29 octobre 2004

Histoire de lettres

Je ne sais pas si c'est parce que mon écriture change, je ne sais pas si c'est parce qu'elle est plus réfléchie, je ne sais pas si c'est parce que je me conscientise tout simplement, mais j'ai l'impression qu'avec le temps mon écriture devient une délivrance. Une délivrance de mon âme, une délivrance de mes douleurs, une délivrance de mes questionnements. Mes phrases deviennent un baume sur mon être, un baume sur mes jours. Moi qui ai toujours repoussé du revers de la main l'idée que mes mots agissaient à travers moi, moi qui ai même parfois rigolé à l'idée qu'on pouvait se délivrer par quelques lettres éparpillées ça et là, ironiquement aujourd'hui, je me mets le doigt dans l'oeil et l'autre dans le Q.

27 octobre 2004

In the Navy

Parce qu'y a pas juste le pétrole qui nous tient à coeur, joignez l'Iran des Forces Armées américaines ! C'est Palestine de soi qui manque dans nos troupes. On prend nos cadavres pis on l'Irak dans des avions pour les ramener au pays. Tout ça Moyen-Orient rien du tout. Vous n'aurez pas à débourser une cenne ! C'est sûr qu'on aurait pu demander aux soldats canadiens d'aller se faire massacrer là-bas en notre nom, mais c'est pakistanais d'être pris pour des imbéciles. Joignez donc les Forces Armées américaines pour qu'on vous en Bush un coin ben comme y faut. Mais attention, rira bien Kerry-rat le dernier.

26 octobre 2004

Sortez-moi de moi ®

J'ai rencontré Nadine quelque mois plus tard. Lors de nos disputes, celle-ci me répétait souvent qu'elle ne pouvait espérer construire quoi que ce soit avec moi. Qu'étant donné que j'avais tout eu, tout vécu (enfant, maison, famille, etc...) et que ça ne m'intéressait plus, elle ne pouvait compter sur moi pour élaborer des projets. Elle m'a reproché souvent que tout ça était vain. Je m'en suis également longtemps voulu. J'ai un certain don pour culpabiliser mettons.

Aujourd'hui, j'apprends qu'un autre rêve vient d'être repoussé, qu'un autre espoir vient d'être quelque peu brisé. Pour une fois, ça n'est pas de ma faute. Je n'ai rien à voir avec ce triste fait. Malheureusement. Malheureusement parce que j'aurais peut-être pu y faire quelque chose. Mais je n'y peux rien. Mais peut-être que si ! Parce que je me sens un peu concerné par tout ceci. Parce que les chances que j'ai de faire vivre ce rêve à la personne que j'aime sont minimes, celui qui aurait du le faire ne l'a pas fait au bon moment. Aujourd'hui, j'ai le sentiment de ne pas être la bonne personne au bon endroit au bon moment.

Recette

Parfois, quand je ne suis pas là, je me demande si elle laisse errer ses pensées vers moi quelques instants. Parfois je me demande si un sourire illumine son visage lorsqu'elle m'imagine dans ses bulles intermèdes.

Parfois, une simple parole innocente s'insère dans une discussion pas rapport:

- Ouin dis-je, faudrait ben que j'achète un foutu séparateur de jaune d'oeuf pour pouvoir faire mes biscuits.

Puis survient un moment, instant inattendu, où s'insère dans ma vie comme un arc-en-ciel, son image réconfortante. Ce midi, j'entre chez moi et j'aperçois, trônant sur la table de cuisine, un simple ustensile, seul, perdu, pas rapport lui non plus. Pas de mot, pas de note. Rien. Un simple ustensile insignifiant en soit mais qui représente mon visage dans ses pensées. Elle m’avait acheté mon foutu séparateur de jaune d'œuf, sans que je lui demande, comme ça, pour rien. Toujours quand je m'y attends le moins, elle se présente sous une forme ou une autre pour venir ensoleiller mes journées. Chère Pascale, tu es le jaune de mon coco, tu es la fine herbe sur mon omelette, tu es ma gerbe printanière au grand complet, tu es l’arbre qui m’enlace, tu es mon effet de serre, tu es mon réchauffement planétaire. Merci...

25 octobre 2004

Ces méchancetés qui nous tuent

Vers l’âge de 12 ans, j'mesurais même pas 5 pieds et j'pesais environ 135 livres. J’étais, avouons-le, relativement grassouillet. Doublé d'une voix qui n'avait pas encore muée et d'un babyface qui mettait du temps à vieillir, j'ai passé pour une ptite-grosse plus souvent qu'à mon tour. Disons que j'avais pas grand chose qui roulait pour moi au niveau physique. J’avais au moins la chance de posséder une intelligence au-dessus de la moyenne. Entre vous et moi, à 12 ans, on se câlisse éperdument d'être intelligent si c'est pour rester dans son coin. J'aurais volontiers échangé 20 point de Q.I. contre le frenchkiss d'une ptite blonde "cochonne". J'ai vraiment été affublé de tous les surnoms possibles: Bouboule par-ci, Miss Tapette par-là, j'les ai tous entendus. Vous savez comme moi qu’un préado boutonneux de 12 ans, ça peut être crissement méchant. Les autres l’étaient avec moi. Et ça peut vous scrapper une adolescence d'aplomb. Mes premières années au secondaire furent les pires années de ma vie. J'ai vécu un véritable calvaire. J’étais un rejet, un rebus, un moins que rien, un laissé-pour-compte. D’la marde dans une enveloppe humaine légèrement oversize, voilà ce que j’étais. On riait de moi, on me kickait, on me bavait, on m’écrasait des cigarettes dans les mains. Les filles riaient de moi, on me montait des bateaux incroyables, on me faisait croire n'importe quoi. Et moi qui avait tellement besoin d'amour, j'étais prêt à croire à tout et à rien à la fois pour avoir juste un peu d’attention. Je me souviendrai toujours de cette journée en particulier. Lors de l’été de mes 13 ans, alors que je me promenais avec quelques "connaissances" à vélo. Ceux-ci planifiaient une excursion d’environ 4 heures en vélo pour aller au chalet de l’un deux. J’me considérais chanceux, j’avais été invité. La veille du départ, l’un d’eux me lance :

- Eille, Bouboule ?
- Quoi ?
- T’en as parlé à ta mère pour le voyage ? J’veux dire, si elle dit oui, tu viens-tu avec nous autres ?
- Oui oui, j’y vais. Elle m’a dit que je pouvais.
- Ben tu te crosseras avec le gros !

Et ils ont tous éclatés de rire. Ils se sont poussés en pédalant à toute vitesse. Ostie de ptits épais du tabarnac. Crisse de ptits morons méchants. Si j’avais eu le moindrement de couilles, je leur aurais mis mon poing en pleine gueule. Mais non, je me suis senti comme une crisse de larve, une bibitte qu’on écrase d’un coup de talon bien placé, et j’ai fermé ma gueule. Ils ont réussi à me faire sentir comme une merde une fois de plus. J'ai fui en pleurant à chaudes larmes et en accusant le monde entier d'être une bande de connards. Ils ont réussi à m'écraser pour les deux années qui suivirent. Je me suis retrouvé à partir de ce moment-là, sans ami, sans copain, sans rien. J’étais seul à l’école, chez moi, partout, toujours.

Aujourd'hui j'ose encore me demander pourquoi je vis toujours dans l'asphyxie de l'insécurité. J'ose encore me questionner sur toutes ces craintes et ces peurs qui me hantent. La peur du gouffre est omniprésente, toujours. Elle m'étouffe constamment. Ironiquement, je peux parfois en faire chier plus d'un avec une confiance débordante et inébranlable parce que j'ai quand même changé au fil des ans. Je vis de plus en plus dans la plénitude. J'ai pu me "venger" allégrement sur ces petits connards. Mais la blessure demeure malgré que j’en sois conscient. Elle est encore là, présente, béante. Et j'ai ce besoin constant de me faire rassurer. J'ai ce besoin de me faire dire que tout va bien. J’ai ce besoin de sentir que les gens que j’aime restent à mes côtés. J'ai ce besoin si fort de me faire aimer...

24 octobre 2004

Ce qu'il reste d'eux

Je vois la neige tourbillonner tristement au sommet des monts escarpés de ce désert blanc. J'aperçois ces drapeaux de prière courber l'échine désespérément au rythme d'un vent trop fort. Puis j'aperçois tranquillement, au centre de cette immensité himalayenne, au milieu de cette mer de montagnes, un petit pays qui perd son identité au fil des années qui passent. Un pays froid, frêle, seul, oublié. On me raconte solennellement l'histoire de ces millions de gens emprisonnés, blessés, torturés ou tués pour des raisons aussi stupides que leurs croyances, leurs opinions et leur culture. Je ressens au fond de moi l'oppression d'un peuple qu'on écrase sous le silence. J'entends le cri et le crépitement du feu d'un jeune tibétain venant de s'immoler devant l'inaction des gouvernements du monde. Je croyais savoir ce qui se passait dans ces montagnes. Je m'étais renseigné, j'avais lu sur le sujet. Après avoir vu le film de Kalsang Dolma Ce qu'il reste de nous, je rage à l'idée que je n'en sais tellement rien finalement. La Chine laisse passer l'information au compte-goutte parce que c'est pas bon pour les affaires. Et nos gouvernements continuent à échanger des milliards de dollars annuellement avec ce pays qui n'a rien à foutre des droits fondamentaux de l'être humain. Ils continuent de serrer la main d'un gouvernement en prenant bien soin de se cacher les yeux avec la main qui reste.

Je revois cette jeune étudiante chinoise devant ces monstres de métal sur la place Tienanmen en juin 1989. Je me rappelle cette jeune femme, debout, seule, déterminée, tenant tête aux tanks et aux menaces d'un gouvernement chinois qui bafoue les droits de la personne et je me réjouis à l'idée qu'une seule et unique personne peut faire une différence et changer le cours des choses. J'aimerais crier à l'injustice; celle-ci m'enragera toujours. J'aimerais crier à l'injustice mais il est difficile de crier lorsqu'on a la gorge nouée.

22 octobre 2004

Ta gueule !

Je suis à corriger de vieux textes. En me relisant, je me rends compte à quel point je n'ai pas changé à certains égards. Comme quoi le naturel revient furtivement au trot. Certaines descriptions de ma personne ont fait frissonner mes relectures: Impulsif, émotif, entêté, borné, compulsif, insatisfait, craintif, insécure. J'agis encore trop souvent impulsivement. Je réagis par la parole de façon beaucoup trop émotive et beaucoup trop rapide. Et moi qui croyait que le poids des années pesait parfois assez lourd sur la lèvre d'en bas pour nous empêcher d'ouvrir la bouche. Apprends à fermer ta gueule Pat...

Dipatisme

Dans la vie, on fait tous du mieux qu'on peut avec le bagage d'expériences que l'on possède. Certains semblent par contre voyager plus léger que d'autres.

21 octobre 2004

Don't drink coffee I drink tea my dear

Je me rends au studio ce matin. Je suis sur Laurier juste à l'ouest de l'avenue du Parc. Il y a un stop et une bagnole devant moi. La conductrice semble dormir car elle prend un temps fou à repartir. Elle a l'air complètement évaporée et semble penser à plein d'autres trucs à part appuyer sur son champignon. Je n'en fais pas un cas et attends mon tour patiemment. Finalement, tranquillement et sûrement, elle repart. Je regarde à gauche, y a une auto-école qui fait son arrêt. Je regarde à droite, y a un piéton sur le trottoir qui tient un café dans ses mains et qui me regarde. Je re-regarde à gauche, l'auto-école ne bouge pas. J'avance doucement en regardant toujours à droite. Le piéton qui me regardait est à présent à 1 mètre de ma bagnole et semble pris de panique lorsque je me mets à avancer. Peut-être a t'il peur de s'ébouillanter avec son café ? Peut-être craint-il que je lui roule sur le mauvais pied sur lequel il s'est levé ce matin ? Peu importe, j'avance toujours. Mais lorsque celui-ci se retrouve à l'arrière de ma caisse, il fout un putain de coup de poing sur le coffre arrière de ma bagnole ! J'écrase les freins au fond et m'immobilise en plein milieu de l'intersection. J'ouvre ma fenêtre subito-presto et le regarde droit dans les yeux:

- Hey tabarnak ! Pour qui tu t'prends ?

Le débile caféiné me regarde et gesticule tant bien que mal en me pointant la ligne piétonnière et en me marmonnant quelques mots d'un anglais tout à fait incompréhensible. Je répète les miens dans un anglais tout à fait compréhensible:

- Hey you fuckin' prick ! Who the fuck do you think you are ?

Le gars me regarde bizarrement comme s'il ne s'attendait pas à ce que je puisse l'envoyer chier dans sa langue cosanguine. Il me repointe la ligne d'intersection piétonnière et gesticule encore une fois d'une façon ridicule. J'avoue que c'est pas évident de pointer de l'asphalte avec un nez ridicule quand on a les mains pleines.

- Hey you stupid ass, you were 3 feet away from my car ! Just wait your fuckin turn ! And is that a reason to hit my trunk like you just did asshole ?

Le gars me fixe sans trop savoir quoi répondre. J'en mets encore plus:

- You know what you stupid moron ? Next time a pedestrian crosses the street right in front of me while it's my turn to pass, I'll get out of my car and i'll punch the son of a bitch right in the face. What do you think of that you stupid Outremont motha fucka ?

J'pense que le gars a rien compris. J'dois avoir un accent !!!

20 octobre 2004

Infanticides

J’ai beaucoup de difficulté à laisser ma mémoire revenir loin en arrière. C’est comme si elle était ultra sélective et qu’elle m’empêchait d'errer là où ça fait trop mal. Le plus loin que je me souvienne, je devais avoir à peu près 8 ans. Je me rappelle mon père qui rentrait trop saoul le soir. Ça c’était quand il rentrait tout court. Je me souviens des bars où il s’arrêtait. Des vrais trous à rat ! Encore aujourd’hui, après toutes ces années, je ne peux m’empêcher de jeter un coup d’œil quand je passe devant ceux-ci, comme si j'y cherchais encore la bagnole de mon père. Je me rappelle quand il appelait vers l'heure du souper pour nous dire qu’il quittait le bureau et qu’il s’en venait à la maison. Salopard de menteur, il se pointait même pas pour souper. Il arrivait toujours bourré au beau milieu de la nuit. Et ça c’était quand on était chanceux et qu'on ne recevait pas un coup de téléphone d'un quelconque hôpital ou même de la police nous informant qu’ils venaient de le retrouver, lui et sa caisse, enroulés autour d’un poteau de l’Hydro.

Je me rappelle ma mère aussi. J'ai encore aujourd'hui de la difficulté à assimiler certaines choses qu'elle m’a fait endurer. Parce que je n'étais pas encore prêt à les vivre. Elle m’en a fait baver quand elle me demandait d’aller coucher mon père qui était trop saoul pour se hisser jusqu’à son lit. Ces soirs où il rentrait tôt, autour de 22 heures et que je n'étais pas encore couché. Par chance, ça n’arrivait pas trop souvent. Je sais pertinemment que je n’aurais jamais été capable de passer à travers tout ça.

Tabarnac ! C’est pas quelque chose qu’on demande à un enfant de 11 ou 12 ans. Ça me faisait chier de le faire. Ça me faisait chier de voir mon père comme ça, comme un être humain, faible, pourri et malheureux. Ça me faisait chier de lui enlever ses souliers pis de le traîner jusqu’à sa chambre alors qu’il sentait juste le fond de tonne. Ça me faisait chier de vivre ça alors que j’avais rien demandé.

J’aurais tant aimé te dire que je voulais pas le faire parce que j’en étais incapable. J’aurais aimé te dire d’y aller toi-même, te dire qu'hisser son père saoul, c'était trop lourd à porter pour un petit homme comme moi. Mais qu’est-ce qu’une petite bouche d’enfant meurtri peut répondre à sa mère qui pleure à part « Oui maman » ?

18 octobre 2004

Sales

Au plus profond de mes abysses, au donjon de mes jours, lorsqu'on m'enfermait à l'intérieur de moi à double tour et que tous vos gros doigts horribles et crasseux pointaient vers moi, moqueurs. Lorsque vos affreux visages tyranniques défilaient devant moi et que vos sales gueules crachaient sur ma cellule. Lorsque je n'étais rien de moins qu'un tapis à vos yeux. Lorsque vous entriez en moi pour essuyer, sans remords, vos pieds merdiques. Combien de fois ai-je voulu me fondre au plancher, voire le devenir ? Je le suis probablement devenu car aujourd'hui, j'en ai plus rien à cirer.

16 octobre 2004

Doublevé bouche

Les élections américaines me mettent dans tous mes États. Surtout depuis que je me dis strict de Columbia !

15 octobre 2004

!"/$%?&*()¼³²¦¬¤¢£@±!

Ostie Edouard, quand t'arrêteras de grouiller, j'te remettrai dans mes liens ! Pour l'instant, on dirait que tu nous swinges une danse de St-Guy ! Arrête de bouger sacramant !

LCD

Je scrute un vide virtuel. Un écran sans vie file entre mes doigts. Je vogue sur des rêves en cristaux tous plus liquides les uns que les autres et je me laisse couler dans le néant tissant.

LSD

J'incruste et vire vite sur elle. Un écoeurant s'enfile une fille entre bédouins. Jeune phoque sue d'air. Ève, en crisse tôt, tousse plus liquide laissant gay les autres et jeune lèche-cou l'aidant, l'anéantissant.

14 octobre 2004

Poils gris et autres incertitudes

À force de regarder le temps passer, les mois et les années se succèdent dans l'insolence de l'absence. Je ne sais pas si c'est une question d'habitude à scruter le vide ou si le temps est plus transparent quand on ne le regarde pas dans les yeux. J'ai finalement décidé de regarder ailleurs voir si j'y étais.

11 octobre 2004

Huit ans après

Il y a de cela huit ans, mon père décédait. Le 11 octobre 1996. Huit ans, jour pour jour. Ironiquement, je me suis souvenu de la date par un quelconque hasard ce matin. Huit ans et j'ai oublié la peine. Huit ans et j'ai oublié la souffrance et la douleur. Je ne me rappelle pas ce sentiment d'impuissance devant la fosse qui s'ouvrait sous mes pieds. Je ne me souviens pas l'irraison devant ce grand rideau noir qui se fermait devant mes yeux. Aujourd'hui, je ne sens plus rien. Aujourd'hui, je ne sens même plus le vide. Je ne sens même plus le vide de sa présence. J'ai par contre toujours aussi peur de mourir. J'ai par contre toujours aussi peur de vivre.

Toujours froid

Hivers et écumes glaciales en ce jour, un voile diaphane laisse présager de froides incertitudes. J'engloutis ma tête contre cet Éole fou alors que vous ensevelissez vos âmes de ce perfide courroux. Voulant m'échapper de ce givre m'habitant, j'assassine mes pupilles et leur vole la perpétuité d'un instant.

10 octobre 2004

...

Tous ces satanés écrits, échanges, vrais mensonges et fausses vérités me donnent un goût amer en bouche. J'aime pas ça. J'aime pas ça du tout.

Carnets de voyage...

...ou le parcours initiatique d'Ernesto "Che" Guevara aux confins de l'Amérique du Sud en 1952. Je fus touché, ému, troublé et ébranlé en le voyant vivre ce périple à travers la Cordillère des Andes, de l'Argentine jusqu'au Chili pour finalement échouer au Pérou, dans une léproserie à San Pablo.

Je revois cet escale à Cusco puis cet ascension du Machu Pichu. Tremblement intérieur à la vue de cette pointe montagneuse maintes et maintes fois vue en images statiques. L'évidence de mon anxiété précédant mon voyage dans cette région au printemps prochain se faisant sentir au refoulement d'une perle saline, hésitante, à la falaise de ma paupière. Contempler la grandeur infiniment petite de cet homme dans l'immensité des montagnes m'a secoué. Le voir soigner ces malades dans la forêt amazonienne m'a bouleversé. Je me rends à l'évidence. Je hisse le drapeau blanc. L'humanité de l'homme m'émouvra toujours.

He's back !

He's baaaaaaaaaaaaaaack !

Mais putain Alex, où vas-tu chercher tous ces noms de blog ???

9 octobre 2004

Suite (in Washington D.C.)

Ok, on prend notre souris et on clique sur le lien qui est ICI. C'est la suite du très drôle et très politiquement incorrect This land is my land de JibJab. Amusez-vous stie !

8 octobre 2004

Oui encore toi

Pour ton ouverture, pour ta tolérance, pour ta patience, pour ta générosité, pour ta simplicité, pour ton humour, pour tes lèvres d'enfer et ton si joli ptit cul, je t'adore. Tout simplement.

Dipatisme

J'ai les yeux rouges de mépris
J'ai la tête noire de colère
J'ai la langue brune de fierté

Dipatisme

Les petits esprits s'en font toujours avec les petites choses.

7 octobre 2004

Poils à l'air et autres ridiculeries

La grippe me rentre dedans comme la 8 au coin. J'ai l’eau, la terre, le feu et l'air moche. J'ai les yeux cernés comme des washers de plomberie, la gorge irritée comme un rectum après le passage d'un docteur pressé et le dos tiré comme un lavallois en Honda dans une courbe. Je suis habillé d'une putain de robe de chambre ridicule à motifs Paisley des années 70 avec, en prime, des bas de laines qui jouent au sauvage et fuient mes mollets. J'essaye, malgré mon air déglingué, d'enregistrer un spot publicitaire pour mon émission. Pas besoin d'avoir un look d'enfer. Un peu de concentration devrait faire l'affaire. Tout à coup, la sonnette résonne. "Merde, kessé qu'on me veut à cette heure." J'ouvre la porte en tentant tant bien que mal de cacher mon allure risible. M'apparaît une bonne femme transportant une petite banque en métal dans ses mains. Je vais pour lui aboyer un "Non merci" sec et rapide et lui fermer la porte à la gueule mais elle a juste le temps de placer deux mots: Fondation Farah. Puis elle me lance un énorme sourire. Mon esprit fait deux ou trois tours sur lui-même et tente de donner une signification à ces deux mots. Le nom me dit vaguement quelque chose mais je suis dans l'impossibilité de faire un lien avec une oeuvre de charité quelconque. Elle me regarde toujours, souriante, bouche bée devant mon look grotesque puis finit par me dire, complice de mon cerveau morveux: "C'est pour la recherche sur le sida. J'allume... J'entrouvre la porte et expose mes charmes absurdes à la dame ainsi qu'à une longue file de badauds qui s'adonnent ironiquement à passer devant chez moi. Ça m’apprendra à demeurer devant une piste cyclable. Je me retourne, saisis deux dollars qui traînent sur la tablette en érable qui trône dans l'entrée et les lui remets. Elle commence à me remercier chaudement en laissant débouler de sa bouche des mots complètement incompréhensibles tels que: Merci, faire beau, profitez, soleil, week-end. Elle n'a pas eu le temps de terminer sa phrase, je lui ai claqué la porte au nez.

Chauve qui peut

Chauve qui peut !

Mon alter-ego selon lui... Mon clône en moins cute, moins drôle et moins sexy selon moi... Un autre bien pris dans sa tête, un autre à la peau lisse de caractère.

Humour, poésie et (men) songe au menu. Mettez-le dans votre run de blogs quotidiens, surtout si vous aimez les jeux de mots fins et, avouons-le, parfois plus douteux ! ;-)

6 octobre 2004

Voisinage

Ma voisine de palier avait la particularité d'être quasi-transparente. Ce que j'appréciais particulièment malgré le fait qu'elle était passablement jolie. De plus, elle pratiquait quotidiennement la méditation pendant plusieurs heures. Tsé un gars chanceux !!! Je disais donc que ma voisine "avait la particularité"... Ben, the good times are over ! Gone ! Adios ! Ciao ! Tata ! Sayonara Ginseng ! J'ai une nouvelle voisine depuis samedi dernier. J'lui ai pas encore vu la face mais ça a pas d'importance. Elle s'arrange pas pour se faire un nouvel ami ! En ce moment, y a une putain de toune "dance" des années 80 qui joue à tue-tête. Comme si c'était pas assez, elle en rajoute en tentant de chanter plus fort que ladite putain de toune. Y a 30 minutes, c'était MIX96 qui jouait dans l'fond. Au secours !!! J'ai des murs anglophones ! Hier soir, c'était la tivi à fond la caisse de résonnance. Qu'est-ce que ça sera demain ? Je m'attends au pire. Riverdance qui vient pratiquer une chorégraphie ?

5 octobre 2004

Exploiter la richesse ?

Entendu lors de l'émission TombéEs du Ciel sur CISM cet après-midi alors qu'on nous parlait des compagnies de Pâtes et Papiers, de leurs devoirs environnementaux et du déboisement des forêts boréales:

"Parce que vous savez, mesdames et messieurs, qu'au Québec, on s'contente pas de chier dans l'eau potable mais qu'en plus, on se torche le cul avec des forêts centennaires."

4 octobre 2004

Froid

J'entends le cri faiblard d'un rayon de lumière à travers le tissu opalin entrouvert. Je pousse d'une main craintive le rideau de mes beaux jours. Je devine ta structure flétrie et chétive, courbant l'échine sous le poids du vide. Puis j'entrevois cette feuille tomber, douce et silencieuse, sur le béton du temps qui passe et je me fais foetus en automne.

Effluves

Je plonge mon nez dans la chaleur de son cou. L'amalgame de ses parfums virevolte à mes narines comme papillons au printemps. Elle m'ensorcèle et m'hypnotise de ses effluves. Je colle mon corps contre le sien et lui caresse le cou, le dos, la nuque. Sentir l'odeur de sa peau, c'est comme revenir à la maison après un long voyage. Quand je suis tout contre elle, je me sens chez moi. Elle est mon paysage, elle est mon pays.

3 octobre 2004

Amitiés

Il y a de ces gens qui deviennent vos amis sans qu'on sache trop pourquoi. Appelez ça un bon timing de la vie, un détour du destin ou des atomes crochus. De mon côté, j'en sais trop rien. Mais certaines personnes croisent votre vie et vous vous y attachez. Leur présence devient, d'une quelconque façon, nécessaire à votre survie. Ils deviennent un peu l'air que vous respirez. Nullement besoin de les avoir croisés physiquement pour le sentir. Vous le savez dans vos tripes et c'est tout, simplement. Vous savez exactement le sentiment qu'éprouve quelqu'un qui vient d'accoucher de sa première chanson, à la sueur de son front et à la douleur de son âme. Vous comprenez comment il se sent même s'il demeure à des lieues de chez vous, même si vous n'avez jamais croisé son regard ému à l'écoute de ses notes ensorcelées. Et vous êtes heureux pour lui. Parce que c'est comme si c'était aussi votre première chanson. Parce que vous l'avez vous-même déjà vécu. Et tout ça vous inspire encore plus.

2 octobre 2004

Ménage d'automne

Certaines cherchent de nouveaux liens de lecture. Quant à moi, j'en suis à un gros ménage. Trop peu de temps pour faire le tour de tous ces blogs quotidiennement, j'ai décidé de garder uniquement ceux qui me tiennent réellement à coeur. J'ai décidé de chérir ceux dont la plume m'inspire. Maintenant, je vais surtout me concentrer sur une semblante de vraie vie. J'accroche mes regards pour un moment.