Pourquoi est-ce que je suis fait comme je suis ? Suis-je tellement différent des autres ? J'pourrais pas être comme tant de gens et être capable de vivre ma vie et m'en câlisser ? Pourquoi l'amour prend-il tant de place dans ma vie ? Pourquoi mon voisin est-il capable de vivre en solitaire, en ermite, sans amour de quiconque alors que moi j'en ai tellement besoin ? Est-ce que c'est génétique ? Est-ce parce que j'ai manqué de quelque chose étant enfant ? Est-ce parce que mon père était alcolo ? Parce que ma mère était dépendante affective ? Parce que ma soeur était baveuse ? Parce que mon chat est mort écrasé par une gratte la veille de Noël ? Fuck, j'y comprends rien ! Que dalle ! J'ai beau essayé de twister ça dans tous les sens, j'suis incapable de trouver une réponse.
Pour moi, le but ultime de la vie c'est de trouver l'amour. Parce que quand t'es amoureux, le reste tu t'en contre-saint-ciboirise ! Tu pourrais perdre ta job que tu crisserais ton camp sur une île déserte avec ton amoureuse ! Tu pourrais perdre ta maison que tu habiterais dans une boîte de carton. Tu pourrais perdre le Nord que ton amoureuse serait l'aimant de ta vie, ta rose-des-vents, ta carte du ciel, ton univers en suspension. Quand t'es en amour, tu te sens tellement vivant. La moindre fibre en toi vibre constamment. N'est-ce pas justement le but de la vie de se sentir vivant à ce point-là ? À part l'amour, vous en connaissez beaucoup d'autres sentiments qui vous font vivre des moments d'extase comme ça ? Ça vous est déjà arrivé vous autres de vous faire la réflexion un moment donné: "Je suis tellement heureux en ce moment que je pourrais mourir drette là et ça ne me dérangerait même pas" ? Pour une personne comme moi, qui aime la vie comme un fou, c'est une affirmation énorme ! Dans mon cas, ça ne m'est arrivé que deux fois. Mais quand ça m'est arrivé, fuck, j'étais complètement chaviré ! Et j'en redemande encore, à chaque fois... Évidemment, je ne veux pas tomber amoureux de n'importe qui n'importe quand. Mais ce sentiment incroyable d'invincibilité fragile... Arghhh !
Alors j'me pose ces satanées questions sans cesse: comment les gens font-ils pour passer leur vie seuls ? Comment font-ils pour s'empêcher de tomber en amour ? Faut-il, à quelque part, être complètement insensible pour être capable de vivre sans en avoir besoin ? Suis-je vraiment complètement à côté de la track ?
Éclairez ma lanterne (ou astiquez ma chandelle) parce que moi, j'y comprends plus rien...


42 commentaires:
Ce n’est pas pour rien que la bouteille de bière a la forme d’une femme et qu’amour est masculin au singulier et féminin au pluriel.
effectivement, t'as juste a remplacer les mots ''amour, amoureuse'' dans ton texte par n'importe quelle dope (ou boisson) pour avoir une partie de ta réponse.
Je doute qu'il y a vraiment des gens qui vivent sans (ben oui sûrement, mais je veux dire qui sont vraiment heureux sans...).
Prends par exemple une fille admettons qui est comme jamais vraiment amoureuse. Ben c'est pas qu'elle veut pas, c'est plus qu'elle s'arrange pour que ça arrive vraiment jamais. Tu vois, c'est pas qu'elle en a pas besoin, elle a juste peur je pense qu'une fois que ça aura été ça elle sera plus jamais capable de s'en passer.
Ça fait peur s'investir, se laisser aller, se brancher les tripes sur l'autre. Ça fait peur.Ce que tu décris dans ton texte, moi... euh... pas moi, mais la fille hypothétique là..., ça doit y faire crissement peur. Une fois que t'as été rempli de ça, tu te sens encore plus comme une merde quand ça part? Je veux dire encore plus comme une merde que quand on est tout le temps tout seul. Ben moi je dis... ben pas moi, la fille névrosée hypothétique elle dit: aussi bien rester tout seul...
Sérieusement...
Mais non tu n'es pas anormal, je te conseillerais d'aller lire d'autres blogs si tu ne faisais pas déjà ça sans arrêt. Non, tu n'es pas anormal... À vue de nez on est pas mal plusieurs à passer 53% de notre temps à penser au sexe 53% à penser à nos amours 4% à essayer de faire le lien entre les deux. Peut-être que des fois on fait de l'overtime pour penser à autre chose... des fois!
Patrick,
Tu savais que je te lisais silencieusement; je mets fin à cela pour te répondre à « Comment on fait pour s’empêcher de tomber en amour? »
Comme a si bien dit Flaubert « La manière la plus profonde de sentir quelque chose est d’en souffrir ». Alors on se tape une petite virée « down memory lane », on cherche la cicatrice d’un amour passé, une fois qu’on la trouve, on la gratte, on la creuse jusqu’au sang; pis là on entend LE souvenir dire « Ha ha…s’tie je rappelle combien ça fait mal! ».
C’est alors qu’un choix arbitraire se présente…
Je ne crois pas que cela soit une question d’insensibilité…….au contraire je crois plutôt que c’est une question d’hyper-sensiblité égoiste.
Loba13
entouka y'a pas grand monde qui soit capable de dire ça simple et vrai et honnête comme toi
même si quelque part tout le monde le pense
:)
Bah, tu sais tellement ce que j'en pense que j'ai l'impression de retomber sur un vieux Msn. ;-)
L'amour c'est pas ça.
Take care
xNad
Sébastien: Féminin-pluriel ?... Un gars deux filles ? Hmmmm... ;-)
Anonyme: C'est toujours le fun de se faire traiter de dépendant, de toxico ou d'alcolo, surtout par un anonyme !!!
Catherine: Euhhh, ça fait 110 % là ! T'es sûr que tu te mélanges pas avec une certaine émission poche ?
Loba: Content de te voir dans les parages. Je serais curieux que tu développes sur mon "hyper-sensiblité égoiste" par contre !
Marie: Merci ! :-)
Nadine: Cheap shot ! ;-) Mais c'est de bonne guerre (d'ailleurs, j'savais même pas que tu connaissais ça MSN pis les emails! M'enfin ! :-P )! Mais je ne parlais pas ici de ce qu'est l'amour, parce que chacun le perçoit différemment, mais beaucoup plus du sentiment qu'on ressent quand on est dans cet état-là (proche du Wisconsin).
T'es très normal Pat. J'ai un milion de choses à rajouter, ce serait trop long a expliquer. En gros, de tout ce que tu dis, chaque intonation me rejoint.
L'amour...aussi risqué,sinon plus qu'un saut en parachute.Mais c'est totalement excitants des sauts en parachutes,non?
Voici ce que j'en pense.Je me suis cassée la geule à quelques reprises en amour.Mais la plonge était toujours prévue (ou presque)
Ce qui me fait "c-h-.-.-r",c'est ceux qui ont eu une peine d'amour et qui le font subir à tout le monde.Moi aussi j'ai braillé comme un veau ma grosse pei-peine.Je n'ai pas eu beaucoup de prétendants dans ma vie,mais à nouvelles fois,je refaisais le saut dans le vide,en me disant que "qui ne risque rien n'a rien".
De nos jours,c'est presque honteux de croire en l'amour et il ne faudrait pas le crier trop fort!
pis ceux qui ne sont pas d'accord avec ca,ils peuvent bien continuer à se la jouer cool et invincibles,mais c'est eux le soir qui sucent leurs pouces en s'endormant...
WORD.
Marie-Danielle ;)
Ceux qui passent leur vie seul c'est qu'il n'ont pas trouvé l'amour ou qu'ils ne font pas d'effort parce qu'ils ont juste peur. Ceux qui s'empêchent de tomber en amour, c'est qu'ils ont peur du jour où ça va finir, alors ils se protègent avant même que ça commence. Et ce n'est pas qu'ils sont insensibles, au contraire, ce sont sans doute les plus sensibles qui existent.
Batinse!
Moi j'ai choisi v'la qq temps de vivre sans. Je ne suis ni effrayée, ni insensible, ni égoiste, ni névrosée ou je ne sais quoi d'autre encore que j'ai lu ici...:-/
Et oui, j'ai été très en amour plus d'une fois. J'y ai goûté. Pis j'en veux pu. Et that's it.
C'est juste une simple question de choix. Je trouve personnellement que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Bin oui, les p'tits papillons dans l'estomac, les yeux dans les yeux, la main dans la main, c'est mimi tout plein, et ça donne tout plein de frissons!
ça dure quoi? 6 mois? Ça tient pas le coup bin bin longtemps face aux comptes d'hydro, de téléphone, aux changements de couches et aux crises d'otites du ptit dernier en pleine nuit, à la lessive, et à l'aspirateur à passer.
C'est même pas de l'amour ça, c'est juste l'excitement de la nouveauté. J'obtiens la même chose tout à fait, sans payer le prix en ne m'investissant pas émotionnellement.
Bon je vais en rajouter (ou juste répéter ce que les autres ont dit)...
«J'pourrais pas être comme tant de gens et être capable de vivre ma vie et m'en câlisser ?» Beaucoup plus en parlant avec des gens qu'en lisant des blogs (mais ça tendance à s'inverser ces temps-ci), j'ai découvert que TOUT le monde se pose exactement la même question! Et que (presque) TOUT le monde cherche à donner l'impression de vivre sa vie et s'en câlisser. Mais qu'au fond, TOUT le monde brûle en dedans, pi quand tu jases avec tout le monde, surtout lorsqu'il y a profusion d'alcool, ben ce feu-là, ce quelque chose d'humain, de grandeur humaine, sort, se déverse, et surprend. Notre modernité nous commande à être petits, à vivre comme TOUT le monde, c'est-à-dire à rien sentir, même si ce tout le monde est composé d'humains, et qu'un humain, c'est quelque chose avant tout de sensible.
blablabla, je m'en tape les doigts...
Juste envie de dire que c'est exactement ça... Je me suis fait dire tellement souvent que j'étais trop romantique que j'avais fini par y croire , mais je me rends compte que je ne suis pas la seule à penser à l'amour de cette manière...et ça fait tellement du bien!!!
Je me reconnais souvent dans ce que tu écris...vis-tu dans ma tête?
L'avant dernière m'a flushé parce que j'étais trop romantique et que elle ,elle est aimait le cul.Moi aussi j'aime faire l'amour quand je suis en extase(ou amoureux)Mais putain que ça fait mal quand on nous enlève de force tout ça.
euh je m'excuse magique, mais je suis pas d'accord. Anyway je m'attarderai pas mais...
a) tout le monde est névrosé, on s'en sort pas
b) ne pas s'investir émotivement peut être un choix comme un autre et pas plus mauvais qu'un autre, mais c'est clair de chez clair que ça stoppe le développement d'une partie de la vie. Et je parle en connaissance de cause. Voyons donc, si quelqu'un disait moi je m'investis pas intellectuellement dans la vie, c'est une perte de temps, ben il serait complètement hors de la raison.Comme un papillon fou. Ben ne pas s'investir émotivement dans sa relation c'est être complètement dans la raison, c'est un autre genre de... névrose!
c) ... on peux-tu s'entendre pour dire qu'il y a une marge entre les petits papillons pis la passion qui dure six mois pis le non-investissement émotif? J'ai toujours l'impression qu'on s'en sort pas.
d) oui être accroc aux papillons c'est un problème, non ce n'est probablement pas ça l'Amour, mais l'investissement émotif avec un autre être me semble encore être une expérience enrichissante dans la vie. Et se mettre en danger ça fait aussi partie des façons d'évoluer...
Patrick, tu dis:
Faut-il, à quelque part, être complètement insensible pour être capable de vivre sans en avoir besoin ?
Faire preuve d'hyper-sensibilité égoiste.....c'est choisir de ne pas se faire de nouvelles cicatrices...as simple as that:-).
Par contre on apprend à reconnaître les autres visages de l'amour...
Loba13
M'excuse aussi Catherine, mais ne plus croire au couple, ne plus vouloir investir dans quelque chose qu'on sait d'avance voué à la faillite, ce n'est pas renoncer à son développement émotionnel. Comme Loba13 le dit si merveilleusement bien: "Par contre on apprend à reconnaître les autres visages de l'amour..."
J'ai beaucoup d'amour dans ma vie. Mes enfants, ma famille, mes amis. Mais l'amour romantique? Pourquoi faire? Pour foutre encore en l'air toute ma vie sociale, matérielle, financière, familiale, émotionnelle dans dix ans?
Pas besoin. Trop cher payé pour le peu que ça apporte franchement. Ya des formes d'amour beaucoup plus gratifiantes que ça. Et les ptits frissons, je les prends ailleurs, sans en payer le prix.
Je suis sans doute naïve mais j'y crois encore à l'Amour. Et je l'espère encore. Même si je me plante plus souvent qu'à mon tour. Peut-être parce que ça fait 6 ans que cela ne m'est pas arrivé. Je ne sais pas. Mais je l'espère et je veux me sentir invincible et belle parce que j'aime.
Ce ne sont pas tant les papillons que je voudrais. Non, c'est plus simplement savoir que lui et moi en même temps on sait. On sait qu'on est l'un pour l'autre l'essentiel. Je ne veux plus courir les passions qui déchirent. Je veux que l'amour me nourisse. Un peu de miel dans du lait chaud.
Et si ça fait mal à la fin, tant pis. S'il faut tout reconstruire, tout renégocier, tout changer et tout pleurer, tant pis aussi. Au moins, l'espace d'une partition, je me serai sentie la plus belle dans les yeux de Celui que j'aurais choisi.
Oh my God, I've created a monster ! ;-)
Marie-Danielle: Le risque fait toujours peur mais le feeling est trop fort pour y renoncer ! C'est juste que t'as toujours l'impression de sauter en parachute, sans parachute !
La Freak: Je ne crois pas que ça soit uniquement une question de peur qui fait qu'on ne tombe pas en amour. Il y a tellement plein d'autres facteurs qui font que ça arrive ou non.
Magique: Oufff, je sens une grosse pointe d'amertume dans ton commentaire. Je sais que dans ton cas, tu t'es fait brûler dernièrement. Mais si tu crois que l'amour ne dure que 6 mois, c'est que ce que tu as vécu n'en était pas à mon avis. Moi, les papillons, je les ai vécus jusqu'à la toute fin. De l'amertume, j'en ai encore un peu. Mais ça ne m'empêchera certainement pas de replonger dedans quand ça se présentera à nouveau.
L'Indécrottable: Honnêtement, je ne pense pas que tout le monde brûle en-dedans d'eux-mêmes. Y en a une crisse de gang qui se pose jamais de question sur rien. Ça en fait habituellement une belle gang de tarés.
Anonyme 1: Si je vis dans ta tête, ça expliquerait pourquoi ma chambre est parsemée de macaronis ! Hahaha !
Anonyme 2: À mon avis, "faire l'amour" est justement une facette romantique du sexe. Le cul pis l'amour a rien à voir. L'un existe très bien sans l'autre. C'est juste que quand tu mélanges les deux, le résultat peut parfois être extatique ! Peut-être que ton ex aurait justement voulu plus de cul et moins d'amour à l'occasion. Mais bon, j'connais pas ta situation et c'est juste mon avis que je donne avec les données que j'ai...
Catherine: Euhhh, t'as pas pris ton lithium toi encore hein ? :-P
Loba: Je ne pense pas que c'est égoïste de ne pas vouloir de cicatrices. Parfois, on veut juste pas avoir mal et ça n'a rien à voir avec les autres... Mais merci d'avoir développé ta pensée.
Mathilde: Je pense que la chaleur du lait chaud et la passion du chocolat peuvent très bien cohabiter.
Allo Patrick,
Très bonne réflexion , moi quand je suis tombée en amour, je me suis fait mal. Quand j'ai été en amour, tout allait bien. Comment vivre sans amour, on ne peut pas, il faut aimer, quelqu'un peut importe la manière, amicalement, tendrement mais aimer c'est ce qui est important et ce n'est pas vrai qu'une personne vit sans amour, si elle est solitaire c'est qu'elle a trouvé un autre genre d'amour, et je ne pense pas que l'alcool ou la dope, remplace rien.
C'est vrai quand tu es en amour il aurait beau pleuvoir des marteaux tu t'en fous, en réalité c'est le bien-être que tu éprouves d'être avec cette personne qui te fais sentir comme ça :)
T'inquiètes pas , j'ai aimé souvent dans ma vie, pas toujours de la bonne manière , et je sais qu'un jour je vais aimer encore comme ça, je ne désespère pas et tu vois je suis rendue à 54 ans :)
Et si ça fait pas demande de la tarte au sucre à Marie-Christine, tu va voir que ton moral va monter en flèche :)
.............Égoisme dans le sens où toute ta cellule immédiate ou éloignée te dit " Ben voyons, comment tu peux savoir d'avance que ça va faire mal ". Tu fais alors le choix égoiste de ne pas aller valider...
Fait trop longtemps que j'écris plus.......J'ai perdu l'Art de me faire comprendre:pppp
je m'excuse j'en remets mais non j'ai pas pris mon lithium.
Magique: ce n'est pas un jugement moral, tu fais ce que tu veux.
Mais là où tu fais un lien amour/romantique/couple/foutre sa vie en l'air, je trouve que les associations sont one-way et mériteraient d'être approfondie. en fait c'est toi qui pèche par excès de romantisme en faisant un lien direct entre amour et foutre sa vie en l'air. Oui, il y a plusieurs formes d'amour, et plusieurs visages du couple. Je parle d'aimer un être, dans le sens de l'amour partage, où se retrouve une complicité sexuelle et émotionelle qui me semble importante. Les amis, les enfants, la famille, ça apporte pas ça, c'est pas vrai. Mais ça ne réduit pas leur importance. La seule vraie ligne de conduite c'est de ne jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier.
Renoncer à ça parce qu'on a eu mal, s'est refusé l'idée que l'amour peut être autre chose qu'une destruction.
C'est pas de la maturité. C'est du blindage.
J'ai rien contre. À chacun ses choix.
J'ai quelque chose contre quand on se ment à soi-même. Et j'ai quelque chose contre quand on présente la fragilité, l'envie de passion ou la névrose comme des tares absolus à combattre.
Pat est pas anormal. Il est même très équilibré (bon je m'emporte là,... ;o) ), parce qu'il commence par admettre qui il est. Avec tout ce que ça représente de boulet au pied...
Bon là je me la ferme.
putain, catherine, tu l'as dit, ouf
la résignation, la perte d'espoir, de naïveté, se priver d'aller vers l'inconnu parce qu'on a peur, c'est bien dommage et c'est mourir un peu. tanpis pour eux.
moi je préfère crever d'amour
que crever de rien du tout mais de crever quand même.
Patrick: si tu lis bien ce que j'ai écrit, je disais que c'est parce que la personne a pas trouvé l'amour OU BIEN parce qu'elle fait pas d'effort car elle a peur. Mais oui, il y a aussi d'autres facteurs que ces deux-là, c'est sûr. Comme le hasard, la malchance, les problèmes de toutes sortes...
Admettre qui on est, se connaître soi-même, reconnaître ses patterns (pourquoi ça foire tout le temps ? ça serait-ti de ma faute ?), mécanismes, blindages : en effet, vous avez raison, Catherine. Être lucide, calvâsse.
À ceux qui sont déçus et amers, il faudrait peut-être penser à ne pas trop mettre d'espoir dans l'amour (ça va régler tous mes problèmes, ça va durer toujours, etc.). Non pas renoncer à aimer, à faire des plans, etc., mais renoncer à prendre ses désirs pour la réalité, les prendre pour ce qu'ils sont, des désirs, satisfaits ou non, et aimer l'autre pour ce qu'il est, aimer qu'il soit. Vivre le chagrin et le désespoir, en homme, en femme digne, pas en enfant, bordel.
Et je ne peux pas moi non plus renoncer à la joie : ni chocolat ni branlette ne peuvent remplacer ça.
Allez, salut.
J'aimé un peu,fort, bien, tout croche... j'ai eu mal, j'ai été heureuse, j'ai eu des papillons dans l'estomac et des couteaux dans le coeur.
Chaque fois, je me dis que c'est la dernière fois, chaque fois je retombe et j'y crois encore...
Penser que l'amour va inévitablement finir mal, c'est peut-être réaliste, mais c'est surtout pessimiste.
Tant et aussi longtemps qu'on m'offrira que des possibilités de relations "d'accomodation" (la co-location, le partage des comptes et des tâches ménagères, etc.)...
Tant et aussi longtemps qu'on m'offrira que des moments de baise aux "simili-goûts peuvent peut-être contenir une possible éventualité de romantisme dillué"...
Tant et aussi longtemps que je ne ressentirai pas ces sapristis de papillons me chatouiller l'envie d'amour...
Je tends mon majeur pour faire un gros "fuck you" à l'amour en souhaitant silencieusement qu'un prince me voit et trouve mon comportement charmant!
Tout ce charabia pour dire que sans les papillons, je dit non à l'amour!
Maridan, je suis pas tout à fait d'accord sur l'objectif de l'amour. Parce que, que ça soit la question de l'amour ou de n'importe quel autre "plaisir", c'est toujours à la base très égoïste comme recherche. On aime pas l'autre pour lui faire plaisir, on le fait parce que ça NOUS fait plaisir. À mon avis, ça vaut pour beeennn des affaires ça. Le but premier, qu'on se l'avoue ou non, c'est NOTRE plaisir, pas celui des autres, tant mieux si notre plaisir passe par celui de quelqu'un d'autre, c'est franchement mieux, mais c'est pas notre idée première, moi j'y crois pas.
Je vais seconder Catherine en réponse à Magique, l'amour n'est pas nécéssairement associé à la destruction, c'est la place qu'on lui accorde et le pouvoir qu'on lui donne qui engendrent ce genre de résultat. Aimer mal, oui c'est destructeur, pour soi, pour l'autre. Mais aimer sainement, sans s'oublier et sans remettre aux mains de l'autre la gestion de notre vie, ce n'est pas destructeur et c'est possible.
Cendrine, l'amour sans papillon je dis non aussi, mais les papillons sans amour, c'est pas ben mieux, faut savoir distinguer aussi.
Pat, le premier anonyme de tous les commentaires, il te fait peut-être chier avec son constat mais penses-y comme il faut et il a pas tort, si le chapeau te fait tu le portes, sinon ben dis-toi qu'il est porté par beaucoup plus de monde qu'on peut imaginer, pis plus tu réagiras fort à ce genre de commentaire, plus c'est qu'il aura visé dans le mille, de qui il vient, anonyme ou pas, ça n'a pas d'importance.
Je sais très bien d'où provient le premier commentaire venant "d'Anonyme". D'où le "ton" humoristiquement acerbe. Je trouve juste facile de cacher des commentaires de la sorte derrière l'anonymat. Tu dis: Si le chapeau fait, mets-le. Sauf que le commentaire était écrit de façon à ce que je le porte ce chapeau, "pour avoir une partie de MA réponse".
Personnellement, je ne crois pas que le chapeau me fasse. Je n'ai pas l'impression d'avoir une dépendance à l'amour, pas plus qu'à rien d'autre, simplement parce que pour moi, l'amour a plus d'importance dans ma vie que pour quelqu'un d'autre. Si quelqu'un n'y porte pas d'importance de son côté, soit ! Je ne peux pas le comprendre mais je peux l'accepter. Mon opinion à moi par contre est que cette personne a probablement une carapace gigantesque dûe à des blessures majeures jamais guéries, ce qui rend toute forme d'ouverture à la sensibilité et à l'amour impossible. Voilà !
Pour tous les autres, un gros merci pour tous vos commentaires. J'ai adoré le débat que ça a ouvert. On devrait aller en parler toute la gang autour d'une bière ! ;-)
«Mon opinion à moi par contre est que cette personne a probablement une carapace gigantesque dûe à des blessures majeures jamais guéries, ce qui rend toute forme d'ouverture à la sensibilité et à l'amour impossible. »
Je te seconde. Et si je me retenais pas je te frencherais. Mais non, on est con les humains, quand on met l'amour au centre de sa vie on a jamais envie de frencher les gens comme nous, juste les autres. C'est de même. C'est tout con.
Et je REFUSE d'aller discuter devant une bière. D'abord je ne bois pas ça échauffe les sens. Ensuite rencontre des gens c'est des plans pour provoquer des papillons. Oh que non.
Je me drape dans mon abri tempo lavallois et je serai blindé contre toute attaque passionnelle prémiditée ou non, qu'on se le dise.
(Lithium tu disais?)
Retiens-toi stp ! Hahahaha ! :-P
Wo les moteurs !
Cibole késsé ça ?!
Le premier commentaire anonyme venait de moi (et j'étais absolument certaine que Pat le savait; il connait mon opinion, qui n'a pas changée depuis 10 ans, sur l'amour pis tout ça...le ''cheap shot''qu'il m'a envoyé répondait à ça), et s'il est resté anonyme c'est simplement dû à une maladresse informatique généralisée (et à ma tête en l'air de peseuse-de-n'importe-quel-piton-sans-regarder connue mondialement)(je refuse de discuter d''acte manqué'' et tout le tintouin, 'toujours trouvé cette théorie ridicule...). Je trouvais qu'il répondait bien au premier commentaire et soulignait le contraste entre le titre du post qui parle d'amour et le propos qui parle d'ivresse amoureuse (pour moi ce n'est vraiment pas la même chose...). (mais faites-le donc! Remplacez-les les mots, juste pour l'exercice ''stylistique'', c'est vrai que ça fitte ! Pis pas besoin de faire de la psychologie-de-salon pour le voir ! ;-))
Mes plus plates excuses on été envoyées à Patrick.
Comme quoi c'était pas de mes affaires et c'était malhabile.
Point barre.
Ceci étant admis, je refuse qu'on me taxe à mots couverts de frustrée-blessée-encarapaçonnée-désenchantée de l'amour ! Menute !
Kessé? ...de quoi ?!
Heille, c'est pas exactement une opinion nouvelle que j'dis, ici...
Et ma vie amoureuse-seskuelle z'et papillonesque va très-très bien merci !
...Non mais !
Tu penses vraiment ça de moi, Pat ?!
Que je n'ai aucune sensibilité à l'amour ??!
J'en reviens pas !
GrrrNAD***
(pis c'est ben vrai que je pogne toujours autant à la provoc' gratuite. Oui, chuis soupe-au-lait... en plus.:-PP)
Je ne suis pas psychologue ! (Dieu merci). Je ne suis pas plus détective ! (Demandez-vous pas pourquoi). Par contre, je suis parfois passablement con. Vous voulez un exemple ? Allez lire plus haut ! Parfois on fait des commentaires et on s'emporte quelque peu. Parce qu'on est encore un peu amer, parce qu'on a des réactions vraiment enfantines. Mes commentaires d'hier étaient du vrai 12 ans ! Y en a qui doivent vraiment rire dans leur barbe en ce moment, surtout ceux qui n'en ont pas ! J'ai fait l'erreur de m'adresser à quelqu'un par le biais de mes commentaires et je n'aurais pas dû. Premièrement, le risque de se planter est là et deuxièmement parce que je n'avais pas vérifié mes sources correctement. Je ne devrais jamais m'adresser à personne en particulier dans mes commentaires parce que le risque de blesser quelqu'un (même la personne concernée) ne vaut pas le détour. Je suis con et j'en suis désolé. Allez, je me tourne le dos, je baisse mon pantalon et je me sors les fesses ! Hop ! Un bon coup de pied au cul !
Ceci étant dit, les commentaires que j'ai fait si haut NE S'ADRESSAIT PAS à Nadine. Je tiens donc à m'excuser auprès d'elle du malentendu. Soyez tous assurés (et surtout toi Nadine) que je ne pense absolument pas ça d'elle. Au contraire même. S'il y a quelqu'un qui a su s'investir dans une de mes relations, c'est bien elle. Je tenais à le spécifier publiquement. Alors mea culpa, mea maxima culpa... Astheure, j'assume !
Mais maudit qu't'es soupe au lait Nadine ! :-P
Tu as raison Pat. Il y a de l'amertume dans mes interventions. Pas de l'amertume contre les histoires d'amour ou ton billet non. Cependant, oui, je ressens de l'amertume quand on se donne le droit de qualifier la différence. Surtout en termes aussi peu flatteurs que ce que j'ai lu ici, sur ces commentaires. Et en grosse généralisations aussi réductrices.
Je ne force personne à partager mon opinion. Il ne me serait jamais passé par la tête non plus de qualifier quelqu'un d'anormal, de névrosé, de naif, ou quoi que ce soit d'autre parce qu'il ne partage pas mes convictions sur ce sujet.
Et oui, devant une bière, le sujet serait probablement discuté fort différemment. Sur le net, possiblement sur les blogs à plus forte raison, tout est réduit, condensé, comprimé, et c'est tellement facile d'oublier qu'on discute avec une personne, et non pas juste un clavier.
Hey...
J'arrive en retard dans le débat, mais comme tu sais mon point de vue sur la question (du moins, en bonne partie), Pat, je me la ferme.
J'voulais juste être le quarantième commentaire. Voilà.
J'ai gagné!
Je peux pas vraiment te répondre. Mais je me sens comme ça aussi, et ça m'emmerde profondément
tu l as dit, l amour c est de la merde.
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