Je viens de lire à l'instant un Tweet du journaliste François Cardinal qui mentionne une étude sur les attitudes des Canadiens à l'égard de l'eau, commanditée par RBC et Unilever et qui vient tout juste de sortir du four à sondages. Selon celle-ci, 20% des Canadiens ont encore l'habitude d'arroser leur stationnement. Et ça me fout par terre. Un Canadien sur cinq? Come on! Mais qu'est-ce que ça prend à ces énergumènes pour comprendre.Et ça m'interpelle aussi parce que je me questionne. Voyez-vous, en sortant de chez moi ce weekend, j'ai croisé un voisin qui arrosait rien de moins que le trottoir devant chez lui. Merde! On est même loin du stationnement là! Ça n'a aucun bon sens! Mais comment lui signaler sa grossière erreur? Comment l'approcher pour lui signifier que ce qu'il fait est aberrant, illogique, mauvais pour l'environnement et son portefeuille? Comment le faire sans se faire envoyer chier ou sans se faire ignorer? Je disais à ma douce moitié qu'elle devrait, elle, approcher l'énergumène pour lui mentionner que l'eau n'était pas une ressource inépuisable. Qu'elle avait plus de chances de réussir à la tâche parce qu'elle est une femme et, on le sait bien, les jolies filles ont le droit de tout dire sans se faire sauter au visage.
Elle a hésité pendant quelques secondes, je l'ai regardée, elle a ré-hésité, je l'ai re-regardée et nous avons finalement passé notre chemin, non sans rouspéter à faible voix. J'entends déjà les plus tough d'entre vous dire "je lui aurais fait bouffer son boyau par le trou du cul" mais on sait tous que ça ne se passe pas comme ça dans la vie. Nous sommes, malheureusement parfois, des gens civilisés qui préfèrent la bonne entente et l'harmonie au pétage de gueule. On s'abstient donc plus souvent qu'autrement.
Alors ma question demeure: Comment approche-t-on quelqu'un qui arrose son asphalte pour lui expliquer les mystères de la vie?





