6 juin 2013

Le gros bons sens à vélo

Les cyclistes chialent beaucoup sur les pièges à contraventions érigés par les policiers depuis quelques semaines. Selon plusieurs, ils se plantent à une intersection, souvent aux abords des pistes cyclables, et distribuent les tickets en abondance, y allant même d'un certain zèle gossant. Le blogue urbain du Devoir en parlait justement dans un article hier. De mon côté, je rigolais en disant aux gens que LE truc quasi-infaillible pour échapper aux contraventions était d'éviter les pistes cyclables. C'est presque vrai.

Je n'ai aucune envie particulière de protéger nos "amis" les policiers. Je trouve que le code de la route est mal adapté au cyclisme et qu'il devrait être revu en profondeur pour s'ajuster à cette nouvelle réalité. Mais je ne crois pas que tous les policiers ciblent méchamment les cyclistes délinquants. Il y a effectivement recrudescence de contraventions données aux cyclistes dernièrement. Les policiers ne s'en cachent pas. Mais je ne pense pas qu'ils les distribuent aveuglément et de façon générale. Voici ce qu'une policière m'a dit samedi matin, alors que mon club cycliste et moi nous dirigions vers Cornwall depuis le Parc Lafontaine.

Nous avons été interceptés aux abords du fleuve St-Laurent dans le coin de Pointe-Claire. À un feu rouge se trouvent deux policières, une de chaque côté de la route, qui accostent les cyclistes. Elles n'y sont pas pour distribuer des contraventions mais pour nous avertir qu'ils ont reçu des plaintes dans le secteur et qu'il se trouve d'autres policiers sur notre chemin qui pourraient sévir si nous contrevenions au code de la sécurité routière.

Elle ajoute (et c'est ici que je souligne en gras): "On vous demande de rouler dans le sens des voitures et d'arrêter aux feux de circulation. On n'exige pas un arrêt complet lorsque vous arrivez à un stop mais on vous demande de ralentir et de regarder des deux côtés de la route avant de continuer votre chemin. Vous n'avez pas à mettre le pied à terre. Soyez prudents et passez une belle journée."

C'est tout. Le gros bon sens quoi.

Je comprends qu'il y ait des exceptions et que certains aient reçu des contraventions salées pour avoir effectué des manoeuvres qu'ils croyaient sécuritaires. Mais tant que le code de sécurité routière n'est pas adapté, nous devons tenter de nous conformer à certaines règles qui sont stupides. Je crois que la plupart des policiers sont au parfum des aberrations du code et savent faire preuve de jugement.

Je préconise, du côté cycliste, l'utilisation de son cerveau. Parfois il est plus dangereux de se soumettre au code de sécurité. Je ne crois pas qu'un policier sévira si vous partez une seconde avant les voitures lorsqu'un feu vire au vert ou si vous ne mettez pas le pied à terre à un stop. Allez-y du gros bon sens et essayez de respecter au maximum le CSR tout en essayant d'être le plus sécuritaire possible. Ça fonctionne pour moi. De cette façon, tout le monde en sortira gagnant: les cyclistes qui ne recevront pas de contraventions et diminueront leur risque d'accident, les automobilistes qui verront que nous ne sommes pas tous des casse-cous et qui useront peut-être ainsi de plus de courtoisie, les piétons qui ne friseront pas la crise d'apoplexie à chaque fois qu'ils se font dépasser par un vélo et les policiers qui resteront peut-être de cette façon dans l'estime et les bonnes grâces de la population.

Mais peut-être ai-je tout simplement été chanceux à date et que je continue de rêver. Je suis si romantique et tellement candide.

30 mai 2013

Une carte pour la bouffe de rue à Montréal, ça bouge en techno au Québec et une websérie pour les Chick'n Swell

Dernière chronique pré-estivale ce matin au 101,5 FM et je vous parlais d'une carte pour repérer les camions de bouffe de rue à Montréal, du branle-bas de combat dans le monde de la techno au Québec et de la nouvelle websérie mettant en vedette les Chick'n Swell.

J'en profite pour vous annoncer que j'aurai le grand bonheur de tenir une chronique vélo hebdomadaire cet été à C'est bien meilleur le matin. On se revoit 6,4 mégahertz plus bas à la fin juin.


On a longtemps chialé pour les avoir et c'est maintenant pratiquement chose faite. En tout cas, ça l'est en version beta dans quelques arrondissements de la ville. On a enfin le droit de manger sur la rue sans craindre de se faire emprisonner pour attaque aux nachos. Avec l'arrivée de la belle saison, la bouffe de rue et ses camions sont maintenant accessibles aux Montréalais. Ils l'étaient l'an passé mais se trouvaient toujours aux mêmes endroits : dans le Quartier des Spectacles, au Stade Olympique ou dans les grands événements comme Osheaga. Cette année, les camions se promènent. Et pour l'amateur de tortillas à 8 piastres, il est difficile de savoir où se trouve son camion favori.

Il existe maintenant un site web et une application mobile appelée Streetfood Mtl, qui répertorie sur une carte Google les différents emplacements des camions de bouffe à Montréal. Et parce que la bouffe de rue ne veut pas simplement dire « camions » mais aussi « comptoirs », Streetfood a eu la bonne idée d'intégrer les différents endroits où l'on peut prendre de la nourriture ou des boissons pour emporter, comme par exemple le café La Distributrice qui se trouve au coin de Mont-Royal et St-Denis.

Le site est simple, sobre et efficace. C'est important de manger quand on a l'estomac dans les talons: tacos, pulled pork, pas le temps de niaiser. L'application mobile aussi est simple comme bonjour. Par contre, on doit se connecter avec notre compte Facebook pour utiliser celle-ci. Ça, ça me gosse. Une autre chose qui me dérange, c'est que le site n'est disponible qu'en langue anglaise. Je trouve que c'est inacceptable pour un site d'ici et j'espère qu'on y remédiera sous peu.

Le site ne répertorie pas encore tous les endroits mais les propriétaires de camions ou de take-out peuvent aisément ajouter leur entreprise via une application mobile qui leur est dédiée.

Ça bouge dans le monde de la techno au Québec

Après avoir annoncé le rachat de Branchez-vous à Rogers à l'automne dernier, la compagnie de Québec Happy Geeks, qui sont derrière le site de cinéma Cinoche.com, annonçait vendredi dernier la nomination de leur futur rédacteur-en-chef, Laurent Lasalle. Laurent est connu dans le milieu pour avoir été blogueur sur le blogue techno de Radio-Canada Triplex, chroniqueur jeux à M. Net à Musique Plus et ex-collègue et recherchiste à Cliquez à TV5. L'absence de site de nouvelles dédiés aux technologies dans le paysage québécois s'est fait sentir ces dernières années et on a bien hâte de voir ce que Laurent accomplira dans ses nouvelles fonctions. Ma seule crainte est de savoir si Branchez-vous aura les reins assez solides pour maintenir le rythme sans devenir un relayeur de nouvelles américaines. J'espère qu'on donnera la parole à des journalistes d'ici. Selon moi, Branchez-vous devra se démarquer de ses compétiteurs de la sorte. C'est ce qui les rendra financièrement viables à long terme.

Le recrutement de Laurent chez Branchez-vous signifie son départ du blogue Triplex. Et c'est nul autre que Maxime Johnson, chroniqueur techno au Journal Métro, qui chaussera les souliers de Laurent. Maxime est à mon avis le meilleur chroniqueur gadget au Québec en ce moment et son embauche est une très belle prise de Radio-Canada. Maxime apportera un nouveau regard qui manquait à Triplex, celui de l'électronique et des gadgets (télés, téléphones, tablettes). Bonne chance aux deux comparses.


On apprenait cette semaine que Les Chick’n Swell tournent présentement une websérie policière qui verra le jour en octobre prochain. Appelée Disparus, la série interactive est produite par Encore Télévision et Toxa (Urbania), en collaboration avec Radio-Canada. Elle est écrite et conçue par les Chick'n Swell et sera réalisée par Robin Aubert. Certains ignorent peut-être que Robin a été membre de la toute première mouture des Chick’n Swell. La série met aussi en vedette Alexis Martin et Luc Guérin.

On parle d'interactivité parce que semble-t-il qu'à la façon d'un jeu vidéo, l'internaute sera appelé à collaborer avec l'enquêteur principal Toby Neault (joué par Alexis Martin) pour rassembler des indices et prendre des décisions pour retrouver nos trois disparus.

Quiconque connait l'humour du trio sait qu'on peut s'attendre à une série complètement éclaté. Les coulisses de la websérie en donnent d'ailleurs une bonne idée et elles sont accessibles sur un microsite de Radio-Canada appelé La gazette de Victo-Nord (les trois humoristes viennent de Victoriaville). On peut y trouver un journal de bord, des photos, des vidéos et quelques primeurs.

Tout comme ma prochaine présence aux Oranges pressées, c'est un rendez-vous à l'automne.

23 mai 2013

Les nouveautés Google et un nouveau genre de dictionnaire

Avant-dernière chronique pré-estivale au 101,5 FM alors que je vous parlais des nouveautés suite au Google I/O et d'un tout nouveau genre de dictionnaire.



La semaine dernière avait lieu à San Francisco Google I/O, une conférence pour les développeurs des produits du géant de Mountain View. Google en a profité pour parler d'une foule de nouveautés, de la mise en marché des Google Glass aux récents APIs. Les programmeurs en ont eu pour leur argent. Mais Google en a aussi profité pour y aller de plusieurs annonces concernant ses différentes produits.

L'une d'entre elles est la refonte complète de l'interface de Google+. Pour ceux qui n'y auraient pas mis les pieds depuis longtemps, Google+ a été redessiné de A à Z. Son interface possède maintenant 1, 2 ou 3 colonnes dynamiques et la plateforme laisse une grande place aux images, un peu à la façon de Pinterest. Même si le site ne réinvente pas la roue (un réseau social sera toujours un réseau social), Google a ajouté plusieurs fonctionnalités. Par exemple, le système de messagerie Hangouts devient indépendant et permet la vidéoconférence à plusieurs, même en version mobile. Les mots-clics automatiques, via l'analyse des contenus, s'ajoutent aussi aux nouveautés. Du beau travail. Dommage que la plateforme n'attire pas les foules.

J'imagine que c'est une question de temps avant que Facebook ne s'approprie encore une fois ce très beau design.


Google annonçait aussi l'intégration du système de paiement Google Wallet à Gmail. Il sera bientôt possible d'envoyer en pièce jointe de l'argent via Gmail, tout comme on envoie des fichiers ou des photos. On pourrait presque parler de vraies "pièces jointes". On n'aura qu'à connecter une carte bancaire à son compte. D'ici quelques mois, la fonctionnalité sera offerte aux USA pour les utilisateurs âgés de 18 ans et plus. Gageons que ça ne devrait tarder au Canada. Google Wallet sera possible sur ordinateur et par téléphone, grâce à la technologie NFC.


Outre les changements d'interface, Youtube y va aussi de quelques nouveautés, dont la fonction Youtube Live qui s'ouvre à tous (ou presque). Les chaines qui possèdent plus de 1000 abonnés peuvent maintenant diffuser en direct. De plus, tous les Hangouts que vous organisez peuvent être transmises de la même façon sur YouTube. Les événements sont par contre limités à quatre heures. Youtube devient, de cette façon, un compétiteur sérieux à Ustream et Livestream.

Le dernier mais non le moindre, le nouveau Google Maps. Il est difficile d"imaginer qu'il est possible d'améliorer cette application magique mais Google semble l'avoir fait. Elle est présentement en version test mais la vidéo de présentation offerte permet d'envisager toute une évolution. La carte en entier devient interactive. Il sera entre autres désormais possible de chercher instantanément des lieux communs sur une même carte, par exemple un type de restaurant. Et pour les internautes qui les utilisent pour les itinéraires, ils pourront créer leurs routes favorites et les garder en mémoire. Ils pourront aussi basculer entre le mode carte et le mode 3D de façon automatique. On peut d'ores et déjà demander une invitation.


Plus que jamais, les applications Google sont interconnectées entre elles pour nous simplifier la vie. Plus que jamais, toute est dans toute.


Un petit clin d'oeil qui en amusera et en aidera sûrement plus d'un : le dictionnary of numbers, le dictionnaire pour comprendre les nombres, sur lequel je suis tombé grâce au prolifique dénicheur de perles Éric Samson. On ne parle pas d'un dictionnaire en tant que tel mais plutôt d'une extension pour Google Chrome qui contextualise certains chiffres qui ne veulent rien dire pour le commun des mortels. L'application ajoute une zone de recherche à même le navigateur.

Par exemple, si je vous dis que le plus gros feu de forêt recensé l'an passé aux États-Unis a brûlé 300 000 acres de terres, ça ne vous dit probablement pas grand chose. Mais si je vous dis que 300 000 acres équivaut à la superficie de Los Angeles ou de Hong Kong, l'image devient frappante. Un autre exemple, saviez-vous qu'une course de 100 mètres équivaut à courir toute la longueur de la Statue de la Liberté? Pour un auteur ou un journaliste qui aime imager ses textes, c'est de l'or en barre.

L'extension est intéressante mais elle est en version bêta. Elle montre donc quelques lacunes. Par exemple, on doit saisir les termes d'une certaine façon, 100 000 000 dollars n'étant pas la même chose que 100$ million dollars. Elle est aussi unilingue anglaise. On obtiendra donc des résultats différents selon les termes utilisés, 1 million people n'est pas 1 million de personnes. Mais ça vaut la peine de fouiller un peu pour mettre du piquant dans vos textes.

16 mai 2013

Google Park View, un jeu de géographie addictif et la nouvelle initiative de Misteur Valaire

Chronique du 16 mai au 101,5 FM alors que je vous parlais de la nouvelle association de Google et Parcs Canada, d'un jeu web de géographie qui vous rendra accro et de la dernière initiative web du groupe Misteur Valaire.


Google s'associe avec Parcs Canada

On aurait tendance à croire que le gouvernement fédéral est coincé à l'âge de pierre avec ses positions créationnistes mais non, il est lui aussi capable de mettre le pied dans le vingt-et-unième siècle. La preuve, Parcs Canada a annoncé lundi un partenariat avec Google pour que le patrimoine historique et naturel devienne accessible sur Street View. Le lancement coïncide avec le 300ième anniversaire de la fondation de l'île du Cap Breton.

Grâce à cette alliance, l'internaute pourra se promener dans les différents parcs et attractions comme s'il y était. Pour le moment, on présentera la Forteresse de Louisbourg (capitale de l'île du Cap Breton), le parc national Pacific Rim en Colombie-Britannique et les fortifications de la ville de Québec. On annonce que plusieurs autres destinations suivront.

Ce n'est pas la première fois que Google sort des sentiers battus. Après avoir donné la possibilité de se promener dans l'océan à la grande barrière de corail australienne, en Antarctique, au camp de base de l'Everest, parmi les grandes merveilles du Monde moderne et même dans les magasins, le géant de la recherche avait lancé un projet similaire en janvier en permettant à l'internaute de déambuler dans le Grand Canyon. Le site Nature Valley Trail View en répertorie aussi trois autres.

Google enverra ses caméras d'ici quelques semaines et on s'attend à pouvoir voir le résultat d'ici les prochains mois.Malgré tout le fun que peut procurer une marche virtuelle dans les grands parcs du pays, profite-en donc pour aller jouer dehors pour vrai.


On parlait de Street View. Bien qu'il soit ludique et éducatif de se promener dans différents endroits, imaginez ce que ça doit être de deviner le lieu où on se trouve sur la planète grâce aux photos de Street View.

C'est exactement le concept derrière ce jeu du Suédois Anton Wallén, qui utilise les données ouvertes de Google Maps. Appelé Geoguessr, le jeu propose à l'internaute d'identifier le lieu où il se trouve. Les seuls indices donnés aux joueurs sont les photos de Street View. On peut naviguer en 360 degrés, avancer et reculer, mais il est impossible de faire un zoom out pour avoir une vue d'ensemble.

Chaque partie est composée de 5 photos. Le joueur doit cliquer sur une carte pour indiquer où il croit qu'il se trouve. Une fois cela fait, l'application calcule la distance qui sépare l'endroit estimé et l'endroit réel et attribue des points. Le jeu est totalement addictif et on se surprend à constater qu'il y a vraiment des endroits sur la planète qui se ressemblent. Par exemple, j'ai réussi à mélanger le Mozambique et l'Iowa. Bravo champion!


Misteur Valaire strikes again

Misteur Valaire est reconnu pour être précurseur et ne pas faire les choses comme les autres dans le milieu musical. On se souvient que le groupe avait été un des premiers à donner littéralement sa musique avec l'album Friterday Night et s'était aussi inspiré de Radiohead pour vendre son album suivant, Golden Bombay, en offrant aux internautes de payer ce qu'ils voulaient.

Misteur Valaire prend une nouvelle fois appui sur les internautes en proposant à ses fans un abonnement mensuel qui permet de soutenir le groupe de manière continue. Pour l'occasion, il dévoilait une nouvelle chanson Bellevue Avenue, premier extrait de son prochain album à paraître dans les prochains mois.

On peut soutenir le groupe par tranches de 3$, 6$ ou 9$. En échange, l'abonné pourra entendre des primeurs et participer à des événements privilégiés. Par exemple, les 600 premières personnes qui soutiendront Misteur Valaire à raison de 9$ par mois auront accès à l’avant-première privée du spectacle du prochain album qui aura lieu les 27 et 28 mai. On peut aimer ou non la musique de MV mais force est d'admettre qu'ils n'attendent pas que le succès vienne à eux. Ils se ruent littéralement dessus eux-mêmes.

9 mai 2013

Se déconnecter d'Internet pendant un an, une carte d'autobus en temps réel et une super application de messagerie.

Chronique du 9 mai au 101,5 FM où je vous parlais d'un journaliste qui s'est complètement débranché d'Internet pendant un an, d'une carte qui donne la position des autobus en temps réel et d'une super application de messagerie et téléphonie.



Paul Miller est un journaliste pour The Verge, un site américain sur la culture, les arts et la technologie. Le 20 avril 2012, Paul s'est donné comme folle mission de se débrancher complètement d'Internet pendant un an, persuadé que ça nuisait à ses relations interpersonnelles et le coupait de la vraie vie.

Paul a réussi à se soustraire du virtuel pendant un an. Au lieu de passer des heures sur Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux, Paul lisait des livres, écrivait des lettres à la main et rendait visite à ses amis. Et ça a fonctionné. Il se sentait mieux et avait retrouvé le goût de socialiser. Mais ça n'a fonctionné que les premiers mois. Il est retombé dans son marasme habituel, restant avachi sur le sofa au lieu de sortir voir ses amis. Il regardait la télé durant des heures au lieu de lire et écrire. Pire, il ne s'était jamais senti aussi seul de sa vie.

Lui qui voulait focaliser sa vie sur ce qu'il croyait être important, connecter avec les autres, il s'est plutôt aperçu au terme de son expérience qu'être débranché l'empêchait de le faire. Et il s'est rendu compte qu'Internet aide les gens à se rapprocher, que ce n’est pas une activité individuelle et égocentrique, mais que c’en est une qu’on fait en gang, avec les autres. Paul termine son article sur la phrase « Internet, c’est là où sont les gens. » L'histoire complète est disponible sur The Verge.

On me dit souvent que je suis toujours sur Internet, que je dois avoir de la difficulté à me débrancher. Vous serez peut-être surpris d'apprendre que ce n'est pas du tout le cas. Je peux passer plusieurs jours sans me brancher sur les différents réseaux sociaux et je ne me sens jamais dépassé ou le cœur en peine. Mais au-delà de ce besoin d'être connecté sur Facebook ou Twitter, il ne faut pas oublier qu'Internet fait maintenant partie de la vie de tous les jours. Au delà d'être branché sur votre ordinateur, votre téléphone cellulaire l'est, votre télé l'est et votre frigo l'est aussi. On n'en sort pas. Internet se fera de plus en plus transparent au fil du temps et ça n'ira pas en diminuant.

Le but de notre vie est de connecter avec les autres. Qui a dit qu'il ne fallait pas que ça se fasse aussi par la technologie?


Portland est la nouvelle vedette du tourisme. La ville, hyper branchée, connaît un engouement incroyable depuis les derniers mois. Quand je dis hyper branché, je ne parle pas seulement de mode et de culture mais aussi de technologie.

Le service de transports en commun de la ville appelé TriMet, offre à ses usagers un site qui affiche les différents horaires de ses autobus et trains. Mais ceux-ci, comme à Montréal, sont souvent dans le champ. Et un autobus dans le champ, c'est pas le fun. Les véhicules de la ville sont équipés de GPS et TriMet met à la disposition des développeurs ces différentes données.

Un jeune programmeur de 23 ans, Jason Brown, frustré des horaires toujours approximatifs, a utilisé ces données ouvertes pour mettre en ligne un site appelé PDX LiveBus, où l'on peut voir en temps réel le ballet des différents autobus et trains sur une carte de la ville. C'est totalement hypnotisant de voir ces petits points se déplacer, comme sur une mini-piste de course.

Prochaine étape pour Jason Brown, des versions iPhone et Android de son application web. Quand on sait que la STM donne aussi accès à certaines données aux développeurs, à quand une initiative similaire ici?


Viber est une application mobile de messagerie et de téléphonie, disponible pour une multitude de plateformes dont iOS, Android, WindowsPhone et même Blackberry, et comptant pas moins de 200 millions d'utilisateurs dans plus de 193 pays. Souvent comparée à Skype, elle se démarque par sa simplicité et par la possibilité qu'elle offre de synchroniser les contacts de son téléphone avec l'application. Viber utilise notre propre numéro de cellulaire comme "nom d'usager", ce qui la fait tourner de façon pratiquement invisible sur le téléphone.

Viber est géniale pour effectuer des appels sans frais, comme des interurbains. Les appels sont gratuits en mode WiFi ou déduits de notre forfait de données en mode 3G ou LTE. La qualité vocale est hallucinante si l'on compare à un appel logé via les ondes cellulaires, comme si notre interlocuteur se trouvait directement à nos côtés. L'application est gratuite mais les deux usagers doivent posséder l'application.

Viber lançait cette semaine la version Mac et PC de son application. Il est désormais possible de parler à ses contacts via son ordinateur. La version 3 de l'application mobile offre du même coup la vidéo-messagerie, fonction qu'elle ne possédait pas auparavant. De plus, il est possible de passer d'une plateforme à une autre durant un appel et ce, de façon quasi-transparente.

On disait plus tôt qu'Internet nous permet de connecter avec les autres. Vous n'avez maintenant plus aucune raison de ne pas le faire.

2 mai 2013

Mes impressions sur Google Now, une sacoche qui recharge votre téléphone et le premier sommet du iPad en éducation

Chronique en odeur d'été ce matin au 101,5 FM alors que je vous donnais mes impressions sur Now, le nouvel assistant personnel intelligent de Google et que je vous parlais d'un sac à main qui charge votre téléphone et du premier sommet du iPad en éducation.



Quelques mois après son lancement en version Android, Google lançait cette semaine la version iPhone de son application mobile fer de lance, Google Now. Mais qu'est-ce que c'est exactement?

Now une application mobile de type assistant personnel intelligent qui nous renseigne en temps réel sur ce qui se passe autour de nous. Elle nous permet de connaître automatiquement une foule de trucs par notre localisation géographique, de nos rendez-vous quotidiens à la météo, en passant par l'état de la circulation pour se rendre au travail à l'horaire des transports en commun autour de soi. Google Now s'adapte même selon nos déplacements, peu importe où l'on voyage à travers le monde.

L'application s'affiche sous forme de petites cartes dans notre téléphone, qu'on peut ajouter ou supprimer à notre guise. Ce qui est particulièrement intéressant, c'est que Now possède une intelligence artificielle. Les informations s'adaptent en fonction de nos recherches, déplacements et habitudes au fil du temps. Par exemple, l'application a deviné que je travaillais au coin de Amherst et René-Lévesque. Je n'ai pas encore compris comment elle a fait mais j'ai su que ça me prendrait exactement 14 minutes pour m'y rendre car la circulation était fluide. Génial!

Ce qui joue contre Google Now, par contre, c'est qu'elle ne fait pas partie intégrante du téléphone. On doit la démarrer au besoin, contrairement aux téléphones qui tournent sous Android.

Google Now n'est pas un assistant vocal comme Siri. Il répond plutôt à nos questions en temps réel, sans qu'on ait à le lui demander. Si ça c'est pas du service. Pour l'obtenir gratuitement, il faut télécharger Google Search dans le App Store, puisque le service fait partie de cette suite d'applications.


Messieurs, vous pouvez aller vous recoucher. Le prochain sujet ne s'adresse qu'aux femmes, à moins que vous ayez un fétiche sur les sacs à main.

Mesdames, vous qui aimez tant texter et parler au téléphone durant des heures, vous arrive-t-il que ce dernier meurt en mi-journée? C'est fâchant non? Si c'est le cas, vous allez apprécier ce que j'ai déniché pour vous : Everpurse.

Everpurse est un sac à main qui recharge votre téléphone quand vous ne l'utilisez pas. Comment est-ce que ça fonctionne? Simple, il y a un chargeur (un dock) intégré à même le sac. Celui-ci est chargé le soir lorsque vous arrivez à la maison, en le déposant sur sa base (fournie avec le sac). Il accumule l'énergie qui peut ensuite être relayé au téléphone au besoin. L'échange d'énergie entre la base et le sac fonctionne par induction, c'est à dire par champ électro-magnétique sans fil. Très commode parce qu'on avouera qu'il n'y a rien de plus laid qu'un sac à main avec fil...

Les sacs sont compatibles pour les iPhone 4, 4S et 5 ainsi que pour les Samsung Galaxy SIII. Il y en a pour tous les goûts (mais ne vous fiez pas à ma parole, je n'y connais absolument rien). J'ai compté onze différents modèles, en cuir et en tissu, disponibles en plusieurs couleurs. Ils se vendent entre 189$ et 319$. Il est même possible d'adapter votre propre sac pour 600$. À ce prix-là, c'est pas donné. Mais ça demeure moins cher que d'acheter un deuxième téléphone et moins encombrant que de traîner un câble avec soi.



C'est hier qu'avait lieu à Montréal le premier sommet francophone sur le iPad en éducation. Ce sommet vise à analyser et comprendre l’usage et l’impact des iPads en contexte scolaire.

Cette année, 5000 élèves possédaient une tablette en classe, la plupart en collège privé. Mais on estime qu'à la prochaine rentrée scolaire, on en comptera 15000. De ce nombre, l'iPad représente 75% du marché.

Un des buts du sommet est de connaître l'impact des tablettes dans les écoles. Est-ce que les étudiants étudient plus ou mieux grâce à ces nouveaux outils? L'étude démontre que ce n'est pas toujours le cas. Les étudiants sont entre autres moins attentifs lorsque le professeur parle. En effet, certains en profitent souvent pour s'envoyer des messages ou aller sur Facebook. Un autre désavantage est que les professeurs sont souvent dépassés par l’appareil en tant que tel. Les étudiants sont plus à l'aise dans ce monde numérique que leurs aînés. Comment enseigner avec un outil qu'on ne maîtrise pas?

Par contre, du côté des avantages, on peut noter l'accès à des programmes interactifs, qui donnent de la valeur ajoutée à l'enseignement. Je pense entre autres aux ebook, les livres numériques. « On veut pas le sawouaire, on veut le wouaire! » disait Yvon Deschamps. Et c'est exactement ce que les tablettes font. Il est certain qu'on ne pourra se débarrasser des tablettes en enseignement. Au contraire, elles prendront de plus en plus de place. D'après moi, le plus grand défi des établissements scolaires sera celui d'apprendre à négocier la courbe numérique à la même vitesse que ses étudiants. Ce qui est loin d'être fait.

L'étude et des liens supplémentaires sont disponibles en ligne ici.

25 avril 2013

La nouvelle campagne de Tel-Jeunes, le prochain grand réseau social et Twitter Music

Chronique en vent de face ce matin au 101,5 FM alors que je parlais de la nouvelle campagne de Tel-Jeunes, de Pheed, la prochaine grande startup sociale et où j'y allais de mes impressions sur Twitter Music.


Il n'est pas facile de rejoindre les jeunes. Peu intéressés par les journaux, la télévision et la radio, on doit les atteindre là où ils sont, sur Internet. C'est aussi dans ce langage qu'ils connaissent qu'on doit s'adresser à eux.

Pour faire passer son message, Tel Jeunes a recruté les services de l'agence de publicité Commun qui a accouché d'une campagne qui les touche directement. Basé sur une approche visuelle web, on y voit des photos de type Instagram qui intègrent le mot Fail. On y parle de sexe, d'intimidation, de consommation, de suicide et autres sujets sensibles. La bonne idée de Commun est d'avoir intégré un point d'interrogation au mot Fail, ce qui a pour effet de le détourner de sa fonction première, celle de se moquer. Pour la conceptrice-rédactrice Sophie Bienvenu, c'était important d'y mettre le point d'interrogation pour éviter tout jugement. Et ça marche.

Disponible uniquement sur le web, la campagne vise aussi à créer un échange et une discussion entre les jeunes. On peut voir les 8 images disponibles sur la page Facebook de Tel Jeunes et sur le site d'Infopresse. Pour une fois qu'un fail fait réfléchir au lieu de rire.


Les devins essaient souvent de prédire qui sera le nouveau Facebook ou le nouveau Twitter. Pas facile à prévoir. Mais les gourous d'Internet semblent s'entendre pour dire que la prochaine grande startup sera Pheed.

Mais qu'est-ce que Pheed? C'est d'abord un réseau social qui ressemble beaucoup à Twitter. On devient abonné au fil de quelqu'un et en échange, d'autres peuvent s'abonner à soi. Le site permet de partager des messages, des photos ou de la vidéo publiquement ou de façon privée avec différents cercles d'amis (comme Google+). On peut aussi y lier ses comptes Twitter, Facebook et Instagram. Visuellement, j'aime beaucoup le fait de pouvoir passer entre les différentes catégories, audio, vidéo, photo et texte, en un seul clic en haut de page.

L'utilisation des hashtags est aussi possible. On cerne rapidement de cette façon les tendances. L'application mobile est le fer de lance de Pheed. Elle permet même de faire de la diffusion vidéo en streaming. Ce qui différencie Pheed des autres est que le site permet à tous les utilisateurs (qu'on appelle des Pheeders) de rendre l'accès à leur compte payant (entre $1.99 et $34.99). Lady Gaga et Rihanna offrent déjà du contenu exclusif aux membres payants. Pheed prélève une commission sur ces abonnements, ce qui leur permet déjà une autonomie financière.

Est-ce que Pheed réinvente la roue pour autant? Pas vraiment. En fait, Pheed tire son épingle du jeu parce qu'elle s'adresse à la génération Internet, les 14-24 ans, qui compose d'ailleurs 81% des membres. Pour l'instant, on en dénombre 2 millions. Un autre joueur dans l'échiquier virtuel social, donc. Mais ça ne devrait pas vous dépasser. Entre vous et moi, avez-vous vraiment envie de vous retrouver sur le même réseau social que celui de votre ado?


Ça faisait longtemps que la rumeur flottait dans l'air. En fait, elle circulait depuis que Twitter avait acheté le service musical We are hunted l'an dernier. Mais c'est maintenant chose faite, Twitter possède sa propre plateforme musicale au music.twitter.com.

À quoi est-ce que ça ressemble? Visuellement c'est beau. On a droit à des miniatures qui nous proposent différents groupes ou musiciens à écouter. Twitter s'est associé à Apple avec iTunes pour qu'on puisse écouter des extraits de 30 secondes des chansons proposées. C'est pas mal court quand on sait qu'on peut écouter des extraits trois fois plus longs sur iTunes. Pour avoir droit aux versions intégrales, on doit s'abonner à un service musical comme Spotify (non disponible au Canada) ou Rdio, ce qui coûte entre 5$ et 18$ par mois selon l'abonnement.

On n'a pas à être membre de Twitter pour écouter des extraits. Par contre, on doit l'être pour suivre des groupes. La musique est classée en différentes catégories : Populaire, émergente, suggérée (d'après les groupes que l'on suit) et #NowPlaying (écoutée par nos abonnés Twitter qui ont accolé le hashtag à leur tweet). Chaque catégorie contient 140 artistes, un petit clin d'oeil aux 140 caractères qu'un tweet permet.

C'est donc à un service de découvertes musicales auquel on a droit. Mais le celui-ci étant basé aux États-Unis, ce n'est pas ici qu'on fera des découvertes québecoises ou françaises. Je pense que la majorité des abonnés iront jeter un coup d'oeil à la plateforme, y écouteront quelques pièces, s'abonneront à un service pour écouter les pièces au complet durant le premier mois d'essai gratuit et laisseront tomber par la suite. En fait, les grands gagnants seront sûrement Spotify et Rdio qui verront leur banque de membres gonfler et qui feront quelques dollars au passage. Au bout du compte, Twitter n'aurait-il pas mieux fait d'acheter Rdio?