29 novembre 2009

Les Twitter snobs

Intéressante discussion sur Twitter hier matin avec Geneviève Lefebvre, Esther Chenard, Mélanie Robert et Nicolas Roberge où il était question des Twitters snobs, ces gens qui sont sur la plateforme de micro-blogues Twitter et qui ne suivent ni n'échangent avec personne ou presque. La plupart d'entre eux sont des politiciens, des artistes mais surtout des journalistes. J'intègre par contre peu les politiciens puisque souvent, une équipe twitte à leur place. Mais qu'en est-il de ces journalistes qui utilisent la plateforme uniquement pour échanger avec leurs collègues ou simplement pour faire de l'auto-promotion? C'est un secret de polichinelle. Peu de Twitteurs le dénoncent mais beaucoup rongent leur frein. Aurait-on déplacé la sempiternelle bataille blogueur/journaliste en conflit twitteur/journaliste?

Pourquoi ces Twitter snobs n'échangent-ils pas avec la communauté? Pourquoi restent-ils dans leur coin à s'admirer le nombril ou à s'auto-licher entre collègues? Est-ce parce qu'ils n'ont pas encore compris tout l'impact et toute la force qui se cache derrière l'outil Twitter?

Certains se défendront en avançant qu'il est impossible de suivre tout le monde. Comment échanger avec 500, 1000 voire 5000 personnes? Est-ce faisable? Avec des logiciels comme Tweetdeck ou Seesmic qui nous permettent de créer des groupes et de suivre un nombre restreints d'utilisateurs à la fois, c'est pourtant possible. Ils ajouteront peut-être que le temps qu'ils passent sur la plateforme est compté et que c'est en conséquence un facteur déterminant pour ne suivre qu'une grappe d'utilisateurs. Peut-être n'ont-ils pas compris que Twitter, ce n'est pas de suivre à temps plein un internaute, de s'arranger pour ne manquer aucun de ses statuts mais plutôt de croiser sporadiquement une personne sur un réseau surchargé d'informations. C'est de saluer en retour quelqu'un qui passe devant chez vous en vous souhaitant une belle journée. Twitter, pour moi, c'est de plonger à la mer lorsque vous y êtes. Vous faites trois ou quatre petites saucettes dans l'eau puis vous allez retrouver vos amis sur la plage.

Certains artistes l'ont compris, certains journalistes aussi. Et je leur lève mon chapeau pour avoir sauté dans la marmite bouillonnante à leur tout début. D'autres n'ont par contre rien compris. Comment justifier un Twitter snob ayant un millier d'abonnés mais qui n'en suit qu'un.

On s'entend pour dire que la plateforme peut devenir ce que vous voulez. D'accord! Mais ce n'est pas ça le Web 2.0. Vous vous verriez tout seul sur Facebook? Twitter peut être un outil de promotion, une plateforme d'échange, un endroit pour tester vos jokes salaces ou une place pour amuser la galerie. Quant à moi, je m'en sers pour faire découvrir mes trouvailles quotidiennes. Et malgré mes 2000 abonnés, lorsqu'un internaute me salue, je lui renvoie la pareille. C'est la moindre des choses. Resteriez-vous silencieux si on vous saluait dans la rue? Twitter, c'est avant tout, à mon avis, une plateforme d'échange et d'interaction. On est tous une source d'information, les journalistes comme les informaticiens comme les infirmières. Et si certains de ces Twitter snobs apprenaient à utiliser l'outil magnifique qu'est Twitter, peut-être arrêteraient-ils de retranscrire les mêmes satanés communiqués de presse et trouveraient-ils de nouveaux filons insoupçonnés à rédiger.

De notre côté, devrait-on s'empêcher de suivre ces utilisateurs au nez levé? Je ne crois pas. Pas pour certains en tout cas. Ça peut être utile, dans le cadre de votre travail par exemple. Je suis moi-même quelques Twitter snobs qui n'ont rien à cirer de ma présence web.

Mais qui sont mes snobs, vous demandez-vous? La meilleure façon de le savoir est d'aller faire un tour du côté de http://friendorfollow.com. Peut-être qu'une foule de surprises vous y attend. Et pour ceux qui se sentiraient visés par ce billet je répondrai: If the hat fits, wear it! Peut-être devriez-vous essayer de vous mêler à la communauté. On a tous à apprendre des autres non?

27 novembre 2009

Black Friday

Je cherche mes mots, je cherche mes idées. Je vous délaisse un peu et vous me manquez. Écrire me manque. Partager me manque. Enseveli sous des montagnes de clips, des monticules de projets, Vlog, WebTV Hebdo, Webtivi Mag, je cours après mon souffle, ma queue et même Tite Dent. D'ailleurs, je suis presque désolé Bruno mais ça doit faire trois semaines que je ne t'ai pas lu. Ça viendra. Je mets tes textes en banque, avec beaucoup d'intérêt... Et que dire de la bande-annonce de mon roman qui tarde à se faire réaliser. Ce roman qui pointe d'ailleurs tranquillement son nez. Je sais pas si c'est l'hiver qui s'insinue mais ça me rend un peu frileux.

Mais je pense à vous. J'y trouve le temps. J'ai envie de vous parler d'une foule de choses. C'est juste que quand j'arrive devant mon ordinateur, je tombe de sommeil. Bon, peut-être pas toujours. Vous savez ce que c'est. Je procrastine moderne, je facebookise, je twitte et je file souvent RSS. Ou je perds tout simplement mes idées qui coulent dans le caniveau de mon esprit. Je réussis parfois à mettre la switch à off devant la télé. Aveux, Sophie Paquin, Infoman. En prenant soin de retomber dans l'enfer de la blogue aux pauses commerciales.

Mais je prends le temps en ce Black Friday américain. Juste pour vous dire Salut! Je suis là. J'ai rien à vous vendre, contrairement à nos voisins du sud, à part peut-être un peu de moi-même. Mais je vends gratis, même pas besoin de vous précipiter à la porte et de vous piétiner à mort. Ironie du sort, c'est aujourd'hui la journée de l'inconsommation au Canada, le Buy Nothing Day. Et croyez-moi, il est trop tard pour que j'y participe. J'attends impatiemment 17h pour me payer le plus "aromatique et charnu" Shiraz de fin de semaine.

24 novembre 2009

Faut pas charier !

On apprend ce matin via Éric Clément de La Presse que l'arrondissement Plateau Mont-Royal était pour supprimer les chargements de neige les fins de semaine. La nouvelle approche prévoit plutôt qu'on attende le lundi (ou 15 cm de bordée) avant de sortir les souffleuses.

Belle initiative je trouve. Vraiment! C'est une bonne idée qu'a trouvé Projet Montréal pour sabrer dans les coûts effarants de l'enlèvement de la neige à Montréal. Mais pourquoi le faire sur le Plateau Mont-Royal au juste? Le Plateau est sûrement le pire endroit pour circuler lors d'un lendemain de tempête à Montréal, que ça soit à pieds, à cheval ou en Cadillac. On nous promet que les trottoirs seront déblayés, que les déneigeuses pousseront la poudreuse dans les allées et les parcs en attendant. Bullshit que je réponds. C'est impossible pour ces mastodontes de pousser la neige à leur guise dans ces rues exigües. Vous imaginez ces engins manier les congères de la rue Marquette, de Mont-Royal à Laurier par exemple?

Du coup, ça sera l'enfer pour tout le monde durant ces weekends. Et je ne dis pas ça parce que j'ai peur de ne pas pouvoir stationner ma voiture, j'en ai même pas. Je persiste à penser que le maximum de neige doit être enlevée au plus sacrant dans les arrondissements les plus occupés.

Mais pourquoi ne pas faire le contraire du projet? Pourquoi ne pas retarder le déneigement partout à Montréal, sauf dans les arrondissements du centre? Les gens de Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies, Pointe-Claire ou je ne sais trop quelle arrondissement appartenant encore à l'agglomération de Montréal n'y verraient que du feu. De toute façon, les voitures de ces habitants ne sont-elles pas confortablement stationnées dans leur entrée de garage?

21 novembre 2009

Samedi de rattraper le temps

Ouf, quelle semaine. Je suis finalement passé au travers et je suis encore en un seul morceau. C'est fou à quel point l'humain est fait fort...

Pour faire une histoire courte, voici ma semaine en rapides détails, semaine ponctuée d'une cinquantaine d'heures de boulot dit "alimentaire", c'est-à-dire celui qui me paye! Uno, j'avais un nouveau tournage pour Webtivi Mag lundi soir alors que je suivais la délicieuse et pétillante Catherine Beauchamp du Tapis rose de Catherine, alors qu'elle prenait d'assaut le tapis rouge du film Pour toujours les Canadiens. Amusant mais épuisant.

Mercredi, soirée avec les producteurs de webtélé indépendante puis un autre tournage pour Webtivi Mag jeudi, où je suivais cette fois les deux-tiers de l'équipe de Dans ma télé sur le plateau de Vlog (c'est ce qu'on appelle faire d'une pierre trois coups).

Finalement, hier soir, c'était direction le Salon du livre où j'ai pu aller saluer les copains. Un gros merci particulier à Geneviève Lefebvre pour les délicieux macarons et à Marie-Julie Gagnon pour la "magnifique" photo qu'elle a prise de Ge (magnifique) et moi (où j'ai une vraie face de cul). Anyway...

Le point culminant de ma soirée d'hier fut d'enfin pouvoir agripper un livre de la collection de La Grenouille Bleue entre mes mains. Bon, ce n'était peut-être pas mon roman que j'ai pu tenir mais de pouvoir enfin toucher et sentir le papier, caresser le carton de la couverture d'un livre de la collection, ça a fait faire un tour de montagnes russes à mon coeur. Surtout que mes chummys du Salon n'arrêtaient pas de me répéter que bientôt, ça serait à mon tour de me taper les files interminables de fans en délire. Ok, j'exagère et comme le disait Ed que j'ai justement croisé hier, les séances de signatures sont plutôt de véritables séances d'humilité pour l'écrivain, à moins que tu ne t'appelles Janette Betrand, Dany Laferrière ou India Desjardins.

Mais bon, malgré une langue qui m'arrivait aux genoux en fin de journée hier, je suis en pleine forme ce matin. J'imagine qu'une nuit de onze heures, ça aide à recrinquer un homme. En terminant, sachez que le premier reportage de Webtivi Mag mettant en vedette la gang de RemYx est maintenant disponible sur ma chaîne Youtube. Pour celui ou celle qui ne l'aurais pas vu: Manon, pèse sul piton.

17 novembre 2009

Webtivi Mag

Ça fait plus de deux semaines que ça me démange. J'ai enfin le droit de le crier sur tous les toits (y compris celui-ci).

Parce qu'on oublie trop souvent les artisans qui travaillent dans l'ombre: concepteurs, scénaristes, réalisateurs, caméra(wo)man, sound(wo)man, monteurs, j'ai eu envie de créer un webmagazine qui rendrait hommage à ces hommes et femmes en leur donnant la parole, en les laissant s'exprimer sur le métier qu'ils exercent avec passion, sans compter les heures et la plupart du temps de façon bénévole. La webtélé est un phénomène en émergence. Dans quelques années, les artisans qui y travaillent seront qualifiés de pionniers. Je désirais les laisser s'exprimer sur la fougue qui les anime dans ce tout nouvel univers qu'ils aiment et contribuent à faire éclore.

Est donc né de cette idée Webtivi Mag, un magazine sur les artisans et les coulisses des webtélés québécoises. Chaque semaine, je visiterai une webtélé différente et m'entretiendrai avec les gens qui font le web au Québec.

La première capsule est présentée sur le portail MSN.ca et met en scène la websérie interactive de Radio-Canada, RemYx. Pour le moment et tant que le magazine n'est pas présenté sous forme de blogue, il est impossible pour MSN d'insérer la vidéo dans l'article qui l'accompagne. Vous devrez donc pour l'instant faire de deux pierres deux coups. Mais c'est à suivre...

Je m'en voudrais de ne pas remercier Yan Thériault des Crapules pour l'infographie et Benoit Rocheleau pour la musique. J'espère que vous aimerez le magazine autant que j'ai eu du fun à le créer.

webtivimag2

16 novembre 2009

Dix sites à voir!

Suite à mon premier article sur MSN.ca, dix publicités à ne pas manquer, voici ma deuxième contribution au portail canadien-français de Microsoft: dix sites immersifs à voir absolument.

Le web regorge d'espaces qui font vivre de grandes émotions, qui plongent l'internaute au coeur de l'action. Souvent mis en ligne par des entreprises possédant beaucoup de moyens, ces sites immersifs veulent divertir et en mettre plein la vue. Et ça fonctionne. La grande majorité de ces sites sont des jeux d'aventure en ligne. La qualité graphique et l'expérience d'immersion totale éprouvée vous fera vivre de longues et intenses minutes d'amusement et même, de peur et d'horreur. Have fun!

13 novembre 2009

Run for cover

Je parlais hier de faire la paix avec mon passé. Ironiquement, la vie se charge toujours de vous faire un clin d'oeil quand vous vous y attendez le moins. Parce que mon passé, il a spontanément refait surface hier alors qu'était rendue publique la page couverture de mon roman, Fol allié. Parce qu'il ne faut pas s'en cacher, mon roman, c'est une partie de moi, c'est entre autres ce que vous avez lu dans mon texte d'hier.

Mais je suis vraiment heureux de vous partager cette couverture, qui trônera d'ailleurs en lieu et place de la petite face de grenouille qui se retrouve dans la colonne de droite de ce blogue. Je vous invite du même coup à lire plus bas l'accroche médiatique qui l'accompagne. Vous la retrouverez aussi sur le blogue de mon éditeur, La Grenouille Bleue.

On prend une grande respiration. Il ne reste plus que deux mois et demi avant le grand jour.



Février 2010, Patrick Dion nous offre un roman, Fol allié, qui promet de faire des vagues…

Après une rupture particulièrement pénible, Éric, trente ans, revisite sa vie en flashs-backs et tente de comprendre ce qui l’a amené à saccager volontairement ce grand amour.

Fol allié, c’est l’histoire d’un amour perdu et de la déchéance qui s’en suit. C’est la folie quotidienne des peurs et des douleurs à surmonter, des longues minutes à essayer d’y comprendre quelque chose, des jours à en baver, à se sentir incapable de mettre un pied devant l’autre. Fol allié, c’est un roman sur l’autodestruction, sur les moyens que l’on utilise parfois pour pulvériser le bonheur quand la vie est trop belle pour être vraie. C’est un cri d’enfant blessé par l’absence morale du père, un exorcisme de démons intérieurs tenaces, une histoire de regrets amers, d’avancées à coups d’essais et d’erreurs. Mais c’est aussi une histoire bercée de complicité, gonflée de passion, teintée d’humour noir, jaune, bleu et mauve, le tout porté par une évidente fureur de vivre dans une atmosphère hyperurbaine de bars, de cafés, de rues et de ruelles que hantent des personnages poignants de vérité.

On a rarement mis en mots de façon aussi convaincante les blessures d’amour masculines dans la littérature québécoise. Patrick peint en noir et rouge. Sans fioritures. Le résultat choque, fait rire et bouleverse.


Patrick Dion, l’auteur

Patrick Dion est né dans la grande banlieue lavalloise et il y a passé son enfance. Il habite maintenant Montréal. Depuis toujours, il aime toucher à tout. Il a été technicien, représentant, informaticien, sportif, comédien, guitariste, animateur à la radio, recherchiste à la télévision, journaliste et chroniqueur.

Pionnier de la blogosphère québécoise (il tient un blogue depuis 2002), il a conçu et animé l’émission littéraire radiophonique Mal de blog sur les ondes de CISM en 2005 et 2006. Il a également tenu, de juin 2007 à septembre 2008, une chronique sur l’univers des blogues sur le portail Branchez-vous.com. Il sévit toujours au guide des webtélés québécoises, WebTV Hebdo.

Un certain soir de l’été 2003, alors qu’il entamait Borderline de Sissi Labrèche, la déflagration se produisit. Incapable de contrer le flot d’idées qui l’envahissait, il se leva de son lit, s’assit à l’ordinateur et écrivit plusieurs heures. Une trentaine pour être précis. Il venait de trouver sa voie.


Commentaire

Un style cru, direct et sans gants blancs ; une joute où s’amusent les mots, où rebondissent les événements inattendus et où défilent des personnages de tous âges, poignants de vérité ; un décor urbain de bars, de cafés, de boutiques et de meublés où les lecteurs reconnaîtront leur quotidien. Un auteur dont on n’a pas fini de parler….