Intéressante discussion sur Twitter hier matin avec Geneviève Lefebvre, Esther Chenard, Mélanie Robert et Nicolas Roberge où il était question des Twitters snobs, ces gens qui sont sur la plateforme de micro-blogues Twitter et qui ne suivent ni n'échangent avec personne ou presque. La plupart d'entre eux sont des politiciens, des artistes mais surtout des journalistes. J'intègre par contre peu les politiciens puisque souvent, une équipe twitte à leur place. Mais qu'en est-il de ces journalistes qui utilisent la plateforme uniquement pour échanger avec leurs collègues ou simplement pour faire de l'auto-promotion? C'est un secret de polichinelle. Peu de Twitteurs le dénoncent mais beaucoup rongent leur frein. Aurait-on déplacé la sempiternelle bataille blogueur/journaliste en conflit twitteur/journaliste?Pourquoi ces Twitter snobs n'échangent-ils pas avec la communauté? Pourquoi restent-ils dans leur coin à s'admirer le nombril ou à s'auto-licher entre collègues? Est-ce parce qu'ils n'ont pas encore compris tout l'impact et toute la force qui se cache derrière l'outil Twitter?
Certains se défendront en avançant qu'il est impossible de suivre tout le monde. Comment échanger avec 500, 1000 voire 5000 personnes? Est-ce faisable? Avec des logiciels comme Tweetdeck ou Seesmic qui nous permettent de créer des groupes et de suivre un nombre restreints d'utilisateurs à la fois, c'est pourtant possible. Ils ajouteront peut-être que le temps qu'ils passent sur la plateforme est compté et que c'est en conséquence un facteur déterminant pour ne suivre qu'une grappe d'utilisateurs. Peut-être n'ont-ils pas compris que Twitter, ce n'est pas de suivre à temps plein un internaute, de s'arranger pour ne manquer aucun de ses statuts mais plutôt de croiser sporadiquement une personne sur un réseau surchargé d'informations. C'est de saluer en retour quelqu'un qui passe devant chez vous en vous souhaitant une belle journée. Twitter, pour moi, c'est de plonger à la mer lorsque vous y êtes. Vous faites trois ou quatre petites saucettes dans l'eau puis vous allez retrouver vos amis sur la plage.
Certains artistes l'ont compris, certains journalistes aussi. Et je leur lève mon chapeau pour avoir sauté dans la marmite bouillonnante à leur tout début. D'autres n'ont par contre rien compris. Comment justifier un Twitter snob ayant un millier d'abonnés mais qui n'en suit qu'un.
On s'entend pour dire que la plateforme peut devenir ce que vous voulez. D'accord! Mais ce n'est pas ça le Web 2.0. Vous vous verriez tout seul sur Facebook? Twitter peut être un outil de promotion, une plateforme d'échange, un endroit pour tester vos jokes salaces ou une place pour amuser la galerie. Quant à moi, je m'en sers pour faire découvrir mes trouvailles quotidiennes. Et malgré mes 2000 abonnés, lorsqu'un internaute me salue, je lui renvoie la pareille. C'est la moindre des choses. Resteriez-vous silencieux si on vous saluait dans la rue? Twitter, c'est avant tout, à mon avis, une plateforme d'échange et d'interaction. On est tous une source d'information, les journalistes comme les informaticiens comme les infirmières. Et si certains de ces Twitter snobs apprenaient à utiliser l'outil magnifique qu'est Twitter, peut-être arrêteraient-ils de retranscrire les mêmes satanés communiqués de presse et trouveraient-ils de nouveaux filons insoupçonnés à rédiger.
De notre côté, devrait-on s'empêcher de suivre ces utilisateurs au nez levé? Je ne crois pas. Pas pour certains en tout cas. Ça peut être utile, dans le cadre de votre travail par exemple. Je suis moi-même quelques Twitter snobs qui n'ont rien à cirer de ma présence web.
Mais qui sont mes snobs, vous demandez-vous? La meilleure façon de le savoir est d'aller faire un tour du côté de http://friendorfollow.com. Peut-être qu'une foule de surprises vous y attend. Et pour ceux qui se sentiraient visés par ce billet je répondrai: If the hat fits, wear it! Peut-être devriez-vous essayer de vous mêler à la communauté. On a tous à apprendre des autres non?







