement pas entendu parler de cette atrocité qui a fait plus d'un million de morts en seulement 3 mois ? Je fus bombardé en deux jours d'images toutes plus effrayantes les unes que les autres. Et je me suis senti coupable de ne pouvoir rien faire pour changer ça. Je me suis senti coupable de l'inaction de nos gouvernements qui n'osent bouger le petit doigt pour sauver tous ces hommes, femmes et enfants martyrisés. Ça m'a fait chier de constater que si t'es pauvre et que t'as la peau noire, tu vaux rien aux yeux du reste du monde.

Je prends de plus en plus conscience de ma place sur Terre depuis les dernières semaines. C'est un éveil pour moi. Après avoir passé tant d'années à vouloir laisser ma trace, je découvre que je suis ici pour d'autres raisons. J'ai maintenant ce besoin de connecter avec les autres. J'ai envie de dénoncer et stopper le mutisme devant toutes ces conneries "humaines". J'ai envie de rendre la vie de ceux qui m'entourent un peu plus facile à vivre. J'ai mon mot à dire dans tout ça. C'est ça MA place !

15 janvier 2005

Maux clés !

Je crois que je vais en faire un rituel ! Voici donc encore une fois les mots-clés tapés dans Google qui ont fait atterrir les gens sur mon blog !

blog piscine se déshabiller (c'est pas bon pour l'ordi bloguer dans piscine parzemple)
chips étude de marché (j'viens de fourrer les études de marché là)
patte au pesto (c'est des pattes de cochon italiennes ?)
freins sur les chips (ça arrête sec !)
comment rater completement sa vie armalite (y en a qui ont pas besoin d'armalite (c'est quoi ça ?) pour la rater)
je l'aime comme un fou choi (pas moi, duhhh)
gêne aux urinoirs (pour suivre la pis(t)se d'adn ?)
bouffe tes chips (pis ferme ta gueule ?)
chapleau chignon (pas encore lui)
lamoureuse de dan (hummmm, j'pense que je vais fermer ma gueule sur celui-là)
goute à ma sauce (et crève ?)
draguer par une femme (mythologie :-P )
nudité entre gars dans un vestiaire (pourquoi dans un vestiaire ? ah j'veux pas le savoir)
graines à zoiseaux (j'savais pas que les zoiseaux avaient des graines)
cowboy les mains en l'air (que personne ne boose)
clown épeurant (voir plus haut sous chapleau ou adressez-vous au premier ministre)
vieille salope sodomiser (voir frein sur les chips)
ostie recette (pour une câlisse de bonne sauce)
carte de fete tweety (c'est quoi le rapport ?)
coupe de cheveux tondeuse (ouch, ayoye !!!)
ostie (j'utilise vraiment ce mot ? :-s)
cul nu dans la rue (pas chaud pour les hémorroïdes)
de vrais salopes (j'vais finir par le prendre personnel)
histoires croustillantes (comme Ève, à se mettre sous l'adam)
grosse pitoune laide (de bingo ?)
joufflue (pour aller avec les miches et l'infection à levure à Dan)
recette feuille ostie (comme dans: donne-moué ta recette de feuilles ostie !)
profile acheteur shampoing (elle j'la comprends pas)
histoire croustillantes voisine (pour un cannibale, une voisine qui croustille)
carapace nombril (ça doit être cute une tortue avec un nombril)
pus que parfait (hiiiiii, on retourne sur les bancs d'école pis vite)
en joue feu (ouep, c'est tout ce que je mérite en bout de ligne (de tir) ...)

;-)

14 janvier 2005

Dipatisme

Inspiré d'une phrase du texte de Sébastien "La somme des hommes" qui dit: "Soyons des pacifiques physiques, des anémiques aux actes uniques..."

Je réponds: C'est aux céans de soi-même que l'on devient pacifique.

13 janvier 2005

Dépression (nerveuse ?) en provenance de l'ouest

11 degrés Celsius sur Montréal zourdui ! Fait chier le beau temps à la fin ! C'est aussi frustrant que de foutre à poil une superbe fille devant toi sans que t'aies le droit d'y toucher ! Quand on sait qu'on va se les geler de nouveau dans quelques jours (surtout si on reste à poil)...

Dipatisme

Contrairement à ce que pensent les éleveurs de porcs du Québec, l'émission de méthane dans l'atmosphère n'est pas la même chose que l'émission Démétan la petite grenouille.

11 janvier 2005

Reflet

Mais qui est cet être aux yeux sombres et au sourire fané que je dévisage de la tête au cou ? Pourquoi ses lèvres forment-elles une demi-lune si obscure ? L'autre côté du miroir est éternellement silencieux; nos coeurs demeurent sourds à la détresse des histoires sans paroles. Je ne vois dans ce reflet qu'une bouche qui crie du vide, béante, crispée. Le col de cet être difforme explosant les veines de son désarroi. Tyran, tirant, j'arrache son âme ouverte. Plonge ton regard vil dans le néant de mon abysse. Tremble devant l'enfer qui se resserre, que je vénère. Vit la géhène qui m'essouffle, qui m'étouffe. Brûle dans la douleur qui se propage, qui se projète, qui me charcute le visage. Monte vers moi. Viens mourir dans mes traits défaits et renaît des faits, des cendres, puis finit par redescendre. Reprend ton calme, reprend ton âme. Reprend ma main, reprend ton chemin. Amèrement, je hisse le drapeau blanc. Soumis, j'accepte l'évidence de cette réminiscence. Résolu, j'évolue. Je me détruis à être quelqu'un d'autre que je suis.

9 janvier 2005

Imposition

J'ai entendu dire qu'on reverrait à la hausse le taux d'imposition des membres de la guilde des musiciens. Il semble que le gouvernement fédéral voudrait taxer les rés, le processus... Non mais, ils savent vraiment plus où aller chercher leur argent !

8 janvier 2005

Dipatisme

Combien sont ces six saucissons-ci ? Ces six saucissons-ci sont six sous... À ce prix-là, y doivent vraiment goûter la marde !

7 janvier 2005

N'importe quoi !

On m'a posé une colle. Peut-être est-ce parce que j'ai la mine qui tombe ? Peu importe, on m'a posé une colle et on m'a demandé de répondre à des quouatements. J'aimerais bien. Mais je ne sais pas c'est quoi un quouatement. J'ai donc décidé de répondre à Guy Mieumieu. C'est tout Pas de ponctuation mais une auto-combustion. Je brûle pour point.

6 janvier 2005

Jean D. Duy

Alors que l'affluence sur mon blog grimpe étrangement, mon inspiration, elle, est en chute libre. Alors que sur l'échelle de mon bonheur je pète des scores du tonnerre, certains subissent d'autres types de catastrophes naturelles pas mal plus dévastatrices. C'est fou à quel point y a plus rien de relatif.