10 avril 2014

Un beau genre de terrorisme

Vous pouvez obtenir Un beau genre de terrorisme gratuitement en version PDF ou en version ePub. À votre discrétion, vous pouvez faire un don en cliquant sur le bouton ci-dessous (après avoir entré le montant, vous serez redirigé vers le document).

Une version papier du roman est disponible au prix de 13$. Je vous invite à cliquer sur le bouton Acheter pour l'obtenir.



Pour Martin Dupuis, la vie n'a pas toujours été facile. Intimidé par ses pairs à l'adolescence, il cherche depuis l'acceptation dans le regard de l'autre.

Parvenu à l'âge adulte, il s'embourbe dans une relation amoureuse malsaine et destructrice jusqu'au jour où un événement majeur vient bouleverser sa vie.

Un beau genre de terrorisme est un roman sur l'amour, la recherche et l'acceptation de soi ainsi que sur la vie qui fuit beaucoup trop vite.

Bonne lecture.

7 janvier 2014

L'écrivain ingrat

Ça fait plus d'un mois que j'ai publié mon roman Un beau genre de terrorisme. Depuis sa publication, on me demande fréquemment comment va la vente du livre et si je suis heureux du dénouement de mon initiative. Je vous fais donc une petite mise à jour de ce qui s'est passé depuis un mois, tout ça de façon ouverte, sans cachette. Je n'ai rien à cacher anyway (sauf la fois où... ah pis non, laissez faire).

Comme je l'écrivais précédemment, mon but premier n'était pas de faire fortune mais bien qu'on me lise. En un mois, j'ai atteint le tiers du parcours de mon roman précédent, avec plus de deux cents personnes qui ont téléchargé l'édition numérique du roman et une quarantaine de gens qui se sont procurés la version papier. En tout, j'ai reçu plus de 800$ en dons et ventes, ce qui représente le double de ce que j'ai fait avec Fol allié. Bien que la version numérique était disponible en formule Pay what you want et que je m'attendais à recevoir plusieurs micro-dons, les lecteurs ont été très généreux et ont déboursé en moyenne 10$ pour le roman numérique, certains allant jusqu'à payer plus cher pour la version numérique que pour la version papier. La générosité des gens m'étonnera toujours. Mais le plus important, c'est qu'à date, l'accueil et les critiques sont excellents.

Ceci dit, je suis surpris qu'on n'ait pas parlé davantage de l'initiative. Je ne suis pas Misteur Valaire, c'est clair. N'empêche, ce n'est pas à tous les jours qu'un créateur donne son œuvre, littéraire de surcroît. Disons que je ne peux pas me reprendre en vendant des t-shirts et des billets de spectacle. Je pensais à tort que les amis auteurs embarqueraient dans mon délire ou, à tout le moins, en parleraient un peu. À quelques exceptions près, ce ne fut pas le cas. La grande majorité des copies vendues l'ont été à des lecteurs. Seulement quelques auteurs, que je peux compter sur les doigts d'une main, ont payé pour une copie, papier ou numérique. Sinon, silence radio. Je ne sais pas pourquoi. Je l'ai perçu comme une malsaine compétition entre auteurs. Mais peut-être que je me trompe. Peut-être ne lisent-ils pas leurs contemporains ou ne s'intéressent-ils pas à mon écriture.

Ce que je trouve également dommage, c'est qu'aucune connaissance du milieu de l'édition n'ont partagé l'initiative ou n'ont fait signe de vie (sauf une). À croire que je mets en péril le milieu de l'édition québécoise avec ce minuscule projet. Je trouve ironique que le milieu se plaigne du sort qui lui est réservé, de la difficulté d'être éditeur ou auteur, que les gens n'achètent plus de livres et ne lisent plus. Puis lorsqu'on trouve une nouvelle façon de faire, quand on emprunte des avenues inexplorées, on la passe sous silence. Il ne faudrait surtout pas se sortir du marasme littéraire... On a beaucoup parlé du prix du livre dernièrement. On parle de livres mais on ne parle pas de littérature. Ce que je trouve déplorable, c'est qu'en fin de compte dans toute cette histoire d'argent, c'est encore l'écrivain qui se retrouve grand perdant. La culture est une business, sauf pour les créateurs.

Je ne suis pas aigri. Je constate, c'est tout. J'ai l'immense chance d'avoir un réseau assez étendu et des gens qui s'intéressent à ce que j'ai à raconter. Je suis l'ingrat du lot, peut-être, mais je suis l'ingrat choyé. Et je le sais.

27 décembre 2013

Le plus beau cadeau de Noël qu'un père peut recevoir de son fils

Lorsque mon fils m'a demandé de lui soumettre des idées-cadeaux pour Noël cette année, je lui ai spontanément répondu que ce qui me ferait le plus plaisir au monde serait qu'il me prépare un repas tout inclus (menu, achat, préparation, lavage de vaisselle (héhé), etc). Jamais je n'aurais pu m'imaginer qu'il me rédigerait un contrat en bonne et due forme, coupons-repas à découper inclus. 

Son contrat m'a vraiment fait rire et j'ai eu envie de le partager avec vous et de l'immortaliser ici. Voici donc le plus beau cadeau de Noël qu'un père peut recevoir de son fils:

CONDITIONS D’UTILISATION
Relativement à l’item « Coupon-repas »

1.    Les présentes Conditions Générales ont pour objet de définir les modalités de mise à disposition des services de « Coupon-repas », ci-après nommé « le Service » et les conditions d'utilisation du Service par l'Utilisateur. Tout accès et/ou Utilisation du des coupons suppose l'acceptation et le respect de l'ensemble des termes des présentes Conditions et leur acceptation inconditionnelle. Elles constituent donc un contrat entre le Service et l'Utilisateur. Dans le cas où l'Utilisateur ne souhaite pas accepter tout ou partie des présentes conditions générales, il lui est demandé de renoncer à tout usage du Service.

2.    L’utilisation et/ou accès à un « Coupon-repas » consiste en 1 (un) repas offert gratuitement par l’entremise du Service et complété par l’un de nos employés.

3.    Le Service n’est responsable d’aucune atteinte à l’intégrité physique, mentale ou sociale de l’Utilisateur à la suite de son utilisation et/ou de son accès. Ces atteintes incluent, mais ne sont pas limitées à : indigestion, nausée, vomissement, dépression, démence, rejet familial, note moyenne de 3.0 à Un Souper presque parfait.

4.    L’item « Coupon-repas » est une marque déposée de Québécor Média et de ses filières associées, et pourra être utilisé dans toute émission de « La Voix ».

5.    L’utilisation de l’item « Coupon-repas » peut être fait en tout temps par l’Utilisateur à condition que a) le Service en soit averti au minimum 24 (vingt-quatre) heures à l’avance et que b) la date désirée par l’Utilisateur se situe entre un Lundi et un Mercredi. Le Service se réserve le droit sous toutes conditions de suspendre temporairement le service en cas de forces majeures. Ces cas incluent mais ne sont pas limitées à : match d’improvisation, examen le lendemain, paresse. Ces suspensions sont cependant négociables.

6.    Le Service se réserve le droit de choisir la constitution des repas. Tout essai d’entraver la neutralité et la liberté de choix du Service entraînera un ralentissement de service pour une durée indéterminée sur la ligne Orange en direction Côte-Vertu. La STM vous remercie de votre compréhension.

7.    Le présent contrat est conclu pour une durée indéterminée à compter de l'Utilisation du Service par l'Utilisateur. Le Service se réserve le droit de modifier les termes, conditions et mentions du présent contrat à tout moment. Il est ainsi conseillé à l'Utilisateur de consulter régulièrement la dernière version des Conditions d'Utilisation disponible en cognant à la porte de la chambre.

8.    Les règles en matière de droit, applicables aux contenus du Service, sont déterminées par la loi canadienne et québécoise. En cas de litige, n'ayant pu faire l'objet d'un accord à l'amiable, seuls les tribunaux canadiens du ressort de la cour d'appel du Québec sont compétents. Ça va juste vous prendre 18 ans avant de gagner votre cause, faque vous êtes mieux de pas essayer.

9.    L’heure précise des repas est à la discrétion du Service et ne pourra être divulguée à l’Utilisateur.

10. Le Service se réserve le droit de vous envoyer promener.

J’ACCEPTE LES CONDITIONS D’UTILISATION   _____     


« Coupon-repas »
1
Utilisation unique sous conditions
« Coupon-repas »
2
Utilisation unique sous conditions
« Coupon-repas »
3
Utilisation unique sous conditions
« Coupon-repas »
4
Utilisation unique sous conditions
« Coupon-repas »
5
Utilisation unique sous conditions

5 décembre 2013

Pourquoi j'offre mon deuxième roman, Un beau genre de terrorisme, en ligne gratuitement

Mon premier roman, Fol allié, a été publié en février 2010. À l'époque, j'avais eu la chance de travailler avec Eric Piccoli, réalisateur de talent, et son équipe de Productions Babel pour concocter la première bande-annonce de qualité cinématographique pour un roman québécois. Cette bande-annonce a beaucoup fait parler d'elle dans les médias. Conséquence directe de cette exposition médiatique, la vente d'un nombre plutôt élevé de copies pour un premier roman (entre 700 et 800), alors qu'un premier roman trouve généralement 400 preneurs (chiffres de mon éditeur de l'époque). Malgré tout, après avoir payé la bande-annonce, il ne me restait que des poussières de retombées financières. Au Québec, un auteur fait 10% sur chaque livre vendu. Le calcul est facile à faire. Si un livre se vend 20$, l'auteur reçoit 2$. T'en vends 800, tu fais 1600$. Ça revient pas cher du mot mettons. Mais j'étais heureux. J'avais la chance qu'on me lise.

J'ai débuté la rédaction de mon deuxième roman au mois de mai 2010. Vous direz que je ne suis pas vite vite et vous avez raison. Dans mon cas, l'écriture d'un roman requiert plusieurs écritures. Avec le recul, je pense avoir fait l'erreur de soumettre ma première version "finale" trop rapidement à deux amis éditeurs. Il est ardu d'être publié au Québec. Une maison d'édition reçoit un millier de manuscrits par année. Je pensais qu'une fois publié, un auteur voyait les portes des maisons d'édition s'ouvrir de façon magique devant lui. J'avais tort. L'histoire ne leur a pas plus et ils ont passé leur tour. Shit happens, comme ils disent au Librairikistan. Mais j'aimais cette histoire et je n'avais pas envie de la laisser mourir dans le fond d'un tiroir. J'ai donc redoublé d'ardeur pour en faire la meilleure version possible. Trois ans plus tard, je peux dire mission accomplie. Devant le choix de la suggérer à d'autres maisons ou l'éditer moi-même, j'ai finalement choisi la deuxième voie.

Les auteurs se tournent de plus en plus vers l'auto-édition. Chrystine Brouillette, Arlette Cousture et Marie Laberge ont choisi cette avenue pour la version numérique de leur récent ouvrage. Mais elles vendent toutes le résultat de leur labeur. Grand bien leur fasse, la majorité des auteurs québécois ne sont pas des vedettes qui vendent des dizaines de milliers de copies et qui en vivent. Des auteurs publiés ont même tenté l'approche Kickstarter. Pourquoi pas? Tous les moyens sont bons pour dénicher son coin de paradis.

Ce n'est pas nouveau, le monde de l'édition traîne de la patte derrière le monde de la musique. En 2007, j'avais trouvé Radiohead précurseur de lancer son album In Rainbows en modèle Pay what you want. J'ignore si ça s'est déjà fait au Québec dans l'univers du livre pour un auteur publié. Je ne suis pas Radiohead (ni Marie Laberge quoique j'ai de plus en plus de poils blancs) mais parce que je ne fais jamais les choses comme tout le monde, j'ai décidé d'offrir mon deuxième roman, Un beau genre de terrorisme, en modèle Payez ce que vous voulez pour la version numérique. 1$, 2$, 5$, 10$, 20$, 100$, et même gratuit si vous le voulez. C'est à vous de décider.

Le plus beau salaire pour un auteur sera toujours celui d'être lu. Je suis privilégié que ça soit le cas. Si par-dessus le marché j'ai la chance d'en vendre quelques copies (mettons 500 copies d'UBGDT à 1$ chaque), j'aurai réalisé plus de profits qu'avec le premier. Je ne suis pas cave, je vais le prendre.

Vous pouvez obtenir la version numérique d'Un beau genre de terrorisme gratuitement en version PDF ou en version ePub. Vous pouvez également faire un don en cliquant sur le bouton ci-dessous (après avoir entré le montant, vous serez redirigé vers le document). Edit: on me dit qu'il est parfois difficile d'obtenir le fichier sur Lulu.com. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me faire signe. Je vous enverrai un lien direct vers celui de votre choix.

Pour les puristes, une version papier du roman est disponible au prix de 13$. Je vous invite à cliquer sur le bouton Acheter pour l'obtenir.

En espérant maintenant que mes mots vous touchent. Voici le résumé de l'histoire:

Pour Martin Dupuis, la vie n'a pas toujours été facile. Intimidé par ses pairs à l'adolescence, il cherche depuis l'acceptation dans le regard de l'autre.

Parvenu à l'âge adulte, il s'embourbe dans une relation amoureuse malsaine et destructrice jusqu'au jour où un événement majeur vient bouleverser sa vie.

Un beau genre de terrorisme est un roman sur l'amour, la recherche et l'acceptation de soi ainsi que sur la vie qui fuit beaucoup trop vite.

Bonne lecture.

Un court-métrage de Wes Anderson, le Vine Film Festival et une campagne pour les personnes handicapées

Chronique du 5 décembre au 101,5 FM alors que je vous parlais d'un court-métrage de Wes Anderson pour Prada, du Vine Film Festival et de la campagne Prendre sa place pour les personnes handicapées.

Castello  Cavalcanti

Si vous aimez l'univers éclaté et coloré de Wes Anderson, vous allez adorer Castello Cavalcanti, un court-métrage de 8 minutes réalisé par le cinéaste de Moonrise Kingdom et de la Famille Tenenbaum, et mis en ligne sur la chaîne Youtube du créateur de mode Prada.

On y suit un coureur automobile joué par Jason Schwartzman (qu'on a pu voir dans presque tous ses films) qui crashe sa voiture dans la statue d'un petit village d'Italie durant un rallye en 1955, ce qui l'amène à rencontrer les clients d'un café. S'ensuit une série de scènes plus loufoques et décalées les unes que les autres, dont celle où le coureur s'aperçoit qu'il s'est finalement crashé dans le village de ses ancêtres et où il rencontre son arrière-arrière-grand-oncle. Le film a été tourné à Rome et a été présenté en avant-première au Festival des films de Rome. C'est tout à fait dans le ton des longs-métrages d'Anderson et ceux qui aiment le réalisateur trouveront ce court justement trop court et en redemanderont. Il semble que ça soit aussi un hommage du cinéaste à Fellini.

Peu de gens savent que Wes Anderson est aussi un réalisateur de pub. Il en a fait pour Sony, Hyundai et American Express et ce n'est pas la première fois que Wes Anderson travaille avec Prada non plus. On a pu admirer son génie créatif dans la publicité du parfum Candy l'eau plus tôt cette année. Mais dans le cas de Castello Cavalcanti, on ne voit jamais la marque Prada dans le film. Ça ne veut pas dire qu'on ne s'en souviendra pas non plus.


Vine film festival

Je ne sais pas si c'est juste moi mais j'ai l'impression que Vine, la startup achetée par Twitter pour créer des vidéos de 6 secondes a de la difficulté à lever. Je croise rarement ce genre de clip dans mon fil et c'est pire depuis la venue d'Instagram dans l'univers de la video (on sait que Instagram permet de téléverser sur Facebook des clips de 12 secondes depuis l'application).

C'est peut-être pour cette raison que Vine a lancé la semaine dernière le Vine Film Festival, un mini festival hebdomadaire qui encourage les internautes à partager leurs créations selon un certain thème, que l'on peut suivre sur Vine ou Twitter grâce à un mot-clic. On invitait cette semaine les gens à soumettre leurs idées sous le hashtag #ThankfulFor (i.e. gratitude) pour souligner l'Action de Grâces américaine qui avait lieu en fin de semaine.

On a pu voir de tout, des bisous des mamans aux clips un peu plus créatifs. Mais on s'entend que c'est difficile d'être créatif en 6 secondes et le talent de Wes Anderson n'est pas donné à tout le monde.

On peut donc voir les gagnants de cette semaine sur le blogue de Vine. Malheureusement pour eux, il n'y a aucun prix à gagner, juste le respect et l'amour de la communauté, c'est à dire pas grand chose. Les thèmes sont annoncés chaque jeudi.

Mettons qu'on est loin de la Mostra de Venise.


Prendre sa place

Pour sensibiliser la population à la réalité des personnes handicapées et de leurs proches, l’Alliance des centres de réadaptation en déficience physique montréalais présente une campagne Web nommée Prendre sa place (#Prendresaplace), qui est constituée d'un site web et de 8 vidéos de 2 à 3 minutes animées par Christopher Hall. Les clips mettent en vedette des enfants de tous âges dont un parent est handicapé. Et quand on parle de parent, on parle de pères, de mères, de frères et de soeurs.

En résulte des capsules simples et sympathiques sur les situations que vivent ces gens au quotidien, vu à travers les yeux des enfants, des petits de 4 et 5 ans mais aussi des plus grands de 11 et même 18 ans.

Selon les recherches, les enfants s’adaptent rapidement à une situation et il semble que les limitations physiques d’un parent peuvent avoir des répercussions positives sur un enfant. Cela leur permet, malgré quelques frustrations, de développer des qualités comme la maturité, l’autonomie et l’empathie. C'est ce qu'on peut retenir des capsules.

Lancée à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, la campagne web est une belle façon de faire tomber les préjugés.

28 novembre 2013

L'expérience Chrome The Hobbit, un webdoc de CNN sur l'aéroport d'Atlanta et une levée de fonds du Voir

Chronique du 28 novembre au 101,5 FM alors que je vous parlais de l'expérience Chrome The Hobbit, d'un webdoc de CNN sur l'aéroport d'Atlanta et d'une levée de fonds du Voir pour venir en aide aux Productions de l'Onde.


Pour faire la promotion du film Le Hobbit, la désolation de Smaug qui arrivera sur les écrans le 13 décembre, Google s'est associé à Warner Bros, New Line Cinema et MGM pour créer The Hobbit Experience, une expérimentation Google Chrome en HTML5 qui n'a rien de petite...

Les Chrome Experiments sont des sites avancés créés pour Google qui utilisent les technologies web les plus récentes et fonctionnant sous le navigateur Chrome. On en recense pas moins de 750. Vous vous souvenez peut-être du clip interactif Just a reflektor d'Arcade Fire qui permet entre autres de contrôler le visage d'une femme affiché à l'ordinateur avec l'aide de son téléphone. La première expérimentation Chrome remonte à 2010 et mettait d'ailleurs en vedette Arcade Fire avec son clip The Wilderness Downtown, où l'internaute pouvait se balader dans le quartier de son enfance.

Cette fois-ci, Google nous convie à un voyage dans l'univers de Tolkien, à travers la Terre du Milieu, dans une aventure interactive où l'internaute peut explorer les lieux et interagir avec les personnages du film à l'aide de son ordinateur, son téléphone ou sa tablette. L'expérience immersive en met autant plein la vue que les oreilles. On a l'impression d'assister à un conte interactif.

Le site middle-earth.thehobbit.com présente une carte où il est possible de visiter les différents lieux de la Terre du Milieu comme le Bosquet aux trolls, Fondcombe ou encore Erebor. Je ne sais pas c'est où mais c'est vraiment bien fait.

Le site est disponible en français et en anglais et la narration est sous-titrée au besoin. Voici la bande-annonce de l'expérience.




ATL24. ATL comme le code d'aéroport de la ville d'Atlanta et 24 comme 24 heures. Atlanta est considérée depuis 1998 comme étant l'aéroport le plus occupé du monde avec ses 267 000 passagers quotidiens et depuis 2005 avec 930 000 vols annuels. Presqu'un million de vols, c'est énorme. Et dire qu'on a peur d'être dans celui qui va s'écraser.

Le 28 août dernier, CNN a envoyé une trentaine de journalistes dans les coulisses du Hartsfield-Jackson International Airport pour y passer 24 heures. En résulte un reportage multi-plateforme (reportage télé et live Tweeting) ainsi qu'un webdocumentaire accessible au cnn.com/atl24.

Les avions me fascinent depuis toujours. Mais depuis ce webdoc, les aéroports me fascinent tout autant. Celui d'Atlanta est une ville dans une ville. Avec ses 58 000 travailleurs, l'aéroport embauche trois fois plus que le nombre d'employés d'Hydro-Québec.

On y retrouve des photos, de la vidéo et des articles, séparés chronologiquement ou par thème et le webdoc nous permet d'en apprendre autant sur la sécurité, l'itinérance dans l'aéroport ou encore sur la vie à bord d'un avion.

Un webdocumentaire complet et bien exécuté de CNN donc, dans lequel il est aussi facile de s'y perdre, qu'une valise en voyage...




On ne peut pas taper sur la tête du Voir à chaque semaine. Surtout que cette semaine, ils réalisent un bon coup (et je ne parle pas du départ de Matthieu Bonin) en offrant aux Productions de l'Onde une plateforme qui vise à amasser des fonds pour la maison de production qui s'est fait voler plusieurs centaines de milliers de dollars par Nicolas Asselin, ex-président du RIME (le regroupement indépendant de la musique émergente) actuellement recherché pour fraude, dont bon nombre d'artistes, techniciens et autres individus impliqués dans l'industrie de la musique.

Ce n'est pas sans nous rappeler la levée de fonds spectaculaire qui avait été faite il y a quelques années pour Claude Robinson dans sa cause contre Cinar.

Plus précisément, en ce qui concerne les Productions de l'onde, l'auteur-compositeur-interprète Edgar Bori et son acolyte Cathie Bonnet ont repris les commandes de la maison de productions avec l'intention de renflouer les coffres de l'entreprise qui, en moins de quatre mois a perdu plus de 375 000$ en dettes impayés, principalement aux artistes et artisans.

Encore une fois, ce sont ceux qui en ont le plus besoin qui en pâtissent.

C’est donc avec l’objectif de rembourser tout ce beau monde que les Productions de l'Onde en collaboration avec le Voir a mis sur pied cette campagne pour venir en aide aux artistes floués dans l'aventure.

21 novembre 2013

Fort McMoney, le nouveau webjeu documentaire de l'ONF et Azzimov, un moteur de recherche d'achats en ligne

Chronique du 21 novembre au 101,5 FM alors que je vous parlais de Fort McMoney, le nouveau webjeu documentaire de l'Office National du Film et d'Azzimov, un moteur de recherche d'achats en ligne.


Nouveau jeu / webdocumentaire lancé par l'ONF, Fort McMoney est la transposition virtuelle de la ville Fort McMurray, en Alberta, au cœur de l’industrie pétrolière. En 10 ans, la vraie ville de Fort McMurray est passée de quelques dizaines de milliers d’habitants à plus de 100 000 aujourd'hui. On y extrait chaque jour plus de un million et demi de barils de pétrole, et dans moins de 20 ans, on en tirera 5 millions.

Avec les sables bitumineux, le Canada possède la troisième plus grande réserve de pétrole au monde. Mais cette réserve a un coût environnemental. L’exploitation des sables bitumineux compte pour 7 % du total des émissions de gaz à effet de serre au pays. Il est question de milliards de dollars, d’indépendance énergétique et de sauvegarde de l'environnement. Pas surprenant que l'ONF ait voulu s'attaquer à ces grands questionnements via ce webjeu documentaire.

Justement, parlons-en du jeu.

Il y aura trois parties en temps réel. La première débutera le 25 novembre, la deuxième le 20 janvier et la troisième le 24 février et chaque partie durera 4 semaines. Le jeu présente plus de 2 1/2 heures de contenu et a nécessité 2 ans d'enquête, 60 jours et 22 lieux de tournage et 55 entrevues avec des intervenants.

Concrètement, Fort McMoney permet aux internautes d’être aux commandes de la ville de Fort McMurray et de décider de son avenir, un peu à la façon Sim City mais en beaucoup plus réel. Durant quatre semaines, les joueurs pourront se promener dans la ville, rencontrer les habitants, voter à des référendums, prendre des décisions et influencer le jeu. À la fin de la partie, la ville sera donc modelée selon les idées des uns et des autres.

C'est à un véritable tour de force auquel nous convie l'ONF, en mariant jeu et documentaire mais en transposant ce mariage dans la réalité. Le jeu est offert en trois langues, anglais, français et allemand. Il a été créé par le journaliste et cinéaste David Dufresne et est produit par Toxa (Urbania) et l’ONF, en association avec ARTE, Le Monde, Radio-Canada, le Globe and Mail et Süddeutsche, un quotidien allemand. Tous des nobody du monde des médias. Tsé!

Le jeu sera accessible pour tous par navigateur ou iPad dès lundi au fortmcmoney.com



Noël approche à grands pas. Oui, je sais, en ce moment vous me détestez d'avoir relevé ça. Mais vous allez m'aimer tantôt.

Il y a des gens qui détestent magasiner. Je suis de ceux-là. Mais on est tous confronté un jour ou l'autre à le faire, à moins d'avoir la possibilité d'effectuer notre achat en ligne, ce que je fais la plupart du temps. Mais même en ligne, il y a des objets qui sont difficiles à se procurer. Par exemple, une pièce de vêtement indisponible sur le site d'un manufacturier.

C'est pour cette raison que l'entreprise montréalaise Azzimov a créé un moteur de recherche d'achats en ligne, qui nous aide à obtenir le bon produit au bon prix, sans qu'on ait à magasiner durant des heures et des heures, physiquement ou virtuellement.

Azzimov est en quelque sorte un catalogue de différents produits, des vêtements au vin en passant par l'électronique et même les meubles. Le moteur de recherche répertorie pour nous les produits disponibles, leurs caractéristiques et leurs prix.

On me dira que la solution existe déjà avec Google shopping. Et c'est vrai. Mais là où se démarque Azzimov, c'est qu'au lieu de se rendre directement sur le site d'un marchand à partir d'un résultat de recherche, l'internaute peut aussi lancer un appel d'offres sur le site en demandant de recevoir des soumissions des détaillants inscrits. Si un produit est offert par un détaillant non-inscrit, ce dernier peut acheter le droit de soumettre son produit au consommateur.

C'est vraiment une nouvelle façon de magasiner et j'adore le principe, d'autant plus que l'initiative est québécoise et gratuite.

Je vous donne en prime mon petit truc pour trouver le meilleur prix avant d'acheter. Allez faire un petit tour sur le site shopbot.ca, est un comparateur de prix pour des milliers de produits différents, disponibles en ligne ou chez les détaillants.

Ouin, eul sé.


14 novembre 2013

Le trouble avec le Voir, le webdoc de l'année et le film The Game dans la vraie vie.

Chronique du 14 novembre au 101,5 FM où je vous parlais du dernier rejeton du Voir, du webdoc Iranorama et d'un jeu inspiré du film The Game. À lire ou à écouter ici:


Depuis le 12 novembre, Voir présente son nouveau rejeton appelé Trouble, disponible au trouble.voir.ca. Il s'agit d'un site qui met en vedette les nouvelles stars du Web comme Matthieu Bonin, Gab Roy, le Détesteur Murphy Cooper, Matthieu St-Onge, Jonathan Drouin et Dave Morgan, dans des reportages et des chroniques d'humeur et d'actualités.

Depuis la mise en ligne, on peut y voir une entrevue de Gab Roy avec Dominic Pelletier, un Youtuber de l'extrême-droite, un reportage de Matthieu Bonin durant la marche des Jeanettes qui avait lieu à la fin octobre et une chronique sur #LesGens avec Le Détesteur.

Au premier coup d'oeil, on n'est pas trop sûr de ce que c'est. Je pense qu'on essaie surtout de créer des situations de malaise plus qu'autre chose. Les reportages et chroniques ne gagneront pas un Pullitzer du journalisme. C'est plutôt vide, la réalisation est moyenne et les interventions n'apportent rien au débat. En gros, j'ai l'impression qu'on tente surtout de mettre en scène des gens un peu nuls qui ne sont là que pour mettre en valeur ces stars du web.

Je ne comprends pas où le Voir s'en va avec ça. Auparavant, la ligne éditoriale du journal était claire. On y parlait beaucoup de culture, un peu de société. Puis il y a eu les blogues, ceux De David Desjardins et Steve Proulx particulièrement. Maintenant, je n'ai plus aucune idée à quoi le journal s'identifie. Je comprends qu'on veuille essayer des choses pour se sortir du marasme journalistique mais le Voir lance ici un pétard plutôt humide. Qu'est-ce qu'il veut faire au juste? Faire réagir la communauté ou aller chercher un maximum de clics chez une nouvelle clientèle?

Je ne suis pas un nostalgique. Je regarde rarement en arrière. Pourtant, j'ai mal à mon Voir, celui que je lisais religieusement à la table de la cuisine le samedi matin. Malheureusement, cette époque est révolue.


Iranorama, c'est un webdocumentaire interactif en format bande dessinée produit conjointement par France 24 et le site Webdoc.fr. En fait, c'est un peu un jeu, un peu une bande-dessinée et un peu un documentaire.

Il s'agit pour l'internaute de chausser virtuellement les souliers d'un reporter français en mission à Téhéran à la veille des élections du mois de juin dernier, de vivre le quotidien de la jeunesse iranienne (dans un pays où l'alcool et les drogues sont interdits sous peine de mort) et de rendre son reportage à la rédaction à la fin de la mission.

Le webdoc se déroule sur 4 épisodes qui durent en moyenne 15 minutes chacun. L'internaute doit interagir avec certains objets et faire des choix qui influencera la suite de l'histoire.

Le webdoc est extrêmement bien fait, qu'on aime la BD ou non. L'histoire du journaliste en mission est un peu basique mais les articles, photos et vidéos qui nous accompagnent tout au long de notre parcours nous en apprennent beaucoup sur ce pays qu'on connaît finalement très peu.

Le webdoc a remporté le prix du meilleur webdocumentaire au Festival de Larochelle.



J'avais beaucoup aimé le film de David Fincher The Game avec Michael Douglas, dans lequel un riche homme d'affaires recevait un cadeau original de son frère : une carte de visite l'invitant à participer à un jeu dont il devient le héros.

Quinze ans après le film, d'ingénieux Français ont repris le concept et ont lancé Mimesis, un jeu dont vous devenez le héros. L'entreprise organise des aventures immersives de toutes sortes qui se déroulent à Lyon et ses environs.

Le client choisit le type d'aventure qui l'intéresse, que ce soit sous la forme d'un thriller, d'un film d'action ou d'un film d'horreur. Les jeux durent entre 2 et 3 heures et coûtent entre 500 et 700 Euros (700 et 1000$).

L'entreprise a filmé en caméra cachée une de ces aventures et en a fait une mini websérie en 5 épisodes disponible sur son site.

Quelle idée géniale. Surtout que personne ne meurt à la fin. Enfin, je pense pas.