30 septembre 2004

Comble

Avec la gueule patibulaire que j'ai, me faire draguer par une femme-flic est pour moi le comble de l'étrangeté.

29 septembre 2004

Lien

Allez voir ce mec, il est simplement trop drôle ! Et quelle imagination il a...


27 septembre 2004

The Blue Seeds

Je roule sur Mont-Royal direction est. Je n'ai pas de bagnole aujourd'hui. Je n'ai que mes rollers qui m'imposent crampes aux mollets et douleurs aux pieds. J'entre aux Anges Vagabonds et j'avance vers la caissière-proprio-mélomaniaque. Je la regarde et lui souris. Je cherche le comptoir du bout des doigts et m'agrippe tant bien que mal à son rebord. J'ai l'équilibre un peu précaire.

- Allo ! Je peux t'aider ?

Visiblement, elle n'a pas remarqué ma gueule effrayée et mon corps vacillant sur ses minis échasses à roulettes.

- Oui, excuse-moi. Y a un band franco-québéco-alterno que tu te dis: C'est vraiment un non-sens que ce groupe-là soit pas connu ?

- Y en a une méchante gang, qu'elle me répond en souriant. À peu près tout ce qui se fait au Québec de vraiment nouveau et intéressant est malheureusement inconnu !

- Oui je sais, que je rétorque. Justement, je cherche à faire connaître des groupes différents et des musiques inédites sur mon émission de radio. T'as des suggestions ?

- J'ai justement quelque chose pour toi, qu'elle me dit en me pointant du menton un poste d'écoute caché dans son coin, silencieux. C'est malheureusement pas en français mais c'est fait au Québec par des francophones.

Je m'approche dans un roulement sans tambour. Le rock and roll n'aura jamais si bien porté son nom. Je scrute la pochette des yeux et lis: Un mélange de country noir, de blues, de folk et de rock. The Blue Seeds.

- Yayksss !, que j'me dis. Méchant mélange éclectique. Je plonge ma tête sous les écouteurs et dans un nouvel univers. La musique démarre. Un fond de trip-hop... Humm, intéressant ! Une voix apparaît, doucement. Wow, quelle voix ! Portishead ?, que je me questionne. Mouais, Portishead !, que je me réponds. J'écoute pratiquement l'EP au grand complet. Je suis complètement envoûté ! Je raccroche les écouteurs et reviens sur Terre. Je me retourne vers madame Musique.

- Je le prends, que je lui dis, les yeux gros comme des roues ABEC 7 de 96mm et le sourire fendu jusqu'aux oreilles. Elle me questionne sur mon émission et me remets deux albums compilation absolument gratos.

- Tiens, ça va t'aider dans tes choix musicaux, qu'elle m'envoie en souriant, l'air complice.

Je paye et je sors, heureux d'avoir claqué dix malheureux dollars qui eux, n'en avaient rien à foutre. J'ai vraiment le cul béni.

Pis vous autres, allez écouter ça pis vite. Ça troue l'cul, vraiment.

*******************

Je quitte pour le Saguenay jusqu'à mercredi soir. D'ici là, je vous tire mon irrévérence...

Mensonges littéraires

Savoir discerner le vrai du faux. Parce que si tout ça n'est que vérité, ça fait pathétique en ostie. Bukowski était drôle, j'en conviens. Mais là s'arrête la comparaison. On se défonce le foie le soir et on se réveille avec la gueule de bois le matin. Je suis un héros parce que je bois un pack de 12 avant de me coucher le soir. Bravo !!! Clap clap clap !!! Ça fait ado en crisse: Y a personne qui m'aime, snif, j'm'ouvre une bière, snif snif, j'me gèle la gueule, snif snif snif, j'suis malade comme un chien, re-snif, ma vie est une grosse merde, re-re-snif, consolez-moi j'fais pitié (bande de caves crédules) et hop, on recommence le lendemain... Get a fuckin' life !

26 septembre 2004

Derniers soupçons

J'adore regarder mes vêtements flotter au vent dans la quiétude de ma cour arrière. Assis à ma table de cuisine, le soleil léchant doucement mes doigts qui effleurent les touches de mon clavier et la musique des Trois Accords rythmant un bruit de fond qui fait sourire ma tranquillité. Y a quelque chose de rassurant dans tout ça... Et lorsque mes fringues seront sèches, j'irai humer les derniers soupçons parfumés d'un trop bel et trop court été qui s'achève. Puis je rentrerai apprivoiser mes hivers intérieurs.

24 septembre 2004

Survivre

J'ai toujours cru que je me nourrissais de la compétition. Un peu comme un vampire qui suce sa proie jusqu'à la moelle. Un peu comme un tigre qui laisse le corps pourri de sa victime aux charognards. Quand il ne restait plus que la carcasse vidée de mes ennemis, je la jetais en pâture aux chiens. J'ai toujours cru... jusqu'à maintenant. Je me rends compte que plus je vieillis, plus je fuis la compétition, plus je me pousse de l'ennemi. Je n'ai plus l'énergie à mettre pour gagner à tout prix, je n'ai plus envie de me battre jusqu'à la victoire. Je n'ai surtout plus de temps à perdre pour arriver premier. Qu'est-ce que ça donne en bout de ligne de toute façon à part une immense fatigue et un goût amer en bouche ? Vous pouvez appeler ça de la sagesse. Moi, aujourd'hui, j'ai juste envie de survivre. C'est déjà beaucoup…

23 septembre 2004

Le temps est une denrée rare

Pas encore eu le temps de mettre mon nez entre les pages pédéhèfiennes de Richard et ou slash Édouard. Par contre et si la tendance se maintient, je planifie me la couler plus douce au bureau demain matin. Ça sera le temps idéal pour siroter un café en rigolant. Si de votre côté vous n'avez pas encore obtenu votre copie des Saloperies, faites-le en écrivant directement à Richard et ou slash Édouard. Je suis sûr qu'il se fera un plaisir de vous en emailer (ça s'dit-tu vraiment ça ?) une copie. Gênez-vous pas. C'est québécois pis c'est gratos. Les deux ensemble sont plutôt rares. Si on est chanceux, ça risque d'être bon en plus !

22 septembre 2004

Départ

Bon, un autre qui lève les feutres. Mon pote Kefra vient de décider qu'il a autre chose à faire de ses journées que d'étendre sa vie banlieusarde française inutilement sur le Net. On peut pas lui en vouloir; ça a quand même l'air moche Orléans... Dieu ait son âme de blogueur ! (Tu me manques mon pote).

Avec tous ces départs, ça va finir par faire un gros trou vide dans ma barre de côté. Faut que j'arrête d'enlever des liens. Ironiquement, ma douce, elle, en rajoute. La question se pose donc: Est-on complémentaires ou fait-on toujours le contraire de l'autre ?

21 septembre 2004

Partir

Sentir glisser
Sous mes doigts
Voir filer, faux
Voire faufiler
Vers d'autres lointains
Sur d'autres chemins
Va
D'heures
En heures
Et d'heurts
En heurts
Voleurs en refuge
Cas d'havre
Corps qui meurt
Tombe en fosse
Elle, tombant, fausse
Corps liquéfié
Couché, seul
En tranchée
Poings coupés
Tranchés
Trachée et asphyxie
Coeur meurtri
Meurtrissures
Sure
Amer
À néant, crie
À néant, tire
Ma folie
N'ira pas
Te chercher

Dipatisme

Si je suis trop longtemps sans écrire, finirai-je par avoir la mine de rien ?

20 septembre 2004

!!!!!!!!!!!

Plus courts les posts !!!!!!!!!!!!!!!!! :-P

Capitaine Cosmos

Je suis certain que quelques-uns d'entre vous ont vu Tout le monde en parle hier soir... Je dois avouer qu'il m'est resté un petit goût amer à la bouche. J'aimerais relancer le débat juste un peu. Personnellement, je crois que Chapleau a exagéré à l'endroit de Raël. Il n'y a aucun doute que Claude Forillon a.k.a. Raël est un clown pathétique enrobé d'un costume de patate au four ridicule. Je ne crois pas à ce qu'il raconte, je n'endosse pas ses propos et je crois qu'il a l'air absolument grotesque. Je crois également que tout le monde a été trop "politically correct" avec lui. Là où j'ai décroché par contre, c'est lorsque Chapleau est entré en scène. Ce dernier a fait comme si Raël n'existait pas. Mais lorsque Raël a décidé de faire la même chose, de jouer le même jeu, Chapleau a littéralement manqué de respect envers celui-ci en l'insultant et en le prenant par le chignon. Si j'avais été Raël, je lui aurais foutu mon poing à la gueule. Parce que Chapleau lui a totalement manqué de respect. Parce que Raël a beau avoir la tête d'un clown risible et on a beau être en total désaccord avec lui, ça ne confère pas le droit à personne de le toucher de la sorte ou de l'insulter. Surtout que Chapleau et ses comparses étaient en majorité. Suis-je le seul à penser que Chapleau a dépassé les bornes ?

Cochez oui, cochez non

Encore une autre journée d'élection dans quelques comtés montréalais. Maudite politique. D'ailleurs, on comprend bien les racines du mot politique. Poli pour diplomate et tique pour habitude. Donc Politique = Habitude de répondre n'importe quoi. De toute façon, je les trouve trop stressés et trop stressants. Je suggère qu'ils aillent tous s'en rouler un gros et qu'ils se retrouvent pour le fumer au fumoir réservé aux politiciens; la fumisterie.

19 septembre 2004

De tout à Montréal

J'adore ma ville
Saint-Laurent
Sainte-Catherine
Amherst
Joseph quête
Marie suce
Pis Jésus t'aime

18 septembre 2004

10 ans pis déjà, y en manque pas une !

- Hey Papa, penses-tu que j'suis la réincarnation de Einstein ?
- Hahaha ! Non t'es super intelligent mon grand mais j'pense pas que tu sois sa réincarnation.
- Ah !
- Tu crois à ça la réincarnation toi ?
- Ben oui.
- Qui t'a parlé de ça ? Ta mère ?
- Non, j'ai lu ça dans un livre.
- Tsé coco, faut pas que tu crois tout ce qui est écrit dans les livres.
- Non mais ça c'est vrai. S'ils ont pris la peine de l'écrire, c'est que ça doit être vrai.
- Ben non... Tsé, c'est pas toujours la vérité qu'on retrouve dans les livres. Faut parfois prendre ça avec un grain de sel
- Oui mais pas toi. Toi y faut tu prennes ça avec un grain de poivre !

17 septembre 2004

Où est Bill quand on a besoin de lui ?

Mon putain de courrier Hotmail est down depuis ce matin. J'aperçois, par le biais de mon MSN Messenger, que j'ai 7 messages en attente dans ma boîte de réception mais je ne peux pas malheureusement pas y accéder. Il semble que le serveur Hotmail qui traite mon courrier électronique soit en panne. Je me sens perdu, vulnérable, sans défense et esseulé...

Fais chier à la fin. Comment peut-on en venir à être si dépendant de quelque chose qu'on ne connaissait même pas il y a de cela pas si longtemps ? Les emails font partie intégrante de nos vies maintenant. C'est pas drôle si on est déjà plus capable de vivre sans. Pouvez-vous bien me dire ce que le monde faisait dans le temps du Far West ? Y devait bien y avoir un Billy the Gates Pony Express ou quelque chose du genre ?

Annonce

Vous avez un band ? Tous les disquaires, maisons de production et radios vous boudent parce que vous innovez trop, parce que vous êtes trop différents ? Vous avez le goût que ça débouche enfin (je ne fournis pas les ex-lax) ? Votre heure a sonné (J'pense que c'est 8 heures et demi) ! Parce que c'est ce que moi je recherche pour mon show ! Lâchez-moi un wouac (ouac ? wack ? wouatdefok ?) . Sait-on (c'est ton, ces thons) jamais...

16 septembre 2004

Évolution

C'est une toute autre femme aujourd'hui. Depuis un an, je la vois s'épanouir, s'émanciper, rire, oser, foncer dans le tas, faire rigoler la galerie, parler et s'affirmer encore plus. Elle écrit cent fois mieux depuis qu'elle s'impose moins de barrières. Elle s'ouvre mille fois plus depuis qu'elle a repoussé ses propres limites. Et moi, de mon côté, je la regarde aller, souriant, le coeur heureux, applaudissant silencieusement le moindre obstacle repoussé du revers de la main. J'ai craqué pour le modèle de base l'an dernier. Imaginez à quel point je jubile maintenant que j'ai reçu, sans aucun frais supplémentaire, le modèle "full equiped" de l'année ! Ok, peut-être pas tout "full equiped", le cruise control a été désactivé. Viendra un jour où je ne saurai plus quoi faire, quoi inventer pour être à la hauteur de ce qu'elle sera devenue.

Chanson

Savez-vous planter des shows
À la mode, à la mode
Savez-vous planter des shows
À la taille de mon ego

15 septembre 2004

Les premiers seront les derniers

C'est toujours les meilleurs qui partent en premier ! Adieu Richard Ayotte, veaux, vaches, cochons. C'est poche que tu sois parti si vite, sans crier oink oink. Tu m'as bien fait rire ! Prends soin de tes ptits cochons roses.

P.Q. comme dans Petit Quotient

Le moron... Il clanche comme un malade, double tout le monde à gauche et à droite. On croirait assister à un slalom géant sur Christophe-Colomb. J'essaye de le rattraper. J'ai envie de voir la bette de ce guignol sans tête. Y doit faire du 100 à l'heure. Y a vraiment jamais de flics quand on voudrait qu'il y en ait. J'écrase le champignon et m'approche tranquillement de lui. Nous sommes en direction sud. Comme nous arrivons à la hauteur du boulevard Métropolitain, le connard tourne vers l'est, là où il y a une interdiction de tourner à gauche. Le crétin ! Je le suis des yeux en maugréant contre l'imbécillité de certains chauffeurs de fournaise. Et j'ai tout juste le temps d'apercevoir sur son bumper arrière un tout petit sticker, jaune, noir, (presque) inoffensif. On peut y lire: Liberté = CHOI Radio X. Éclair de lucidité, tout s'explique. Le gars, ce con, cet imbécile, c'était pas juste un moron. C'était pas seulement un moron de la ville de Québec qui chauffe vite et mal. C'était un moron de la ville de Québec qui chauffe vite et mal et qui a pas encore compris que la liberté d'expression des uns s'arrête là où celle des autres commence ! J'ai hâte de recevoir mon t-shirt qui scande: Le racisme n'est pas une liberté. J'lui aurais foutu à la gueule. Les petits esprits s'arrêtent vraiment aux petites choses.

14 septembre 2004

Je jure de dire (presque) toute la vérité

Je ne suis aucunement nerveux. Je ne suis pas stressé pour cinq cennes. Je ne me réveille pas à 4 heures 30 du matin parce que j'ai rêvé que je me trompais de piton sur la console de mixage. Je n'ai pas de difficulté à me rendormir en ne pensant qu'aux tounes que je devrais mettre. Je ne me lève pas à 5 heures 15 pour caler un verre de lait parce que je ne fais que tourner en rond dans mon lit. Je ne suis pas en pleine crise de panique parce que je suis en train d'étouffer, couché sur le dos, les mains nouées sur la poitrine comme un mort dans son cercueil, fixant l'endos de mes paupières, m'imaginant le pire scénario. Non non, pas du tout. Je suis extrêmement calme et serein.

13 septembre 2004

Les petits bacs verts

Je viens d'arriver chez moi. Il est 19 heures 10, je meurs de faim. Aucun rapport. Je me stationne, sors de ma bagnole, sers mes clés, ressors mes clés, tire Bobinette, m'enfourne dans le cagibi et prends le courrier en passant. Y a une grosse enveloppe toute blanche et toute épaisse. Pas de destinataire sur l'enveloppe, pas cachetée. À l'endos, une petite inscription: Cathédrale Notre-Dame. J'ouvre, curieux, et lis la première ligne de texte: Cher paroissien, chère paroissienne,...

Mauvaise intro, veulent du cash, mangez d'la marde, chu-pauvre-pis-si-j'avais-du-cash-c'est-pas-à-vous-autres-que-je-le-donnerais-mais-à-ceux-qui-en-ont-réellement-besoin, arrêtez de gaspiller du papier, mon temps et ne laissez pas aller à eux les petits enfants seigneur-jésus-marie-joseph. Allez hop, allez louya, amen au petit bac vert.

Dipatisme

Pour faire de la musique engagée, faut-il nécessairement que ça sonne occupé ?

12 septembre 2004

Blocage

On a tous l'air ridicules, côte à côte, fixant des araignées fictives qui grimpent à la céramique. Si on pouvait siffler une turlute sans gêne, on le ferait probablement. Je me fous de la grosseur de votre bite. Je ne la regarde pas non plus. Et vous en faites tout autant de votre côté. Enfin, pour la plupart j'imagine. Mais si j'essaye de pisser aux urinoirs publics et que je sens votre présence à mes côtés ou dans mon dos, désolé, j'en suis totalement incapable. Je n'ai aucune idée de la raison qui me bloque l'urètre. Je ne sais pas pourquoi vous me coupez la circulation rénale. La seule chose que je sais, c'est que vous me rendez la tâche pratiquement impossible. Alors j'attends bêtement en examinant les craques dans le plancher ou en analysant les pubs ronflantes qui ornent les murs, que la porte des chiottes s'ouvrent enfin, laissant entrevoir le grand trône blanc. Parfois l'attente est longue et ardue mais je reste au poste, fidèle cowboy solitaire, pour aller pisser seul dans mon coin. Foutez-moi la paix que j'me la coule tranquille.

11 septembre 2004

Radio kills the radio star

C'est trop tripant un studio de radio. Y a plein de choses à faire, de disques à mettre, de micros à placer, de boutons à peser, de lumières à checker pis de sliders à slider. Pis tout ça en même temps. Mais stie qu'c'est essoufflant pis mêlant ! Tellement que j'en ai fait un cauchemar qui m'a réveillé à matin. J'me suis ouvert les yeux, tout en sueur, à l'envers, angoissé pis la patate à spin (et non pas j'me suis ouvert les yeux à l'envers en sueur, c'est pas pareil)... Crisse j'commence à stresser !

10 septembre 2004

Trauma ! Life in the F.M.

Prenez un kid. N'importe lequel. Le premier qui passe sur la rue pis qui a pas un couteau sur lui tiens. Bandez-lui les yeux mais ne lui dites surtout rien. Tenez-le par la main pour pas qu'il s'échappe. De votre autre main disponible, prenez vingt piastres de vos poches et mettez-le dans les siennes. Tournez le bambin trois ou quatre fois sur lui-même pour le mêler ben comme il faut. Une fois cela fait, dirigez-vous doucement vers le magasin de bonbons le plus près. Une fois à l'intérieur, retirez le vingt piastres de ses poches et mettez-le lui dans la main. Pour éviter toute tentative de fuite, il est recommandé de grimper solidement sur le pied gauche ou le pied droit du bout d'choux et même, pourquoi pas, sur les deux à la fois. Une fois en place, retirez le bandeau des yeux du jeune nain traumatisé et offrez-lui, alors qu'il est tout éberlué, de se servir à sa guise dans la plottée de bonbons qui s'offre à lui. Méchant bad trip assuré !

Là vous vous demandez tous: "Veux-tu ben m'dire où c'est qu'y s'en va avec ça ?". Ben voyez-vous, aujourd'hui j'me sens comme un jeune bambin éberlué et traumatisé lâché lousse dans un magasin de bonbons. Je viens de passer une heure à taponner gaiement sur la console de CISM et je tripe ben raide. Éberlué ? Oui ! J'en reviens pas encore que j'ai la chance de vivre cette expérience-là. Traumatisé ? Pas à peu près ! L'émission débute sur les ondes jeudi prochain.

9 septembre 2004

Je perce une dent là !

Mes clients sont des idiots inavoués. Pire, ce sont des trous d'culs de la pire espèce. Y en a une crisse de gang qui ont pas baisé depuis un ostie de bout de temps. Ostie de gang de frustrés sexuels inorgasmiques du crisse... Surtout elle là... Elle là... La grosse tabarnak pleine de freckles. Crisse, tu peux ben pas baiser laide comme t'es. J'te regarde pis tes parents devaient être laids en sacramant. Si tu retiens d'eux autres, y devaient avoir le trou de cul à place de la face. Avec le gros cul que t'as en plus, t'as jamais pensé faire un frigidaire dans vie ? Pis lève la tête quand tu parles, tu vas toute scratcher le plancher avec tes osties de palettes de Bugs Bunny ! Pis ça sert à rien que tu te baignes dans le parfum avant d'aller travailler le matin. Que tu pues ou que tu sentes bon, on s'en câlisse. Anyway, tu pues ! Pis tu nous fais chier avec ta face de croque-mort pis ton ostie de voix criarde. Ferme ta yeule, on dirait des ongles qui grattent un tableau noir quand tu parles. Pis tes osties de cheveux roux du crisse. Ça a tu du bons sens avoir des cheveux grichoux de même. Personne t'a jamais dit qu'y fallait pas laver ça avec du Monsieur Net des cheveux ? Ostie d'épaisse ! Crisse de connasse !... Ouais, mes clients sont des trous d'culs de la pire espèce. Malgré tout, je suis incroyablement zen.

Écrire

Il est curieux de constater à quel point on cherche souvent à écrire comme ceux dont on admire la prose alors qu'il est déjà tellement difficile d'écrire comme soi.

8 septembre 2004

Annonce

Un 3 1/2 sur le Plateau à moins de 500$ par mois, ça vous dit ? Celui à côté de chez moi est à louer pour le mois d'octobre. Faites-moi signe si vous connaissez quelqu'un que ça pourrait intéresser. Le seul hic, c'est que c'est moi qui demeure à côté !

Faire des bulles

Mardi 17 heures. J'arrive à la piscine du Centre du Plateau. Comme vous le savez probablement, j'y vais quelques fois par semaine question de garder la forme. Aujourd'hui par contre est une journée toute spéciale puisque mon pote Démétan s'est finalement décidé à venir faire quelques bonds avec moi dans l'étang. J'entre au vestiaire et parcours la pièce du regard. Je ne le vois pas. J'ai pourtant aperçu sa moto à l'extérieur. J'me dis qu'il doit déjà être en train de se noyer. J'en fais pas un cas et commence à me déshabiller pour enfiler mon maillot. J'entends tout à coup derrière moi:

- Hey hombre !

Je me retourne et aperçois la petite grenouille qui sort de la douche, ruisselant d'eau de piscine, de molécules de chlore et de coliformes fécaux sous contrôle chimique. Je lui souris et le salue à mon tour:

- Hey salut ma pitoune ! T'es arrivé de bonne heure !

Mais j'me sens subitement mal à l'aise, malhabile, ne sachant pas trop quoi foutre de mon corps et de mes mains. Voyez-vous, j'ai l'habitude d'embrasser mes amis lorsque je les rencontre. Peu importe que ça soit un gars ou une fille, je n'ai aucun problème à leur faire l'accolade. Mais là, à voir mon pote nu et mouillé devant moi, je ne sais pas si je dois lui tendre la main, lui faire la bise, lui foutre une claque sur une fesse ou le sodomiser gaiement dans la douche (un savon est si vite perdu). J'ai donc pris mon courage à deux mains (oui oui, juste mon courage) et je me suis fermé les yeux pour nous imaginer, l'espace d'un instant, riant et gambadant, nus dans la prairie verte et florale. Il a pris ce court laps de temps pour répondre à ma question et j'me suis tout à coup senti mieux. Je fais des bulles oui, mais des bulles de bave avec ma bouche ! Y a pas grand chose de plus bête et plus niaiseux qu'un gars tout nu !

7 septembre 2004

Santé et Bien-être social Canada...

...considère que la cigarette tue. Z'ont ben raison. Aujourd'hui, j'tuerais juste pour une clope...

Dernière heure...

Bon c'est pas tout à fait ce à quoi je m'attendais mais z'ont quand même retenu mon nom. Disons que j'me voyais plus au front mais z'ont décidé de m'épargner les tranchées. Je vais donc avoir ma première expérience radiophonique. Je serai, pour le moment du moins, réalisateur de Barre Oblique, une nouvelle émission à CISM. Le but premier de ma démarche en était une d'animation mais j'me suis fait couper l'herbe sous le pied par des animateurs déjà en place. But who knows where the nose goes when the doors close !!! Peut-être y en aura t'il un qui craquera sous la pression médiatique et je pourrai ainsi lui succéder au trône ? Sans blagues, je suis certain que ça sera une expérience super enrichissante. Ça me permettra également de savoir si c'est une vocation qui m'appelle. De toute façon, je suis présentement à monter un projet d'émission pour mon moi-même en personne. Si tout se passe bien, je devrais être au bon poste à la bonne heure. On sait juste pas quel poste pis quelle heure encore !

Retour

Je reviens d'une virée de 3 jours dans les fins fonds bleuétiens. Ste-Monique-du-Honfleur plus précisément. Là où les moustiques vrombissent plus que les hydravions, là où le mot hiver rime avec le mot octobre, là où le point de congélation frôle plus la peau que le zéro. Passé 3 jours à rien foutre: Manger, boire du vin, jouer de la guitare, faire du feu, geler, me réchauffer, consoler mon nain qui déprime parce qu'il sait pas jouer au volley-ball, rêver du corps chaud de ma blonde de l'autre côté du sac de couchage, consoler mon nain qui déprime parce qu'il sait pas jouer au croquet, regarder l'eau en se disant que c'est donc beau mais crisse que ça doit être frette, changer un flat, rouler, rouler et rouler encore. La routine habituelle quoi (la nature en prime).

3 septembre 2004

Crier ?

J'ai une amère impression que rien de profond ne coule de ma plume. J'ai même un fade sentiment d'écrire dans le vide. Faudrait que ça aille mal pour recommencer à bien écrire ? Comme disait Godefroy, pourquoi faut-il être malheureux pour écrire un flot incessant de mots ? J'ai l'impression d'avoir perdu mes capacités d'écrire quelque part. Je pense qu'elles se terrent et qu'elles ne ressortiront jamais de leur trou. En ai-je déjà eu même ? Putain d'insécurité de merde. Est-ce fondamentalement humain de se foutre des autres quand ils vont bien ? Pourquoi est-ce que je pense que je dois être plus intéressant quand je vais mal et crie mon désespoir ? Est-ce pour ça qu'il existe tant d'habiles manipulateurs d'émotions ?

Dipatisme

Il est moins salissant d'entrer en piste que de pisser en transe !

1 septembre 2004

Je déborde...

Non, je ne parle pas de ma couche ! J'ai plein d'idées pour des tounes. C'est complètement fou. Elles se succèdent les unes après les autres. Une vraie avalanche. Rock qui roule n'amasse pas juste d'la mousse. Je ramasse ma guitare et gratte quelques accords. Wow, c'est excellent ! J'essaye de plaquer quelques paroles que je ramasse dans le fond d'un tiroir. Super, ça sonne génial dans ma tête. Je commence à chanter... C-A-T-A-S-T-R-O-P-H-E ! Câlisse que j'chante mal ! Ça a pas de crisse de bon sang ! À un point tel que la toune qui joue dans ma tête est à des kilomètres de celle qui sort de ma bouche ! C'est pas mêlant, on dirait qu'on égorge un chat. Euthanasiez-moi quelqu'un avant que la SPCA ne vienne sonner à ma porte !

1er septembre

Nous quittâmes le bar à la fermeture. Quelle magnifique soirée j'avais passé en sa présence. Dès qu'elle y avait mis les pieds, mon coeur avait fait 3 tours sur lui-même. Elle était magnifique. Tout comme la dernière fois où je l'avais vue. Mais ce soir-là, elle était plus belle que jamais. Comme une apparition. Ok, le fait que je savais qu'elle était maintenant célibataire y était pour quelque chose. Je la détaillai des pieds à la tête. Ses longues jambes élancées, fesses tout à fait sublimes, sourire à faire fondre un iceberg, yeux envoûtants, longs cheveux. L'image était simplement parfaite. Nous nous amusâmes toute la soirée, à rigoler, à caler quelques boules au pool et à rire des banlieusardes racistes et homophobes. J'étais complètement emballé. Puis, lorsqu'elle se retira, je courrai après elle, de l'autre côté de la rue où était stationnée sa bagnole et ne pus m'empêcher de trouver n'importe quelle défaite pour la revoir.

- T'es occupée demain, dimanche, lundi, n'importe quand ?
- Euhhhh, ça dépend
- J'aimerais ça t'inviter à souper, je te ferais mon fameux poulet au cari rouge thaïlandais.
- Ouais, ok
- Super. Lundi ça te dit ? On pourrait aller faire une ride en vélo juste avant.
- D'accord
- Ok, tiens v'là mon numéro, appelle-moi (c'est trop beau pour être vrai).

Et elle s'engouffra dans sa voiture, mis le contact et quitta les lieux sur les chapeaux de roue, J'avais le coeur qui battait la chamaille et qui voulait sortir de ses gonds.

Enfin, lundi arriva. Ç’avait été la plus longue fin de semaine de ma vie. Elle m'appela et nous fîmes notre promenade en vélo, de chez elle au parc Lafontaine puis jusqu'à chez moi. Et nous avons bouffé le meilleur poulet au cari rouge thaïlandais en ville.

Ça fait aujourd'hui un an de ça, jour pour jour. Un an et elle me fait toujours le même effet. Un an qu'elle habite mes pensées quotidiennes. Un an que je vis la plus belle, la plus folle mais aussi la plus saine relation qu'il m'a été donné de vivre. Un an que je l'aime comme un fou, du plus profond de mes tripes. Un an qu'elle me vire à l'envers quand elle me regarde de ses beaux yeux profonds. Un an qu'elle me fait craquer par son sourire incroyable. Un an que je me demande à chaque jour ce qu'elle me trouve, ce que j'ai de plus que le voisin. Un an que je me demande pourquoi j'ai tant de chance qu'elle fasse partie de ma vie.