16 mai 2013

Google Park View, un jeu de géographie addictif et la nouvelle initiative de Misteur Valaire

Chronique du 16 mai au 101,5 FM alors que je vous parlais de la nouvelle association de Google et Parcs Canada, d'un jeu web de géographie qui vous rendra accro et de la dernière initiative web du groupe Misteur Valaire.


Google s'associe avec Parcs Canada

On aurait tendance à croire que le gouvernement fédéral est coincé à l'âge de pierre avec ses positions créationnistes mais non, il est lui aussi capable de mettre le pied dans le vingt-et-unième siècle. La preuve, Parcs Canada a annoncé lundi un partenariat avec Google pour que le patrimoine historique et naturel devienne accessible sur Street View. Le lancement coïncide avec le 300ième anniversaire de la fondation de l'île du Cap Breton.

Grâce à cette alliance, l'internaute pourra se promener dans les différents parcs et attractions comme s'il y était. Pour le moment, on présentera la Forteresse de Louisbourg (capitale de l'île du Cap Breton), le parc national Pacific Rim en Colombie-Britannique et les fortifications de la ville de Québec. On annonce que plusieurs autres destinations suivront.

Ce n'est pas la première fois que Google sort des sentiers battus. Après avoir donné la possibilité de se promener dans l'océan à la grande barrière de corail australienne, en Antarctique, au camp de base de l'Everest, parmi les grandes merveilles du Monde moderne et même dans les magasins, le géant de la recherche avait lancé un projet similaire en janvier en permettant à l'internaute de déambuler dans le Grand Canyon. Le site Nature Valley Trail View en répertorie aussi trois autres.

Google enverra ses caméras d'ici quelques semaines et on s'attend à pouvoir voir le résultat d'ici les prochains mois.Malgré tout le fun que peut procurer une marche virtuelle dans les grands parcs du pays, profite-en donc pour aller jouer dehors pour vrai.


On parlait de Street View. Bien qu'il soit ludique et éducatif de se promener dans différents endroits, imaginez ce que ça doit être de deviner le lieu où on se trouve sur la planète grâce aux photos de Street View.

C'est exactement le concept derrière ce jeu du Suédois Anton Wallén, qui utilise les données ouvertes de Google Maps. Appelé Geoguessr, le jeu propose à l'internaute d'identifier le lieu où il se trouve. Les seuls indices donnés aux joueurs sont les photos de Street View. On peut naviguer en 360 degrés, avancer et reculer, mais il est impossible de faire un zoom out pour avoir une vue d'ensemble.

Chaque partie est composée de 5 photos. Le joueur doit cliquer sur une carte pour indiquer où il croit qu'il se trouve. Une fois cela fait, l'application calcule la distance qui sépare l'endroit estimé et l'endroit réel et attribue des points. Le jeu est totalement addictif et on se surprend à constater qu'il y a vraiment des endroits sur la planète qui se ressemblent. Par exemple, j'ai réussi à mélanger le Mozambique et l'Iowa. Bravo champion!


Misteur Valaire strikes again

Misteur Valaire est reconnu pour être précurseur et ne pas faire les choses comme les autres dans le milieu musical. On se souvient que le groupe avait été un des premiers à donner littéralement sa musique avec l'album Friterday Night et s'était aussi inspiré de Radiohead pour vendre son album suivant, Golden Bombay, en offrant aux internautes de payer ce qu'ils voulaient.

Misteur Valaire prend une nouvelle fois appui sur les internautes en proposant à ses fans un abonnement mensuel qui permet de soutenir le groupe de manière continue. Pour l'occasion, il dévoilait une nouvelle chanson Bellevue Avenue, premier extrait de son prochain album à paraître dans les prochains mois.

On peut soutenir le groupe par tranches de 3$, 6$ ou 9$. En échange, l'abonné pourra entendre des primeurs et participer à des événements privilégiés. Par exemple, les 600 premières personnes qui soutiendront Misteur Valaire à raison de 9$ par mois auront accès à l’avant-première privée du spectacle du prochain album qui aura lieu les 27 et 28 mai. On peut aimer ou non la musique de MV mais force est d'admettre qu'ils n'attendent pas que le succès vienne à eux. Ils se ruent littéralement dessus eux-mêmes.

9 mai 2013

Se déconnecter d'Internet pendant un an, une carte d'autobus en temps réel et une super application de messagerie.

Chronique du 9 mai au 101,5 FM où je vous parlais d'un journaliste qui s'est complètement débranché d'Internet pendant un an, d'une carte qui donne la position des autobus en temps réel et d'une super application de messagerie et téléphonie.



Paul Miller est un journaliste pour The Verge, un site américain sur la culture, les arts et la technologie. Le 20 avril 2012, Paul s'est donné comme folle mission de se débrancher complètement d'Internet pendant un an, persuadé que ça nuisait à ses relations interpersonnelles et le coupait de la vraie vie.

Paul a réussi à se soustraire du virtuel pendant un an. Au lieu de passer des heures sur Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux, Paul lisait des livres, écrivait des lettres à la main et rendait visite à ses amis. Et ça a fonctionné. Il se sentait mieux et avait retrouvé le goût de socialiser. Mais ça n'a fonctionné que les premiers mois. Il est retombé dans son marasme habituel, restant avachi sur le sofa au lieu de sortir voir ses amis. Il regardait la télé durant des heures au lieu de lire et écrire. Pire, il ne s'était jamais senti aussi seul de sa vie.

Lui qui voulait focaliser sa vie sur ce qu'il croyait être important, connecter avec les autres, il s'est plutôt aperçu au terme de son expérience qu'être débranché l'empêchait de le faire. Et il s'est rendu compte qu'Internet aide les gens à se rapprocher, que ce n’est pas une activité individuelle et égocentrique, mais que c’en est une qu’on fait en gang, avec les autres. Paul termine son article sur la phrase « Internet, c’est là où sont les gens. » L'histoire complète est disponible sur The Verge.

On me dit souvent que je suis toujours sur Internet, que je dois avoir de la difficulté à me débrancher. Vous serez peut-être surpris d'apprendre que ce n'est pas du tout le cas. Je peux passer plusieurs jours sans me brancher sur les différents réseaux sociaux et je ne me sens jamais dépassé ou le cœur en peine. Mais au-delà de ce besoin d'être connecté sur Facebook ou Twitter, il ne faut pas oublier qu'Internet fait maintenant partie de la vie de tous les jours. Au delà d'être branché sur votre ordinateur, votre téléphone cellulaire l'est, votre télé l'est et votre frigo l'est aussi. On n'en sort pas. Internet se fera de plus en plus transparent au fil du temps et ça n'ira pas en diminuant.

Le but de notre vie est de connecter avec les autres. Qui a dit qu'il ne fallait pas que ça se fasse aussi par la technologie?


Portland est la nouvelle vedette du tourisme. La ville, hyper branchée, connaît un engouement incroyable depuis les derniers mois. Quand je dis hyper branché, je ne parle pas seulement de mode et de culture mais aussi de technologie.

Le service de transports en commun de la ville appelé TriMet, offre à ses usagers un site qui affiche les différents horaires de ses autobus et trains. Mais ceux-ci, comme à Montréal, sont souvent dans le champ. Et un autobus dans le champ, c'est pas le fun. Les véhicules de la ville sont équipés de GPS et TriMet met à la disposition des développeurs ces différentes données.

Un jeune programmeur de 23 ans, Jason Brown, frustré des horaires toujours approximatifs, a utilisé ces données ouvertes pour mettre en ligne un site appelé PDX LiveBus, où l'on peut voir en temps réel le ballet des différents autobus et trains sur une carte de la ville. C'est totalement hypnotisant de voir ces petits points se déplacer, comme sur une mini-piste de course.

Prochaine étape pour Jason Brown, des versions iPhone et Android de son application web. Quand on sait que la STM donne aussi accès à certaines données aux développeurs, à quand une initiative similaire ici?


Viber est une application mobile de messagerie et de téléphonie, disponible pour une multitude de plateformes dont iOS, Android, WindowsPhone et même Blackberry, et comptant pas moins de 200 millions d'utilisateurs dans plus de 193 pays. Souvent comparée à Skype, elle se démarque par sa simplicité et par la possibilité qu'elle offre de synchroniser les contacts de son téléphone avec l'application. Viber utilise notre propre numéro de cellulaire comme "nom d'usager", ce qui la fait tourner de façon pratiquement invisible sur le téléphone.

Viber est géniale pour effectuer des appels sans frais, comme des interurbains. Les appels sont gratuits en mode WiFi ou déduits de notre forfait de données en mode 3G ou LTE. La qualité vocale est hallucinante si l'on compare à un appel logé via les ondes cellulaires, comme si notre interlocuteur se trouvait directement à nos côtés. L'application est gratuite mais les deux usagers doivent posséder l'application.

Viber lançait cette semaine la version Mac et PC de son application. Il est désormais possible de parler à ses contacts via son ordinateur. La version 3 de l'application mobile offre du même coup la vidéo-messagerie, fonction qu'elle ne possédait pas auparavant. De plus, il est possible de passer d'une plateforme à une autre durant un appel et ce, de façon quasi-transparente.

On disait plus tôt qu'Internet nous permet de connecter avec les autres. Vous n'avez maintenant plus aucune raison de ne pas le faire.

2 mai 2013

Mes impressions sur Google Now, une sacoche qui recharge votre téléphone et le premier sommet du iPad en éducation

Chronique en odeur d'été ce matin au 101,5 FM alors que je vous donnais mes impressions sur Now, le nouvel assistant personnel intelligent de Google et que je vous parlais d'un sac à main qui charge votre téléphone et du premier sommet du iPad en éducation.



Quelques mois après son lancement en version Android, Google lançait cette semaine la version iPhone de son application mobile fer de lance, Google Now. Mais qu'est-ce que c'est exactement?

Now une application mobile de type assistant personnel intelligent qui nous renseigne en temps réel sur ce qui se passe autour de nous. Elle nous permet de connaître automatiquement une foule de trucs par notre localisation géographique, de nos rendez-vous quotidiens à la météo, en passant par l'état de la circulation pour se rendre au travail à l'horaire des transports en commun autour de soi. Google Now s'adapte même selon nos déplacements, peu importe où l'on voyage à travers le monde.

L'application s'affiche sous forme de petites cartes dans notre téléphone, qu'on peut ajouter ou supprimer à notre guise. Ce qui est particulièrement intéressant, c'est que Now possède une intelligence artificielle. Les informations s'adaptent en fonction de nos recherches, déplacements et habitudes au fil du temps. Par exemple, l'application a deviné que je travaillais au coin de Amherst et René-Lévesque. Je n'ai pas encore compris comment elle a fait mais j'ai su que ça me prendrait exactement 14 minutes pour m'y rendre car la circulation était fluide. Génial!

Ce qui joue contre Google Now, par contre, c'est qu'elle ne fait pas partie intégrante du téléphone. On doit la démarrer au besoin, contrairement aux téléphones qui tournent sous Android.

Google Now n'est pas un assistant vocal comme Siri. Il répond plutôt à nos questions en temps réel, sans qu'on ait à le lui demander. Si ça c'est pas du service. Pour l'obtenir gratuitement, il faut télécharger Google Search dans le App Store, puisque le service fait partie de cette suite d'applications.


Messieurs, vous pouvez aller vous recoucher. Le prochain sujet ne s'adresse qu'aux femmes, à moins que vous ayez un fétiche sur les sacs à main.

Mesdames, vous qui aimez tant texter et parler au téléphone durant des heures, vous arrive-t-il que ce dernier meurt en mi-journée? C'est fâchant non? Si c'est le cas, vous allez apprécier ce que j'ai déniché pour vous : Everpurse.

Everpurse est un sac à main qui recharge votre téléphone quand vous ne l'utilisez pas. Comment est-ce que ça fonctionne? Simple, il y a un chargeur (un dock) intégré à même le sac. Celui-ci est chargé le soir lorsque vous arrivez à la maison, en le déposant sur sa base (fournie avec le sac). Il accumule l'énergie qui peut ensuite être relayé au téléphone au besoin. L'échange d'énergie entre la base et le sac fonctionne par induction, c'est à dire par champ électro-magnétique sans fil. Très commode parce qu'on avouera qu'il n'y a rien de plus laid qu'un sac à main avec fil...

Les sacs sont compatibles pour les iPhone 4, 4S et 5 ainsi que pour les Samsung Galaxy SIII. Il y en a pour tous les goûts (mais ne vous fiez pas à ma parole, je n'y connais absolument rien). J'ai compté onze différents modèles, en cuir et en tissu, disponibles en plusieurs couleurs. Ils se vendent entre 189$ et 319$. Il est même possible d'adapter votre propre sac pour 600$. À ce prix-là, c'est pas donné. Mais ça demeure moins cher que d'acheter un deuxième téléphone et moins encombrant que de traîner un câble avec soi.



C'est hier qu'avait lieu à Montréal le premier sommet francophone sur le iPad en éducation. Ce sommet vise à analyser et comprendre l’usage et l’impact des iPads en contexte scolaire.

Cette année, 5000 élèves possédaient une tablette en classe, la plupart en collège privé. Mais on estime qu'à la prochaine rentrée scolaire, on en comptera 15000. De ce nombre, l'iPad représente 75% du marché.

Un des buts du sommet est de connaître l'impact des tablettes dans les écoles. Est-ce que les étudiants étudient plus ou mieux grâce à ces nouveaux outils? L'étude démontre que ce n'est pas toujours le cas. Les étudiants sont entre autres moins attentifs lorsque le professeur parle. En effet, certains en profitent souvent pour s'envoyer des messages ou aller sur Facebook. Un autre désavantage est que les professeurs sont souvent dépassés par l’appareil en tant que tel. Les étudiants sont plus à l'aise dans ce monde numérique que leurs aînés. Comment enseigner avec un outil qu'on ne maîtrise pas?

Par contre, du côté des avantages, on peut noter l'accès à des programmes interactifs, qui donnent de la valeur ajoutée à l'enseignement. Je pense entre autres aux ebook, les livres numériques. « On veut pas le sawouaire, on veut le wouaire! » disait Yvon Deschamps. Et c'est exactement ce que les tablettes font. Il est certain qu'on ne pourra se débarrasser des tablettes en enseignement. Au contraire, elles prendront de plus en plus de place. D'après moi, le plus grand défi des établissements scolaires sera celui d'apprendre à négocier la courbe numérique à la même vitesse que ses étudiants. Ce qui est loin d'être fait.

L'étude et des liens supplémentaires sont disponibles en ligne ici.

25 avril 2013

La nouvelle campagne de Tel-Jeunes, le prochain grand réseau social et Twitter Music

Chronique en vent de face ce matin au 101,5 FM alors que je parlais de la nouvelle campagne de Tel-Jeunes, de Pheed, la prochaine grande startup sociale et où j'y allais de mes impressions sur Twitter Music.


Il n'est pas facile de rejoindre les jeunes. Peu intéressés par les journaux, la télévision et la radio, on doit les atteindre là où ils sont, sur Internet. C'est aussi dans ce langage qu'ils connaissent qu'on doit s'adresser à eux.

Pour faire passer son message, Tel Jeunes a recruté les services de l'agence de publicité Commun qui a accouché d'une campagne qui les touche directement. Basé sur une approche visuelle web, on y voit des photos de type Instagram qui intègrent le mot Fail. On y parle de sexe, d'intimidation, de consommation, de suicide et autres sujets sensibles. La bonne idée de Commun est d'avoir intégré un point d'interrogation au mot Fail, ce qui a pour effet de le détourner de sa fonction première, celle de se moquer. Pour la conceptrice-rédactrice Sophie Bienvenu, c'était important d'y mettre le point d'interrogation pour éviter tout jugement. Et ça marche.

Disponible uniquement sur le web, la campagne vise aussi à créer un échange et une discussion entre les jeunes. On peut voir les 8 images disponibles sur la page Facebook de Tel Jeunes et sur le site d'Infopresse. Pour une fois qu'un fail fait réfléchir au lieu de rire.


Les devins essaient souvent de prédire qui sera le nouveau Facebook ou le nouveau Twitter. Pas facile à prévoir. Mais les gourous d'Internet semblent s'entendre pour dire que la prochaine grande startup sera Pheed.

Mais qu'est-ce que Pheed? C'est d'abord un réseau social qui ressemble beaucoup à Twitter. On devient abonné au fil de quelqu'un et en échange, d'autres peuvent s'abonner à soi. Le site permet de partager des messages, des photos ou de la vidéo publiquement ou de façon privée avec différents cercles d'amis (comme Google+). On peut aussi y lier ses comptes Twitter, Facebook et Instagram. Visuellement, j'aime beaucoup le fait de pouvoir passer entre les différentes catégories, audio, vidéo, photo et texte, en un seul clic en haut de page.

L'utilisation des hashtags est aussi possible. On cerne rapidement de cette façon les tendances. L'application mobile est le fer de lance de Pheed. Elle permet même de faire de la diffusion vidéo en streaming. Ce qui différencie Pheed des autres est que le site permet à tous les utilisateurs (qu'on appelle des Pheeders) de rendre l'accès à leur compte payant (entre $1.99 et $34.99). Lady Gaga et Rihanna offrent déjà du contenu exclusif aux membres payants. Pheed prélève une commission sur ces abonnements, ce qui leur permet déjà une autonomie financière.

Est-ce que Pheed réinvente la roue pour autant? Pas vraiment. En fait, Pheed tire son épingle du jeu parce qu'elle s'adresse à la génération Internet, les 14-24 ans, qui compose d'ailleurs 81% des membres. Pour l'instant, on en dénombre 2 millions. Un autre joueur dans l'échiquier virtuel social, donc. Mais ça ne devrait pas vous dépasser. Entre vous et moi, avez-vous vraiment envie de vous retrouver sur le même réseau social que celui de votre ado?


Ça faisait longtemps que la rumeur flottait dans l'air. En fait, elle circulait depuis que Twitter avait acheté le service musical We are hunted l'an dernier. Mais c'est maintenant chose faite, Twitter possède sa propre plateforme musicale au music.twitter.com.

À quoi est-ce que ça ressemble? Visuellement c'est beau. On a droit à des miniatures qui nous proposent différents groupes ou musiciens à écouter. Twitter s'est associé à Apple avec iTunes pour qu'on puisse écouter des extraits de 30 secondes des chansons proposées. C'est pas mal court quand on sait qu'on peut écouter des extraits trois fois plus longs sur iTunes. Pour avoir droit aux versions intégrales, on doit s'abonner à un service musical comme Spotify (non disponible au Canada) ou Rdio, ce qui coûte entre 5$ et 18$ par mois selon l'abonnement.

On n'a pas à être membre de Twitter pour écouter des extraits. Par contre, on doit l'être pour suivre des groupes. La musique est classée en différentes catégories : Populaire, émergente, suggérée (d'après les groupes que l'on suit) et #NowPlaying (écoutée par nos abonnés Twitter qui ont accolé le hashtag à leur tweet). Chaque catégorie contient 140 artistes, un petit clin d'oeil aux 140 caractères qu'un tweet permet.

C'est donc à un service de découvertes musicales auquel on a droit. Mais le celui-ci étant basé aux États-Unis, ce n'est pas ici qu'on fera des découvertes québecoises ou françaises. Je pense que la majorité des abonnés iront jeter un coup d'oeil à la plateforme, y écouteront quelques pièces, s'abonneront à un service pour écouter les pièces au complet durant le premier mois d'essai gratuit et laisseront tomber par la suite. En fait, les grands gagnants seront sûrement Spotify et Rdio qui verront leur banque de membres gonfler et qui feront quelques dollars au passage. Au bout du compte, Twitter n'aurait-il pas mieux fait d'acheter Rdio?

18 avril 2013

Mes impressions sur La Presse+, la phase 2 du journal d'une insomnie collective et les guides Unique aux Webby awards.

Le printemps est finalement arrivé et apporte avec lui des événements longuement attendus. Je vous donne ce matin au 101,5 FM mes impressions sur la nouvelle plateforme La Presse+ pour iPad ainsi que sur la phase 2 du Journal d'une insomnie collective. Je vous parlais également des guides Unique qui se retrouvent aux Webby awards.



Ça aura pris trois ans et 40 millions de beaux dollars à concevoir. Le journal La Presse lançait finalement en grande pompe sa toute nouvelle mouture pour iPad hier, La Presse+. L'édition numérique quotidienne est livrée chaque matin à 5h30 dans votre tablette. Désolé pour ceux qui se lèvent tôt pour faire des émissions de radio. L'information est présentée dans un environnement interactif qui propose du contenu enrichi. Par exemple, on aura accès à de la photo et de la vidéo à même l'application. Même les publicités sont interactives (mais ça demeure des pubs, on ne les aimera pas plus pour ça). On nous dit qu'il y a aussi de nouveaux journalistes et chroniqueurs qui se sont joindront à l'équipe mais je n'ai aucun nom pour l'instant.

Le nouveau La Presse+ ressemble beaucoup plus à un magazine qu'à un journal. En fait, l'application me fait penser à l'édition du samedi. Pas surprenant qu'on y retrouve des dossiers. Elle permet de justement fouiller les sujets en profondeur. L'interface est conviviale et ressemble un peu à celle de Flipboard. Mais est-elle parfaite pour autant? Pas tout à fait. Je déplore son environnement fermé, ce qui nuit au partage. En effet, il est ardu de suivre un lien pour visionner les contenus sans iPad, l'application n'étant pas disponible ni en version web, ni pour d'autres tablettes. On n'a droit qu'à un genre de capture d'écran de l'article. Contrairement à un lien partagé de Cyberpresse, aucun contenu enrichi n'est ajouté. De plus, elle ne se met pas à jour automatiquement avec du nouveau contenu. On le télécharge le matin et ce dernier demeure inchangé jusqu'au lendemain, mis à part une petite section Actualités qu'on doit ouvrir soi-même. Pas d'alerte, pas de contenu synchronisé. J'aurais aussi aimé aussi voir plus d'interaction avec le contenu, que ça soit le lecteur qui décide du contenu supplémentaire à afficher en surlignant un mot par exemple.

Mais c'est très beau. Et fluide. On s'adresse à mon avis aux fervents qui lisent la Presse de bout en bout en version papier. Le problème, c'est qu'ils n'ont pas encore d'iPad. La Presse prend le pari risqué que tout le monde possédera son iPad bientôt. Mais on ne peut passer sous silence l'initiative. Bravo à La Presse d'avoir pris ce risque énorme en voulant donner forme au marché au lieu de le suivre. Surtout que l'application est gratuite! Par contre, ça va vous prendre un iPad de dernière génération et la dernière version d'iOS.

De toute façon, allez vous faire une idée par vous-mêmes. L'application est disponible via Kiosque dans votre iPad. Elle est aussi en lien sur la page guide de LaPressePlus.ca.




Enfin! Après huit mois d'attente, l'ONF lance aujourd'hui la deuxième phase de son projet Journal d'une insomnie collective. J'en avais glissé un mot à l'automne dernier. J'avais adoré le projet où on pouvait soumettre en pleine nuit d'insomnie nos pensées intimes sous forme de texte, en vidéo ou en dessin.

Pour la 2ième partie, l'ONF a colligé plus de 2000 témoignages d'internautes de partout à travers le monde et créé 4 scénarios différents. Le somnambule prend rendez-vous avec un des quatre personnages en laissant son adresse de courriel et son numéro de téléphone. Il reçoit un appel à l'heure choisie ainsi qu'un lien qui expire 2 heures plus tard. Une fois sur le site, on entre dans les pensées de ce personnage. Il nous raconte son histoire, des choses à quoi il pense lors de ses nuits d'insomnie. Dans le cas de Tina, le personnage avec qui j'avais rendez-vous, je me suis retrouvé dans sa maison. En cliquant à gauche et à droite, on se promène d'une pièce à l'autre et son histoire change à chacun de nos déplacements. Parfois, un rêve semble surgir de nulle part, ce qui donne une facette artistique au tout mais m'a plus déboussolé qu'autre chose. Lorsqu'on a terminé notre rendez-vous, on peut avoir accès à quelques témoignages supplémentaires d'insomniaques de la phase 1.

Le projet est visuellement intéressant, comme l'ONF nous a habitués.  Mais il m'a laissé sur ma faim. C'est comme s'il n'était pas tout à fait abouti. J'ai l'impression de ne pas avoir plongé dans la collectivité, et ce même si on a accès à quelques témoignages et dessins recueillis de la phase 1. J'aurais aimé en voir plus, accéder à tous les témoignages des internautes. L'ONF nous a habitué à des expériences hallucinantes et malheureusement pour eux, on en veut toujours plus à chaque fois.


Les Webby awards sont à Internet ce que les Oscars sont au cinéma. Ils honorent depuis 1997 l'excellence sur le Web. Leur propre site vaut d'ailleurs le détour pour quiconque aimerait faire un bond dans le temps en revisitant les gagnants des 16 dernières années.

Un des prix remis par les Webby awards est le People's choice award, le choix du public, et une entreprise bien connue de chez nous est en lice. Hé oui, Urbania (Toxa) se retrouve en nomination dans la catégorie Site web de voyage avec son projet Guides Unique, qui sont des micro-guides de voyage interactifs qui présentent des adresses incontournables de grandes villes du monde comme Paris, Rome ou encore Montréal. Ce qui différencie Unique des autres guides est qu'ils ont laissé de côté les attraits touristiques standards pour se concentrer sur des lieux incontournables qui font l'âme d'une grande ville: restaurants, cafés, bars, etc.

Urbania se bat aux côtés de grands de ce monde dont le site de voyage du National Geographic ou encore de Kayak ou de TripAdvisor. Simplement de se retrouver là est un honneur. Mais pourquoi ne pas leur donner un petit coup de pouce en visitant leur site génial et en allant voter pour eux?

11 avril 2013

Une chouette initiative de Nescafé, une nouvelle websérie pour vrai gars et un Tumblr loufoque

Chronique pré-maudite-tempête-de-neige-de-saloperie-d'hiver du 11 avril où je vous présentais une chouette initiative de Nescafé, une nouvelle websérie sur les vrais gars et un Tumblr qui rassemble des études sérieuses sur des sujets pas sérieux.


Nescafé France, toujours bien présent sur les réseaux sociaux, lançait hier une nouvelle websérie appelée Really friends. Comme vous pouvez le voir, c'est très très français, as usual.

Basé sur le principe que les vraies rencontres font les vraies amis, Nescafé a donné pour mission à un certain Arnaud, un Français tout ce qu'il y de plus moyen avec ses 1200 amis Facebook, la mission d'aller vérifier si ses amis Facebook sont vraiment ses amis dans la vie. Il est donc parti pendant deux mois, caméras GoPro en main, pour les rencontrer à l'improviste, deux tasses de café à la main. On y rencontre des amis perdus de vue, des anciens compagnons d'école, des ex, des nouvelles flammes et même des gens avec qui il est ami mais ne se souvient plus qui ils sont.

Grâce à la taille des GoPro, le résultat est très personnel et intimiste et on assiste à des échanges impromptus et sincères entre Arnaud et ses amis. On s'entend que ce stunt publicitaire vise à mettre en évidence les tasses de café Nescafé en gros plan mais ce n'est jamais invasif. En fait, on oublie pratiquement que Nescafé est derrière le projet et on assiste à des retrouvailles entre deux personnes.

Plus d'une vingtaine de clips sont disponibles. Certains touchants, d'autres plus drôles. Ça donne le goût d'appeler nos amis et d'aller prendre un café avec eux.


Les femmes aimeraient tellement parfois être dans la tête des gars, comprendre ce qui les motive, comment ils pensent, ce qu'ils veulent. C'est sur cette prémisse que le magazine Chatelaîne, via sa plateforme web, a mis en ligne un nouveau concept de websérie intitulée Les gentlemâles, contraction des mots gentleman et mâle.

Le concept est simple : Deux heures, trois gars, quatre caméras. Pas de journaliste pour poser des questions. Pour le premier épisode, on suit une discussion de Vincent Graton, Christian Bégin et Réal Bossé (qui ne sont pas amis dans la vie) dans un café du Mile-end. S'en suit un échange non-censuré, enfin, aussi authentique que ça peut l'être en présence de quatre caméras. Ce sont les gens de la firme Farweb qui sont derrière l'idée, ceux-là même qui produisaient Didier Ze mime. On annonce un épisode par mois, filmé dans d'autres endroits et présentant un casting différent, et pas toujours des vedettes.

Les deux heures sont condensées en vingt minutes. Parfois ça s'en va nulle part (on débute l'épisode en parlant de pet) et parfois c'est plus inspirant. Est-ce que je me suis senti visé par l'échange de ces trois gars? Pas nécessairement, le public-cible étant à mon avis féminin. On est quand même sur Chatelaîne. Est-ce que j'ai trouvé que les gars tenaient mon discours, qu'ils parlaient à ma place? Parfois. Mais ne vous fiez pas à moi, je me suis toujours senti un peu extra-terrestre vis-à-vis mes pairs masculins.


C'était la semaine Tumblr cette semaine. Je suis tombé sur 4-5 d'entre eux un peu déjantés. L'un de ceux-là, Études à la con, présente différentes études ridicules ainsi que le lien vers l'étude en question. On trouve vraiment du n'importe quoi, comme par exemple :

Pourquoi il est normal d'avoir envie de dévorer un chaton
Trop de télévision nuit au sperme
ou encore
Le pire voisin de bureau est celui qui sent fort 

Le blogue est en ligne depuis six mois et il est participatif. On peut donc y déposer les études niaiseuses qui nous font sourciller.

4 avril 2013

Un téléphone plus intelligent que vous, un projet Inouï et le nouveau magazine de Vélo Québec

Chronique du squatre avril au matin au 101,5 FM où je vous parlais d'un nouvelle application qui remplace votre téléphone intelligent, d'un projet de maison d'éditions numériques et du nouveau site et magazine de Vélo Québec.



Même s'il est l'extension de nous-mêmes, il nous arrive à tous d'oublier notre téléphone intelligent à la maison. À chaque fois, c'est la panique et la Terre arrête de tourner un bref instant, nous laissant en déséquilibre cellulaire. C'est qu'il ne faut surtout pas manquer un appel ou un message, hein? Pour les drogués du téléphone que nous sommes, une entreprise de Montréal vient de lancer cette application, PPL Connect (on prononce People Connect) qui copie le contenu de notre téléphone dans le "nuage" et permet d'y accéder en temps réel à partir de n’importe quel appareil. Concrètement, vous continuerez de recevoir vos appels depuis un ordinateur, une tablette ou l'appareil de quelqu'un d'autre, même si vous n'êtes pas en possession de votre téléphone. L'application permet d'envoyer et recevoir des textos et d'accéder à nos contacts ainsi qu'à notre historique.

L'application a été présentée à SXSW et est présentement offerte en version beta sur Google Play. Elle n'est malheureusement disponible que pour les appareils Android en ce moment. L'application fonctionne aussi seulement sur le naviguateur Chrome. PPL Connect est à lever des fonds pour rendre l'application compatible avec d'autres systèmes d'exploitations et navigateurs. Si jamais vous avez l'âme (et le portefeuille d'un mécène).

Si ça vous dit d'essayer l'application, l'entreprise vous offre également une carte-cadeau cellulaire de 10$.


Inouï est un projet de maison d'éditions numériques qui se spécialise dans les histoires vraies. Elle devrait lancer en octobre ses tout premiers récits. Chaque histoire comptera une quarantaine de pages et se liront comme un roman. Là où Inouï se démarque, c'est qu'elle offrira des récits interactifs qui intégreront des photos et de la vidéo en lien au texte. Par exemple, dans la vidéo de présentation, on peut lire la phrase suivante : Deux hommes cagoulés s'enfoncent dans le champ de maïs. Le verbe s'enfoncent est surligné et lorsqu'on clique dessus, une vidéo s'affiche à l'écran. Si ces options vous énervent, il sera possible de lire l'histoire en mode texte seulement. Ça semble vraiment bien fait.

Les premiers récits seront essentiellement écrits par des journalistes du Québec et de la France. Inouï est un projet de Marc-André Sabourin et Hervé Juste, le premier journaliste et le second traducteur.

Comme je le disais, Inouï est encore à l'étape de projet, lancé sur la plateforme Indiegogo. L'objectif est de 10 000$ et plus de 1200$ ont été amassés depuis hier seulement. À ce rythme-là, ça s'annonce bien pour la nouvelle entreprise. Une autre belle initiative montréalaise.


Vélo Québec lance ce matin son tout nouveau magazine appelé Vélo Urbain. Le magazine est gratuit et sera disponible dans plus de 500 points de vente à travers le Québec (restos, cafés, bibliothèques, boutiques de sport). On y parle de tout ce qui tourne autour de la culture du vélo, que ce soit en matière de sorties ou encore de mode et d'urbanisme. Le premier numéro présente un dossier sur le vol de vélo et un guide d'achat de vélos de ville. Mais c'est pas très web me direz-vous.

Mais voilà, Vélo Québec lance du même souffle le site web du magazine, vurbain.com. On y retrouve l'intégralité du magazine mais le site possédera en plus du matériel exclusif. Contrairement au magazine qui devrait sortir deux fois cette année et quatre fois l'an par la suite, le site web sera alimenté régulièrement.

On me dit d'ailleurs entre les branches que des capsules vidéo d'un certain Patrick Dion seront mises en ligne très bientôt. Je ne le connais pas mais ça l'air que c'est un maudit bon gars. À suivre.