31 août 2004

Tondeuse (suite et faim)

Entre un mi mineur, un sol et un la (je l'savais que vous la reconnaîtriez), je tâtonne l'art culinaire. Semblerait que ma sauce tomate, elle, goûterait pas le gazon. Ça mijote dans mon dos...

Oussé kalé ma tondeuse ?

Dans le cadre de la série "Je fais moi-même toutes mes recettes", je viens de terminer mon premier home-made pesto. (Presque) tout y est; basilic, huile d'olive, noix, ail... Putain qu'ça goûte le gazon !

Le fun est fini !

Bon ça y est, game over. That's it, that's all. Il est venu le temps des cathédrales. Ben non j'déconne, y est pas rendu pantoute le temps des cathédrales. Mais c'est vrai que le fun est fini. Fini le temps où je gambadais allégrement jusqu'au bureau le matin. Fini le temps où y avait pas de trafic sur Christophe-Colomb. Ahh les vacances d'été; jouissance pour automobilistes. Non, à partir de ce matin, va falloir écraser une couple de morveux par jour, envoyer chier tout le monde qui te coupe, gueuler après ceux qui te font manquer ta lumière verte, avoir l'air bête en permanence au volant, déprimer en regardant les morons, le son au boutte dans leur bagnole, qui rient tout seuls en écoutant cékahèmmeffffe (ZzZzZzZzZz), avoir le goût de kicker le cul des brigadiers qui te font perdre ton temps aux stops parce que t'as pas juste ça à faire le matin attendre après Boucle D'or pis le Petit Prince qui traversent la putain de rue à raison de pas de 3 centimètres à la fois (demande aux parents: Pitchez-les l'autre bord de la rue vos nains, ça va plus vite).

Voyez-vous, j'aimerais ça être un cycliste des fois, me rendre au boulot en pédalant gaiement. Mais juste quand il pleut ou il neige pas. J'adorerais ça pouvoir me rendre au travail en métro. Mais juste si j'étais fin seul dans les transports en commun. Finalement, à bien y penser, j'aimerais ça pas avoir à aller travailler pantoute.

30 août 2004

Pièce

Pour seul écho ma voix dans cette chambre
J'ai vainement tenté de composer une musique
Pour oublier que t'étais partie
Mais la pièce est vide sans toi

Ha la barbe !

Coin Mansfield / Saint-Antoine, je vois un poster de Point Zéro. Dessus un mi-gars, mi-fille, mi-raisin. Les traits fins presque coupés au couteau, maigrichon. Il porte le rouge à la lèvre et le blush aux pommettes... À quand le retour tant attendu de l'homme à poil ?

29 août 2004

Molson Indy

On entend les vrombrissements des moteurs jusqu'ici, entre Gilford et Mont-Royal. Imaginez ce que ça doit être sur place ! Trop d'air malsain, trop de bruit pour rien. Comme un pet; bruyant et polluant !

Critique

Je hais me faire prendre pour un con. Dans la vie en général mais aussi au cinéma. Je décroche toujours quand un réalisateur essaye de me faire gober une merde quelconque impossible. Mais hier soir, j'ai vu du cinéma intelligent, comme il s'en fait malheureusement peu. Tout en subtilité, en sous-entendus et tout en force aussi. Ouais c'est ça, une espèce de force subtile qui vous frappe doucement en plein front, comme un deux par quatre en satin ! Courez voir "Elles étaient cinq" de Ghyslaine Côté, film d'ouverture du 28ième FFM. C'est bien filmé, prenant et superbement joué. J'me sens pt'être pas plus intelligent à matin mais le film a réussi à me faire croire que j'en étais pas un pendant 82 minutes !

28 août 2004

Adage (dipatisme) !

On met un gros X en rouge et en gras sur le badtrip d'acide d'hier. Ça me surprend qu'y en ait pas un qui m'ait demandé si je disjonctais ou si la santé allait bien. Ne vous en faites guère, je déborde le bonheur, ma couche est pleine de joie, je vomis des tites fleurs de soie !
Dans un autre ordre d'idées (je sais, je dis toujours ça, j'sais pas pourquoi mais on dirait que c'est le meilleur lien que je peux trouver entre deux sujets quand j'ai encore des dodos dans les yeux), on a zyeuté "Dans l'oeil du chat" hier soir my love et moi. Ok, tout de suite j'affirme qu'on est loin du chef d'oeuvre mais là n'est pas le but de mon intervention. Un moment donné (après quelque chose comme 1 heure d'écoulée), je fous le film sur "Pause" et regarde Pascale le plus sérieusement du monde en lui disant: "Bon, j'comprends rien là. Y a quelque chose qui marche vraiment pas deboutte." Elle me regarde et pouffe de rire. Je me demande pourquoi, j'en ai aucune espèce d'idée. Finalement, mes neurones se mettent en branle et répète tout haut ce que je viens de dire: "Y a quelque chose qui marche vraiment pas deboutte." Ça devait être un vers...

27 août 2004

Rapport ?

Hydro-Québec hausse ses profits

Pas étonnant quand on sait que le serpent a pas de pédales !!!

26 août 2004

Étranger

Je relisais quelques bribes de mon roman inachevé pour vous en donner deux ou trois lignes, comme ça, sans raison. Un genre de cadeau quoi... En lisant ces lignes, j'me suis senti tellement loin de ce qui était écrit, comme si quelqu'un d'autre avait couché ces mots sur papier à ma place. J'ai l'impression d'être l'étranger de moi-même. Ça fait bizarre... M'enfin, j'vous en laisse quelques lignes quand même.

- Pat, on t’aime. Peu importe ce que tu fais, on va t’aimer. Toujours. Inconditionnellement.

C’est ça que je veux entendre ! Mais moi là-dedans, suis-je capable de dire la même chose ? Pantoute ! Je sais pertinemment que non. Parce que plus souvent qu’autrement, je me fous de vos besoins. Parce que je ne regarde que mon petit nombril. Parce qu’il n’y a que moi qui existe. Et faut pas se le cacher. Des fois, vous me faites chier aussi. Vous me tapez royalement sur les nerfs. Vous me dérangez. Vous prenez mon air. Vous rentrez dans ma bulle. Vous m’envahissez. Mais des fois, je ne peux pas vivre sans vous. Vous me manquez. Vous n’êtes pas là. J’aurais envie de vous serrer toute la gang dans mes bras. J’aurais envie de vous dire que j’ai besoin de votre présence. J’aurais envie de vous dire que je vous aime à en pleurer. Jusqu’à ce que vous vous rapprochiez de moi. Et quand vous serez assez près de moi, je vous le renverrai en pleine gueule.

Voilà, j'ai réellement l'impression aujourd'hui que quelqu'un d'autre avait usurpé mon identité durant quelques jours noirs d'une année 2003 pleine de rebondissements...

25 août 2004

Blanc

Z'avez déjà essayé de couper le sel de votre régime alimentaire vous autres ? C'est ce que j'essaye de faire en ce moment suite à mon diagnostic d'hypertension. Ben laissez moi vous dire ceci: C'est totalement I-M-P-O-S-S-I-B-L-E ! Y en a partout ! Dans l'sucré, dans l'acide, dans l'salé pis dans la mer. C'est juste si y en a pas d'incrusté dans le chaudron rien que pour me faire chier ! Mon stir fry cantonais ressemblait finalement à ceci: du riz blanc avec du poulet blanc pis des légumes blancs. J'dois dire que ça accompagnait très bien mon verre d'eau ! J'viens de comprendre c'est quoi ça pourrait goûter du blanc si ça avait un goût !

J'mets mon casse de foot !

Ok, y a kekchose de gros qui s'en vient pour moi. J'ai foncé dans l'tas, tête première, yeux fermés, bouche bée, une dent de ciment, un pied mariton. On verra c'que ça donnera mais y est trop tard, j'peux pus revenir en arrière. Bah, c'est sûr que j'pourrais toujours revenir en arrière mais ça serait vraiment ridicule que je le fasse étant donné que le premier pas a été foulé. Je plonge donc dans le bac à vaisselle d'un rêve caressé depuis fort longtemps. J'vous en donne des nouvelles d'ici quelques jours. En attendant, j'vais juste me pratiquer un peu (pis chatouiller votre curiosité ben comme y faut): Hum hum (clarification de gorge)... Effèmmmmm

24 août 2004

Neige dans tivi

Semblerait que ma dernière image du hors-la-loi avec les plumes pis le goudron était plutôt manquée (ou floue devrais-je dire). Un peu de neige dans ma télé cérébrale quoi (ou y a plutôt juste moi qui pogne ce poste-là). Bon, on met ça différemment d'abord. Imaginez-vous Sylvester the cat qui court après Tweety Bird en volant, mais avec une seule plume dans chaque patte d'en avant. Est-ce que c'est plus imagé ? Scary non ?

23 août 2004

Vulnérabilité quand tu nous lâches

Vous vous souvenez, dans les bédés de Lucky Luke, ce qu'ont faisait des hors-la-loi peu dangereux pour les punir ? On les trempait dans du goudron et on les roulait dans des plumes. Comme un oiseau... Voyez-vous, j'me sens comme un hors-la-loi qu'on aurait trempé dans du goudron et des plumes ces jours-ci. J'essaye de me convaincre qu'un tel mouéno vole très bien et je tente une plongée en bas du précipice. J'me sens un peu vulnérable mettons !

Parfois

Parfois la vie est trop belle. Parfois on déborde de bonheur, de joie, d'amour.

Je pense à cet enfant que j'ai laissé hier. Crisse que je l'aime c'te ptit gars-là ! J'aurais jamais pensé avoir autant d'amour pour lui. J'aurais jamais pensé pouvoir dire que ma vie serait tellement vide s'il n'était pas là !

Et je la regarde, Elle, le matin avant que je ne quitte pour le boulot, alors qu'elle dort encore, ses longs cheveux bruns en bataille sur l'oreiller. Et je me mets à penser que ça aurait pu être différent. Que tout ceci pourrait ne pas exister. Que tout ceci a failli ne pas exister. Parce que j'ai passé près de tout perdre... Effritement, destruction, anéantissement, désolation... par ma propre faute.

Parfois la vie est trop belle. Parfois on déborde de bonheur, de joie, d'amour. Parfois je me dis que c'est impossible, que tout ceci ne durera pas, que je ne le mérite pas. Qu'un jour le soleil finira par se faire engouffrer par d'immenses nuages noirs cannibalesques.

22 août 2004

Garde à vous ?

Sous ce blindage en béton
Sous ce sourire canon
Sous cette grossière armure
Je suis aussi insécure
Qu'un p'tit américain
Tout nu en sol irakien

21 août 2004

Chutttttttttttt....

Nous avons tous des secrets. Vous en avez, j'en ai aussi. Et on le sait tous. C'est juste plus difficile d'accepter qu'on peut pas tout savoir sur quelqu'un quand on a envie de le connaître jusque dans sa moindre fibre. Il n'est pas toujours facile de savoir prendre ses distances...

20 août 2004

Bon ça suffit !

Je flushe Martineau de ma run de blogs à lire. Martineau qui parle de plus en plus comme un parvenu d'Outremont et qui grimpe dans les rideaux à toutes les fois que quelqu'un ne dit pas la même chose que lui (alors que lui ne fait que ça dire le contraire des autres parce que ça fait mouiller les matantes de Brossard de jouer au revendicateur).

Go mon champion !

Y a rien à faire. C'est ça qui arrive quand t'es né avec un corps qui a une ostie de mécanique déficiente de Lada. J'ai beau essayer d'avoir une vie saine et équilibrée, je réussis quand même à faire de l'hypertension de niveau 1. Sans blagues, j'ai beau arrêter de fumer, bien manger, aller nager un-kilomètre-et-demi-trois-fois-par-semaine, ne pas boire trop d'alcool pis couper le sel, j'trouve quand même le moyen de me scrapper le système. J'ai une vie plus saine que 95% de la population et j'ai le corps plus magané que 95% de la population. "Tu peux pas tromper la génétique" me dit mon doc ! "Si ça se place pas, va falloir te mettre sur les médicaments" qu'il me répète. Fuck, c'est chiant être "génétiquement programmé" pour crever à 55 ans d'une explosion cardiaque (Avouez que c'est un peu plus "gore" que "Infarctus du myocarde") ! M'enfin, c'est sûr que ça peut prouver que j'en ai finalement un... La vraie question dans tout ça c'est: Est-ce qu'on est mieux de passer une vie de débauché pis de crever à 55 ans ou est-ce qu'on vit sagement pis on étire la sauce pour se gagner 5 années supplémentaires ? J'imagine que la réponse est de faire ce qui nous rend heureux dans le fond. Si c'est de te fendre la gueule 7 jours par semaine à fumer, boire pis manger des hot-dogs pis que ça te rend heureux, ben, go mon champion ! Moi j'vais prendre une chance avec les 5 années supplémentaires (et couper le café dès aujourd'hui).

*****

Dans un autre ordre d'idées, retenez bien ceci: Vaut mieux la bonne phrase au bon moment que la grande phrase aux grand-momans.


19 août 2004

Sorcière

J'étais couché sur le dos, nu, vulnérable. Elle se pencha vers moi et sourit. Je senti fondre mon échine sous son regard transperçant. Elle approcha ses lèvres des miennes, doucement, en questionnant silencieusement mon âme sur mes intentions. Je souris à mon tour, excité, tourmenté. Elle glissa sa main sur mon ventre en ébullition et fit danser ses doigts jusqu’à mon sexe explosif. Ses longs cheveux effleurèrent les milliers de minuscules montagnes en éruption sur ma peau. Son odeur, sa douceur et son souffle chaud me firent perdre l'esprit. Je la saisis brusquement et tentai de lui faire perdre la tête à son tour. Je la baisai d'une façon délicatement sauvage pendant une fraction d'éternité. Sorcière, c'est ce qui arrive quand on tente le diable par la queue.

18 août 2004

Touch up

Légèrement retouché mon site web. Ça fait un peu moins lourd (et narcissique) à mon avis.

Questionnement géographique

Est-ce vraiment étrange qu'on se pose les mêmes questions existentielles simultanément ? Est-ce qu'on est tous différents les uns des autres ou est-ce qu'on se complait à l'idée qu'on l'est peut-être ? Peut-être est-ce du au fait qu'on lise quelqu'un qui se questionne qui ouvre la porte à nos propres questionnements ?

Allez savoir !... Où ? Je l'sais pas. Mais si je le trouve, j'vous fais signe !

Maso vous dites ?

Pourquoi courons-nous tous comme des fous après cette chose qu'on appelle Amour alors que c'est le mal qui nous ronge le plus sournoisement ?

Et si...

Et si t'av...
Et si tu m'd...
Et si j'le...
Et si ça m'do...
Et si il ét...
Et si j'en...
Et si j'al...
Et si j'tournais ma langue 7 fois et fermais ma gueule ?

16 août 2004

?

Tell me why, I don't like mondays !

Papier Q

C'est sûr que tendre la main à quelqu'un qui se sent comme une merde; ça doit être salissant pour les doigts !

Imbécile heureux (suite)...

Parfois je souhaiterais devenir imbécile heureux. Parfois j'aimerais ne pas me poser de questions. J'aimerais me satisfaire de ce que j'ai. Je voudrais aimer la personne que je suis sans avoir à me casser la tête.

Puis y a d'autres fois où j'me dis que si j'étais un imbécile heureux, je ne vivrais pas chaque seconde de vie si intensément.

Parfois ça me fait chier d'être un être si sensible parce que j'ai mal au plus profond de mon âme au moindre heurt.

Puis y a d'autres fois où je me dis que si je n'étais pas un être si sensible, jamais je ne pourrais vivre mes rares moments de bonheur avec une telle intensité.

En bout de ligne, on en devient mêlés et aigris parce qu'on désire tous ardemment le beurre, l'argent du beurre, la crème, le lait, la vache, le cuir pis la botte.

Encore !

Ce matin, j'ai encore cette satanée envie qui me presse de partir. Partir loin, tellement loin. Crisser mon camp, sans but, sans point d'arrivée. Juste partir. Ce matin, je suis encore assis à ce foutu bureau, je vous écris ces mots et je me demande encore ce que je fais ici. Je ne comprends pas ma présence dans cet environnement. Je n'ai aucun rapport dans le paysage. Elle est pas ici ma vie. Elle est partout ailleurs. J'en ai ma claque mais j'en ai malheureusement pas mon voyage...

Pourquoi est-ce que j'étouffe quand ma vie stagne ? Pourquoi ai-je l'impression de faire du surplace ? Pourquoi ai-je l'impression que ma chaîne déraille et que je pédale à vide ? Pourquoi ne suis-je pas capable de vivre dans un doux confort ouaté sans insécurité comme tout le monde, avec comme seule question ce que je vais manger demain ? Pourquoi ne suis-je pas capable d'être un imbécile heureux ?

J'suis pas malheureux ostie... J'suis juste écoeuré !

13 août 2004

Inventions

J'ai toujours pensé que l'amitié masculine était une espèce d'invention humaine remplie de faussetés et de sous-entendus. En fait, je n'y ai jamais vraiment cru. Ben c'est pas que je n'y ai jamais cru mais c'est plutôt que j'en avais jamais vraiment fait l'expérience. Un peu comme une apparition de Jésus: faut voir les trous pour croire au bonhomme. Ou un peu comme le point G: on en entend souvent parler mais on l'a jamais vraiment vu. Voyez-vous, mes amitiés ont plus souvent qu'autrement été féminines. Je me suis toujours mieux entendu avec les filles. Je sais pas pourquoi, c'est juste comme ça.

Puis je l'ai rencontré un bon soir de printemps 2003. Ça se passait au Boudoir. Un soir de printemps comme tant d'autres; frais et calme et plein d'espoirs. Les filles devaient être belles et mon coeur devait être gros. Il était assis à une table en compagnie de mon amie Jojo. Il avait l'air d'un berger anglais de 8 pieds avec ses longs cheveux noirs lui couvrant la majeure partie du visage et cachant la moindre de ses réactions faciales. Il avait un accent tout à fait incompréhensible; un mélange de français parisien et de joual québécois. Un vrai melting pot indéchiffrable de cultures bigarrées. Il cadrait parfaitement dans le moule montréalais. Je l'ai adoré en le voyant. Je le saluai en prenant son énorme main dans la mienne. Je souriai en m'imaginant la taille des pieds au bout de ces longues échasses et failli m'étouffer de jalousie en pensant à d'autres parties possiblement proportionnelles. Je compris enfin le sourire de béatitude qui animait le minois de Jojo depuis quelques temps. Nous passâmes la soirée à rigoler, à boire, à manger des hot-dogs et à reboire. Je m'en souviens comme si c'était hier. Ça a tout de suite cliqué entre lui et moi. Ironiquement depuis cette soirée, l'histoire s'est répétée une deuxième fois. Comme quoi la vie se charge toujours de nous emmener là où on ne croirait jamais mettre les pieds.

Au fil des jours, des semaines et des mois, j'ai appris à le connaître. J'ai su l'apprécier malgré ses étrangetés et j'ai appris à le respecter dans ses bizarreries. Mais par dessus tout, j'ai découvert ce qu'était une vraie amitié. Pour tout ça et pour bien plus encore, merci mec.

12 août 2004

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Ma chérie a une nouvelle connexion haute vitesse depuis ce matin. Chic alors, j'vais pouvoir la faire v'nir encore plus vite !

11 août 2004

Part II

Ça serait ton genre de crisser ton camp sans dire "bye", sans dire "adieu", sans dire "à bientôt". Je sais que tu sais qu'il se peut qu'il n'y ait pas de retour. Ça me fait chier. Ce qui me fait peur, c'est pas que tu quittes. C'est que tu reviennes pas. Ostie de francais, mon grand perdu, mon ptit comique, mon cher ami, mon vrai pote. Tu vas me manquer.

9 août 2004

Alex

J'adore ce poème
Te l'ai déjà dit j'crois
Plein de lourd, de triste et de noir
Mais ça me parle tellement à la fois
Je peux pratiquement humer
La détresse de tes mots
Ça m'en donne presque
Froid dans le dos

Oussé t'as mis ton tutu ?

Je suis allé à la représentation de Minus One hier soir. Minus One, c'est un spectacle de danse des grands ballets canadiens offert gratuitement aux montréalais. Ça se passait au théatre de Verdure du parc Lafontaine. C'était drôle. On aurait parfois dit des marionnettes de Perdus dans l'espace. Bon ok, j'exagère peut-être un peu. J'ai bien aimé plusieurs numéros. Mais quand on tombe dans la danse moderne, je décroche. Je ne peux pas nier les performances athlétiques des danseurs; je peux même voir l'expression artistique de leurs mouvements. Mais fuck, j'y comprends vraiment rien ! Que dalle ! Zéro ! Nada ! J'dois pas être assez intello. Je comprends pas ce qu'ils essayent de me dire quand ils font le singe qui se balance avec leurs bras pis qu'ils se garochent la face à terre en dansant le bacon dans la poêle. Mais une chose est sûre, je nous trouve vraiment chanceux d'avoir accès à tous ces événements gratuits en plein air. Z'en connaissez beaucoup vous autres des villes qui vous donnent accès à des spectacles de cette qualité complètement gratos ? La seule chose, c'est que la ville devrait exiger la carte Accès Montréal pour pouvoir y assister. Ça nous garderait de Madame Brossard pis de Mononcle Laval qui viennent chialer sur notre territoire à nos frais !

8 août 2004

Dieu encore !

Obligé de me lever à 8 heures 30 du mat pour ramasser mon fils qui dormait chez la mère-grand pour cause de fête d'enfants. Montréal-Laval-Montréal un dimanche matin à 9 heures (après-un-dodo-manqué-de-quelques-heures à-cause-de-trop-de-bière-et-de-vin-la-veille) parce que ladite mère-grand doit aller saluer Jésus pour le remercier pour le joli jour et sa vie rose-sans-problème-et-sans-nègre de banlieue. C'est vraiment mon putain de karma d'être obligé de me lever à cause de la messe ! Et mon amour qui sent bon et qui est couchée dans la chambre à côté et que je peux même pas aller rejoindre pour me coller sur sa peau chaude et satinée...

6 août 2004

Rémi Zenling...

Non je ne parle pas du propriétaire du dépanneur du coin mais bien de la remise en ligne de mon site Internet avec mes archives de journal, ma poésie et tout le fla fla...

Vous pourrez donc retrouver ma gueule à cette adresse:

http://pages.videotron.com/dion/

Par contre, je laisse mon journal sur blogspot. Vous pourrez y accéder directement par Blogspot ou par ma page personnelle.

There ain't no way out ! There ain't no escapin' !

Erratum et mea culpum...

Et moi qui disait qu'y fallait pas prendre les lecteurs pour des imbéciles, vous aurais-je surestimé ? :-P

Suite à une rapide étude de marché, il semble que mon post intitulé "Trop tard" soit complètement passé dans le beurre. J'hésitais à rajouter un "Il est" bien placé à la fin (le "Il" représentant évidemment n'importe quel Homme que la Terre ait enfanté). J'avais même pris soin de rajouter des points de suspension pour marquer une pause. Mais bon, ça a l'air que vous êtes pas capables de vous empêcher de faire des liens là où il ne devrait pas y en avoir. Qu'importe, je correctionne la situationne... Voici donc la preuve numéro 3869 que je suis vraiment seul dans ma tête !

Peur
Si peur
Partir
Courir
Fuir
Avant qu'Il ne soit
...
Trop tard, Il est.

4 août 2004

Souvenirs

Je viens de tomber par hasard sur une cassette-vidéo et je suis à visionner un des plus beaux souvenirs qui me restent de mon père. Gabriel à 1 an et demi, moi-même à 27 ans et mon père, 9 mois avant qu'il ne meure sommes à rigoler et à jouer au hockey avec des bâtons et une rondelle en plastique mou dans mon sous-sol de banlieue. Trois générations, dont deux qui ironiquement et inconsciemment se cherchaient, captées dans un rare moment de bonheur. Les années 90 ont été plutôt tranquilles au niveau joies. Je m'aperçois que j'ai vraiment eu deux vies diamétralement opposées et différentes.

J'ai tellement fait de chemin depuis ces dernières années. Et moi qui ai encore l'impression de faire du surplace parfois. Je suis maintenant assuré du contraire. Tellement d'eau a coulé sous les ponts depuis. Je regardais ce bout de film et je ne me reconnaissais même pas. Mais qui a donc été cet homme qui a habité mon corps durant ces longues années ?

Saint-Exupéry

Quel genre de grumeau il voulait Saint-Exupéry quand il a demandé de lui dessiner un moton ?

3 août 2004

Question

Avoir besoin d'un vert devin, c'est parce qu'on ressent le besoin de se saouler la gueule devant les hauts-le-coeur de ce qui nous attend ?

Définition

Écrivain: n.m, du latin écrivainum (i.e. écrit vainement). Être vivant de l'ordre des Grangueuls qui a la particularité de s'étaler impudiquement de tout son long sur la voie publique dans le seul et unique but de se faire aimer à tout prix. Ironiquement, cette espèce n'est pas en voie d'extinction malgré la difficulté de certains à trouver une femelle pour se reproduire.

1 août 2004

Pour relancer le débat et les (i)dés

J'comprends qu'on peut tendre vers un rêve, qu'on peut planifier et s'organiser mais c'est quoi la marche à suivre pour y arriver ? Sur quoi est-ce qu'on se base pour suivre la bonne voie ? Parce que t'as beau te mettre sur la pointe des pieds et essayer de toucher le ciel, faut quand même savoir vers où tourner les bras pour toucher la bonne étoile. Sinon tu peux errer dans l'espace (dans l'espace-temps ?) longtemps et finir par manquer de souffle ! Alors, on commence par où ? Parce que j'suis bien prêt à faire des sacrifices, j'en ai fait plus qu'à mon tour dans ma vie. J'suis bien prêt à y aller un orteil à la fois. Dieu sait que j'ai nourri plusieurs requins avec ces orteils (doit quand même m'en rester un de potable). J'suis bien willing à jouer au Risk. À la guerre comme à la guerre. Reste qu'y faut quand même savoir quels sont ces risques à prendre ? Pis faut pas se leurrer non plus; me reste pas mal moins de temps pour me tromper, m'enfarger, me relever, m'essuyer pis recommencer ! De toute façon, j'commence à en avoir plein mon cul de me tromper. Alors ? Où est-ce que signe avec mon sang ?