25 septembre 2005

Du bonheur (suite)

Note: Ce billet a été écrit hier soir immédiatement à ma sortie du film les Poupées Russes...

J'arrive du cinoche. Suis allé voir les Poupées Russes de Cédric Klapisch. Moments de bonheur intense, moments d'extase. Ce film parle d'une façon vraie et intelligente de notre quête profonde, de cette recherche universelle qu'est l'amour, l'amour qui nous tient tous en vie. L'histoire dépeint de façon si réaliste les hauts et les bas que nous traversons pour trouver l'amour, le vrai. Mais le but de ce billet n'est pas de vous vanter les mérites du film. Courez le voir ! Vous ne le regretterez pas. C'est tout ce que je peux vous dire.

Mais en ce moment, j'ai surtout envie de partager le trop plein de bonheur que je ressens. Ça me déborde par tous les pores de la peau. Je ne peux pas tout garder ça en-dedans de moi, faut que ça sorte. Je voulais vous parler du bonheur que j'ai vécu en voyant ce film. Mais je sais fort bien que ce billet est en train de se transmuter dans ma tête, de glisser vers un tout autre territoire. Parce que je ne peux pas m'empêcher de parler de MA recherche d'amour. Parce que c'est sur ça que le film porte ! Oui j'ai trippé ! Autant que la fois où j'ai vu l'Auberge Espagnole. Oui j'avais envie de grimper sur le dossier de mon siège et d'applaudir à tout rompre durant toute la projection, transporté par la magie des images, par la justesse du scénario et de la réalisation, par le jeu magnifique et poignant de tous. Oui j'ai ri, tellement. Oui j'ai pleuré, silencieusement. Parce que tous ces sentiments amers et ces instants de bonheur vécus il y a de cela si peu de temps me remontaient sans cesse à la gorge.

Mais il y surtout ce sentiment si magnifiquement mis en images quand Romain Duris sait qu'il a enfin trouvé Celle avec un C majuscule, Elle avec un E majuscule. Crisse que c'est venu me chercher au fond des tripes. Quand il sait, dans un éclair de lucidité, qu'elle est Elle, ça m'a complètement chamboulé, transpercé... Un coup d'épée au coeur ! Tchinggg ! Un coup de poing en pleine gueule ! Pafff ! Oui !!!! C'est ÇA que je veux ! Je veux cet instant de lucidité, ce moment magique où on sait ! JE VEUX SAVOIR ! Je sais que c'est possible ! Je sais que ça se peut ! Et je ne me satisferai de rien d'autre. Fuck les étincelles qui font pouitchhhh ! Fuck les pétards mouillés qui n'explosent jamais en un feu incroyable ! Je n'en veux pas de ça ! Je veux du vrai ! Du Vrai avec un V majuscule !

Et il y a cette phrase de Romain Duris, à la toute fin du film qui m'a tellement interpelée: "Les filles que l'on rencontre dans la vie sont comme des poupées russes. On ne peut pas s'empêcher de les ouvrir une à une pour voir celle qui se cache en-dessous. Jusqu'à temps qu'on découvre la toute petite dernière, LA bonne !" Cette phrase est tellement venue me chercher... Parce que oui, j'ai peur ! J'ai parfois tellement peur ! Mais faut se lancer dans la gueule du loup, encore et encore, quitte à avoir mal une fois de plus, quitte à se faire blesser de nouveau. Parce qu'un jour, on finit par trouver notre petite dernière poupée russe. Oui je risque de me planter. Parce que je ne sais pas quand ça arrivera. Oui je risque d'avoir mal ou même d'en faire. Mais un jour, j'en suis sûr, ça arrivera.

10 commentaires:

La Souris & Myrrha a dit...

Si le film est aussi poignant que ton message... ouf!

Anonyme a dit...

Je suis flabbergastée.
je te nomme porte-parole officiel de ceux qui savent qu'existe l'Amour.
k.

Ness a dit...

Tu m'as convaincue!! Je vais au cinoche demain :)

719 a dit...

Amen : )

David a dit...

C'est exactement comme ca je me sentais que je suis sorti de ce film la.

Ce film, cest le genre de film qui te fait travailler dans ta tete sur la facon que tu vois les choses, et cest parfait comme ca.

Fr3d a dit...

vais-je reprendre espoire? Qui n'en n'aurait pas après un tel texte

Luzur Maurat a dit...

Ça me rend joyeux de voir tout cet enthousiasme!!!

eve a dit...

J'ai beaucoup aimé le film que j'ai vu en fin de semaine. Et depuis, je réfléchis beaucoup ...

Ce qui me fait peur. C'est la rupture de stock de poupées russes. Et je me dis: "J'ai du passer trop de temps à chercher LA bonne personne que je suis passé à côté sans la voir".

Et maintenant à 35ans, il n'est pas facile de vieillir pour une femme.

... je réfléchis beaucoup trop.

GeNeViEvE a dit...

Beaucoup aimé le film aussi... Je me rassure (ou m'inquiète???!) de savoir que l'enfoirisme affectif touche les jeunes de 20 a 35 ans et transcende les sexes et les frontières...
Le conte de fées d'audrey tautou, délicieux... jouer du pipeau au début du film, H-I-L-A-R-A-N-T... et que dire des répliques telles "Est-ce que j'ai une gueule a faire des farandoles?!"

Anne-Marie a dit...

J'ai pas le choix d'aller le voir.... merci !