19 septembre 2005

Tristesse et détresse

De non-dits
De censure
De baumes
De morsures
D'écroulements
D'épuisements
De paroles et d'images

Le vide de ma vie
Crie plus fort que moi
Et hurle mon trépas
Annonçant le croque-mort
Qui marche vers moi
Vêtu du manteau de ma solitude
Le bruit effraie le bonheur
Ne pensez-vous pas ?
Il serait grandement l’heure
Que je ferme ma gueule
M'en diras tant
Mendiera temps

Tic tic tic tic
Tic tic tic
Tic tic
Tic

D'ailleurs
L'entendez-vous le temps ?
D'ici
Sonner le néant
Trou noir qui vacille
Et voyez-vous cette aiguille ?
Qui recule moqueuse
À l'ère
De mon être meurtri
Aux vêpres
De mon coeur aigri

Mais ne le dites à personne
Que je ne suis qu'une bombe
À retardement
Que je ne suis qu'un monstre
Aux dés ambulants
Mais il est trop tard
Car mon corps cafard
Avale de pâles paysages
Et vomit de sombres naufrages

Mais maintenant échoué
Nu sans but sans bouée
Je beugle du vide
Dans un ciel morbide
Je tourne les talons
Rentre dans ma maison
Irai trancher mes déveines
Pour étouffer ma peine

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Hum....
Moi, si j'étais animateur d'une émission de radio qui s'intitulerait euh... mettons... "Mal de blogue", je choisirais ce si beau texte. Je crois que mes auditeurs en seraient ravis!

Je reviendrai le lire... et vous lire!
Marie-Hélène

Josée-Martyne a dit...

Ces mots sont beaux. Et leur amalgame est spleenéale.

...j'ai l'impulsion intérieure au même niveau que ma tasse de café...mais y'a quelque chose qui me dit que même si la commune a gardé samedi, et que Chips (évasion mentale, je vois Puncherello ici...) voulait phoquer... Y'a le Frantik-tic-tac qui a empêché MiniPat de mater...

;-)